Les différents troubles

Parlons santé mentale !

La santé mentale est un pilier essentiel du bien-être global. Comprendre les troubles de la santé mentale permet de mieux les prévenir et les repérer, et de mieux s’aider ou accompagner les personnes concernées.

Les troubles psychiques, aussi appelés maladies mentales ou troubles psychiatriques, se caractérisent par une altération majeure des grandes capacités de l’être humain, comme la pensée, la mémoire, l’attention, la régulation des émotions ou du comportement.

Ceci entraîne généralement un sentiment de détresse ou des déficiences fonctionnelles plus ou moins sévères ou handicapantes dans la vie quotidienne. Une prise en charge spécialisée est souvent nécessaire.

Les troubles mentaux se réfèrent à des classifications diagnostiques renvoyant à des critères, des actions thérapeutiques ciblées et qui relèvent d’une prise en charge médicale. Ils sont notamment répertoriés dans la classification internationale des maladies de l’Organisation mondiale de la santé.

Il ne faut pas confondre troubles psychiques et fluctuations de l’humeur.

Stress, tristesse, joie, découragement… Il est tout à fait « normal » de sentir son moral varier au fil du temps. Des baisses de moral ponctuelles ne sont pas alarmantes, même si elles peuvent être intenses.
Elles peuvent être réactionnelles, à la suite d’événements de vie difficiles comme un accident, un échec ou un deuil. Ces fluctuations font partie de la vie ! Quand ils sont temporaires, ces moments de souffrance n’altèrent généralement pas durablement l’état psychologique. L’équilibre tend à se restaurer naturellement.

Mais si la souffrance psychologique s’installe intensément et durablement, la santé mentale peut s’altérer, et il vaut alors mieux consulter.

Nous avons tous un rôle à jouer pour identifier les troubles et agir. 

Quelles sont les différents types de troubles mentaux ?

Les troubles anxieux

Les troubles anxieux touchent environ 15 à 20 % de la population à un moment ou un autre de leur vie, selon l’Assurance maladie. Ils peuvent aussi toucher les enfants et les adolescents.

Un trouble anxieux est différent de la simple peur (réaction face à une situation stressante comme un examen ou un entretien d’embauche par exemple) ou de l’angoisse (réaction face à une situation ressentie comme une menace) passagères.

Les troubles anxieux sont chroniques, souvent envahissants, et prennent des formes diverses selon les personnes.

Les troubles anxieux méritent d’être pris au sérieux. Une prise en charge adaptée (thérapie, accompagnement médical, soutien social) permet, dans la plupart des cas, d’améliorer significativement la qualité de vie des personnes concernées.

Ces troubles se caractérisent par une anxiété excessive, des peurs irrationnelles ou des comportements compulsifs qui entravent la vie quotidienne.

On parle de trouble anxieux lorsqu’une personne ressent une anxiété ou angoisse qui :

  • se répète,
  • s'installe dans la durée,
  • survient sans lien avec une menace ou un danger réels,
  • crée une souffrance telle qu'elle perturbe durablement sa vie quotidienne.

Les troubles anxieux regroupent plusieurs formes de souffrance psychique, souvent invisibles mais bien réelles.

Ils comprennent les phobies, le trouble panique, le trouble anxieux généralisé (TAG) et le trouble obsessionnel compulsif (TOC), l’état de stress post traumatique.

Il se caractérise par :

    • une inquiétude constante et incontrôlable, qui dure plus de six mois, concernant au moins deux domaines (santé, travail, avenir, etc.),
    • une hypervigilance et une tension permanente, avec une peur démesurée par rapport aux risques réels,
    • des symptômes physiques fréquents : fatigue, douleurs musculaires, maux de tête, troubles du sommeil, palpitations...
Pour en savoir plus : Troubles anxieux ou anxiété grave de l'adulte, sur le site de l'Assurance maladie

Il se définit par :

    • la survenue répétée, plus ou moins fréquente, et imprévisible d’attaques de panique (ou crises d’angoisse aiguë), provoquant une détresse intense,
    • une peur anticipatoire de revivre une nouvelle attaque, appelée aussi « peur d’avoir peur ».

Pour en savoir plus : Trouble panique, sur le site de l'Assurance maladie

La phobie sociale implique une anxiété intense face au regard d’autrui, dans les rapports sociaux en général ou dans les situations où l’on peut être observé ou jugé (réunions, compétition, présentations...) plus précisément.

Elle se manifeste par :

    • une peur de parler en public, de rougir, de trembler, de perdre ses moyens,
    • une anticipation anxieuse des situations sociales, parfois évitées à tout prix.

Il s’agit d’une peur irrationnelle et disproportionnée, déclenchée par :

    • un élément naturel (obscurité, orage, sang…),
    • un animal (araignée, serpent, chien…),
    • une situation particulière (hauteur, espaces clos, lieux publics…).

Ces phobies peuvent entraîner des réactions physiques et une grande détresse.

Le TOC repose sur deux types de symptômes plus ou moins prononcés, isolés ou simultanés :

    • les obsessions, qui sont des pensées ou impulsions envahissantes et indésirables sur des sujets précis (comme la saleté, le désordre, la mort…),
    • les compulsions, qui sont des gestes ou rituels répétitifs destinés à apaiser l’angoisse ou les obsessions (lavage, vérifications, rangement, comptage...).

Le TOC peut devenir très handicapant dans la vie quotidienne.

Pour en savoir plus : Troubles obsessionnels compulsifs (TOC), sur le site de l'Assurance maladie

Ce trouble peut survenir après un événement traumatique majeur (accident, agression, catastrophe…) qui entraîne un stress aigu.

Il se manifeste notamment par des reviviscences pénibles (flash-backs, cauchemars), souvent accompagnées de symptômes physiques (sueurs, palpitations...), et des conduites d’évitement (refus d’évoquer ou de penser à l’événement).

Il peut entraîner une hypervigilance, une irritabilité et gravement affecter le sommeil, les relations sociales et la qualité de vie.

Pour en savoir plus : Trouble de stress post-traumatique, sur le site de l'Assurance maladie

Souffrir d’un trouble anxieux n’est ni une faiblesse ni une fatalité : des solutions existent. Consulter un médecin généraliste est le premier pas pour aller mieux.

Les troubles de l’humeur

Ils incluent la dépression majeure, les troubles dépressifs récurrents et le trouble bipolaire.

Les troubles dépressifs se caractérisent par une dégradation de l’humeur qui affecte la vie quotidienne de manière durable. Ils n’épargnent ni les enfants, ni les adolescents.

Ils ne se limitent pas à une « baisse de moral » passagère ou à une réaction normale face à un événement difficile. Ils s’installent dans la durée et altèrent significativement le fonctionnement de la personne.

Les manifestations des troubles dépressifs varient grandement en fonction des personnes, notamment suivant l’âge et le genre.

Certains symptômes sont fréquents :

    • une tristesse intense et durable, souvent sans cause identifiable,
    • une perte d’intérêt pour des activités habituellement appréciées,
    • une fatigue persistante, même sans effort particulier,
    • des troubles du sommeil (insomnie ou sommeil excessif),
    • des troubles de l’appétit (perte ou augmentation de l’appétit, variation de poids),
    • des difficultés de concentration, une lenteur dans les pensées et les actions,
    • une baisse de l’estime de soi, un sentiment de culpabilité injustifié ou d’inutilité,
    • dans les cas les plus graves, des idées noires ou suicidaires.

Ces symptômes peuvent s’accompagner de douleurs physiques (maux de dos, maux de tête, troubles digestifs) qui renforcent la souffrance globale de la personne.

Pour en savoir plus : Un questionnaire pour dépister les premiers signes de dépression, sur le site de l'Assurance maladie

La dépression est une maladie, pas une faiblesse. Être soutenu, compris et orienté vers les bons interlocuteurs est un facteur clé pour la guérison.

Le trouble bipolaire (anciennement appelé psychose maniaco-dépressive) est caractérisé par une alternance d’épisodes dépressifs majeurs et d’épisodes maniaques, durant lesquels la personne ressent une énergie débordante, une forte excitation, un besoin réduit de sommeil, une estime de soi exagérée, un comportement impulsif, voire des idées délirantes (mégalomanie, dépenses excessives, hypersexualité...).

Les symptômes varient en fonction des personnes.

Les phases peuvent durer plusieurs jours à plusieurs semaines et alternent souvent avec des périodes de stabilité.

Les troubles bipolaires surviennent souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, et peuvent passer inaperçus pendant plusieurs années, surtout si les épisodes dépressifs prédominent.

Les troubles de l’humeur, en particulier bipolaires, sont parfois mal diagnostiqués ou confondus avec d’autres pathologies (troubles anxieux, troubles de la personnalité...). Un repérage précoce, un accompagnement personnalisé et une bonne information du patient et de son entourage permettent pourtant une amélioration nette de la qualité de vie.

Pour en savoir plus : Symptômes du trouble bipolaire, sur le site de l'Assurance maladie, et la fiche sur les troubles bipolaires, sur le site de Psycom

Lire aussi notre article Troubles bipolaires, quand la parole se libère

La dépression post-partum, aussi appelée dépression post-natale ou périnatale, est une maladie qui peut survenir dans les semaines ou les mois suivant l’accouchement.

Près d’une femme sur cinq est concernée dans les quatre semaines suivant l’accouchement.

Elle s’installe souvent progressivement et se manifeste par un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • une fatigue persistante ou un manque d’énergie,
  • des difficultés à s’occuper de son bébé,
  • une impression d’être dépassée par les tâches du quotidien,
  • une perte d’intérêt pour les activités habituelles, y compris les relations sociales,
  • une tristesse profonde, parfois inexpliquée, accompagnée de pleurs fréquents,
  • des pensées négatives, telles que de la culpabilité ou le sentiment de ne pas être à la hauteur,
  • des troubles du sommeil, souvent liés à l’anxiété ou au stress,
  • un changement d’appétit (augmentation ou perte d’appétit).

Cette forme de dépression peut durer plusieurs mois, voire plus d’un an si elle n’est pas prise en charge.

Il est essentiel de rappeler que la dépression post-partum peut toucher toutes les mères, quels que soient leur âge, leur parcours ou leur situation.

La dépression post-partum est une maladie qui se soigne. En parler à un professionnel de santé et demander de l’aide n’est jamais un signe de faiblesse, mais bien une étape vers le mieux-être.

Pour en savoir plus : les ressources sur l'accouchement et le nouveau-né sur le site de l'Assurance maladie

Le syndrome d’épuisement professionnel, aussi connu sous le terme anglo-saxon de burn-out, traduit une souffrance au travail. Il résulte d’une accumulation de travail, de stress, de surinvestissement… qui conduisent, à terme, à un effondrement physique et psychique.

Le bore-out est une variante, l’épuisement résultant d’un ennui profond et d’un manque de stimulation au travail. Le brown-out, quant à lui, désigne un épuisement par perte de sens au travail.

Ils se caractérisent par un épuisement émotionnel, une perte d’estime professionnelle et une dépersonnalisation (agissement mécanique).

Le médecin du travail est l’interlocuteur légitime pour évoquer les situations de mal-être au travail. Certains établissements disposent, en outre, d’un service de santé au travail.

Comme pour tous les troubles psychiques, il est aussi possible de demander aide et conseil à son médecin traitant et/ou à un autre professionnel de santé.

Consulter notre page sur la santé mentale au travail

Lire aussi Comprendre et prévenir le syndrome de l'épuisement au travail

Le baby blues et la dépression post-partum

Le site les 1000 premiers jours regorge d'informations pour bien accompagner les parents. Les « 1000 premiers jours », c’est une période qui va du début de la grossesse aux deux ans de l’enfant. Cette période est reconnue comme très particulière, et déterminante pour la santé, par les scientifiques du monde entier. 
Lire l'article

La schizophrénie et troubles délirants

Ces troubles touchent environ 1 % de la population. Leur évolution est très variable d’une personne à l’autre, mais une prise en charge adaptée peut considérablement améliorer la qualité de vie.

Ces troubles entraînent des perturbations profondes de la pensée, des émotions et du rapport à la réalité, pouvant aller jusqu’à la perte de contact avec celle-ci. Ils peuvent se manifester par des idées délirantes, des hallucinations, une pensée désorganisée ou un comportement inadapté.

Les troubles psychotiques sont des troubles complexes, mais ils ne condamnent pas à une rupture définitive avec la société. Grâce aux avancées médicales, à la diversité des accompagnements et à la mobilisation de l’entourage, de nombreuses personnes atteintes de schizophrénie ou de troubles associés peuvent mener une vie riche, autonome et intégrée.

La schizophrénie est une maladie psychique chronique complexe qui affecte la perception de la réalité, la pensée, les émotions et le comportement.

Elle ne signifie ni « dédoublement de personnalité », ni violence systématique, contrairement à certaines idées reçues.

Elle peut avoir pour symptômes :

  • des hallucinations et idées délirantes,
  • une diminution ou perte de fonctions normales (perte de plaisir, apathie, isolement…),
  • une désorganisation de la pensée.

Ces troubles peuvent affecter la scolarité, la vie professionnelle, les relations sociales et l’autonomie.

La schizophrénie évolue, avec des symptômes chroniques et des phases aiguës, et peut se stabiliser avec une prise en charge thérapeutique adéquate.

Pour en savoir plus : Schizophrénie et troubles délirants de l'adulte, sur le site de l'Assurance maladie


Ces troubles sont caractérisés par l’installation progressive d’un délire durable, structuré et cohérent. Ces délires sont des convictions profondes qui peuvent porter sur la persécution, la jalousie, la grandeur, des idées somatiques…

Ce trouble débute le plus souvent entre 40 et 50 ans.

La personne adhère totalement à ses idées, qui deviennent le centre de sa vie, parfois au prix de l’isolement ou de conflits importants.

Pour en savoir plus : Schizophrénie et troubles délirants de l'adulte, sur le site de l'Assurance maladie

Comprendre ces troubles, c’est déjà lutter contre les préjugés. En parler, c’est permettre une prise en charge plus précoce et plus efficace.

Troubles des conduites alimentaires (TCA)

Les troubles des conduites alimentaires sont des conduites alimentaires différentes de celles adoptées habituellement par les personnes vivant dans le même environnement. Ces troubles apparaissent plus fréquemment à partir de l’adolescence, avec une prédominance chez les femmes.

L’anorexie mentale se caractérise par une restriction alimentaire sévère, une perte de poids importante et une peur intense de grossir. La personne concernée a une image corporelle déformée et ne perçoit pas la gravité de sa maigreur, même en cas de dénutrition marquée.

Pour en savoir plus : Anorexie mentale, sur le site de l'Assurance maladie

La boulimie se caractérise par des épisodes de consommation excessive de nourriture, suivis de comportements compensatoires (vomissements, jeûnes, etc.).

L’hyperphagie boulimique, quant à elle, correspond à des crises similaires, mais sans compensation. Elle conduit souvent au surpoids ou à l’obésité.

Pour en savoir plus : Boulimie et hyperphagie boulimique, sur le site de l'Assurance maladie

Troubles addictifs

La consommation de substances psychoactives, comme l’alcool, le tabac ou les drogues, par exemple, ou l’adoption de certains comportements (jeux d’argent, achats compulsifs…) peuvent entraîner une perte de contrôle progressive, menant à une dépendance.

Ces conduites addictives peuvent avoir des répercussions sérieuses. Elles affectent la santé physique (maladies chroniques, troubles neurologiques, accidents…) et mentale (anxiété, dépression, isolement, perte d’estime de soi), mais aussi la vie sociale, familiale et professionnelle.

La dépendance s’installe souvent insidieusement et peut toucher toute personne, quel que soit son âge ou son milieu.

Il est possible d’utiliser le moyen mnémotechnique 5C pour définir une addiction :
  • Contrôle : perte de contrôle de la consommation,
  • Craving : envie irrésistible, irrépressible de fumer
  • Compulsion : usage compulsif, on ne peut pas s’empêcher de fumer,
  • Chronique : usage régulier, répété, continu,
  • Conséquences : impact sur sa santé physique, mentale, sociale,
le tout sur une période de douze mois.

Comportements à risque

Ces comportements exposent directement à des dangers pour soi ou pour les autres

Comme l’automutilation ou les idées suicidaires. Il est important de rappeler que le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 35 ans.

Qu’elle soit verbale, physique ou psychologique.

 Notamment en matière de sécurité routière (conduite sous emprise, vitesse excessive, absence de port de la ceinture…) ou dans la pratique de sports extrêmes sans encadrement adapté.

Qui peuvent exposer à des infections sexuellement transmissibles (IST) ou à des grossesses non désirées.

Ces actes traduisent souvent un mal-être sous-jacent, une recherche de sensations fortes, un besoin de se tester ou encore une tentative d’échapper à une souffrance psychique.

Les troubles du neurodéveloppement

Les troubles du neurodéveloppement (TND) touchent près de 15 % de la population. Ces différences ne sont pas des maladies, mais des modes de fonctionnement cérébral distincts. Il existe des stratégies pour préserver sa santé mentale lorsque l'on vit avec un trouble du neurodéveloppement.

La neurodivergence désigne les variations neurologiques naturelles du cerveau humain.
Les TND sont caractérisés par des difficultés significatives dans le développement de plusieurs fonctions du cerveau telles que la socialisation, la communication, la motricité, l’attention, le raisonnement, la mémoire ou encore les apprentissages. Ils recouvrent :
  • les troubles du spectre de l’autisme,
  • le trouble du développement intellectuel (TDI),
  • le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH),
  • les troubles Dys (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie, dysorthographie).

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des difficultés d'attention, d'impulsivité et, dans certains cas, d'hyperactivité. Il peut affecter les enfants, les adolescents et les adultes.

Les symptômes courants sont :

    • inattention : difficulté à se concentrer, oublis fréquents, désorganisation,
    • hyperactivité : agitation motrice, difficulté à rester assis, besoin constant de bouger. L’hyperactivité peut aussi être mentale.
    • impulsivité : réponses précipitées, interruption des conversations, difficulté à attendre son tour.
Pour en savoir plus : Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, sur le site de l'Assurance maladie

Les TSA regroupent un ensemble de troubles neurodéveloppementaux caractérisés par des difficultés dans la communication (verbale et non verbale) et les interactions sociales, ainsi que des comportements répétitifs et stricts, des intérêts restreints, une sensibilité sensorielle accrue (sons, lumières, textures...).

La prise en charge des TSA est individualisée et peut inclure des interventions éducatives et comportementales précoces.

Pour en savoir plus : Autisme, sur le site de l'Assurance maladie

Ce trouble du neurodéveloppement se caractérise par :

  • une limitation des fonctions intellectuelles (raisonnement, résolution de problèmes, planification, abstraction, jugement, etc.),
  • un déficit des comportements adaptatifs (communication, participation sociale, autonomie dans la vie quotidienne).

Ces limitations ont des conséquences sur les capacités d'adaptation des personnes, avec des répercussions sur les actes de la vie quotidienne.

Les troubles « dys » sont des troubles spécifiques des apprentissages qui apparaissent durant l'enfance et persistent à l'âge adulte. Cela peut se traduire par des difficultés de lecture, d'écriture, de calcul, des troubles du langage oral, des problèmes de coordination motrice.

Ils incluent :

  • dyslexie : trouble de la lecture.
  • dysorthographie : trouble de l'acquisition de l'expression écrite.
  • dyscalculie : trouble des apprentissages numériques.
  • dysphasie : trouble du développement du langage oral.
  • dyspraxie : trouble de la coordination et de l'automatisation des gestes.
Pour en savoir plus : Dyslexie et dysorthographie de l'enfant, sur le site de l'Assurance maladie

Ces particularités nécessitent une compréhension et une adaptation spécifiques dans la société. 

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

Les troubles mentaux peuvent concerner chacun d'entre nous à différents moments de la vie. Les repérer précocement permet d'agir efficacement.

Les symptômes varient d’une personne à l’autre, d’une condition à une autre.

De nombreux éléments jouent sur la santé mentale en général. Pour en prendre soin, il est possible d’agir en :

  • adoptant une bonne hygiène de vie,
  • développant ou renforçant ses compétences psychosociales, c’est-à-dire ses capacités sociales, émotionnelles et cognitives pour améliorer les relations à soi et aux autres,
  • prévenant les addictions et comportements à risque,
  • repérant et prenant en charge un trouble le plus tôt possible.
Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de développer un trouble mental.
  • Biologiques : antécédents familiaux, déséquilibres hormonaux, neurologiques…
  • Psychologiques : traumatismes, stress chronique, estime de soi faible…
  • Environnementaux : conditions de vie précaires, isolement social, exposition à la violence… et consommation de substances.
  • Événements de vie : deuil, séparation, perte d'emploi, violences...

Comprendre ces facteurs permet de mieux prévenir et gérer les troubles mentaux.

Les troubles de la santé mentale peuvent se manifester par :
  • des symptômes émotionnels (tristesse, anxiété, irritabilité…),
  • des symptômes cognitifs (troubles de la mémoire, difficultés de concentration…),
  • des symptômes comportementaux (retrait social, agitation, comportements à risque…),
  • des symptômes physiques (troubles du sommeil, fatigue, douleurs inexpliquées…)

Il est important de consulter un professionnel de santélorsque :
  • les symptômes persistent au-delà de deux semaines,
  • ils interfèrent avec les activités quotidiennes (travail, relations, loisirs…),
  • ils provoquent une détresse significative ou des pensées suicidaires,
  • ils s'aggravent avec le temps.

Certains troubles mentaux peuvent avoir une composante génétique. Cela signifie qu’il existe une prédisposition héréditaire : les personnes ayant un parent proche atteint peuvent avoir un risque plus élevé de développer un trouble similaire.

Cependant, l’hérédité ne détermine pas à elle seule l’apparition d’un trouble. Il ne s’agit pas d’un automatisme. Une personne peut hériter d’une vulnérabilité sans jamais développer de maladie mentale.

L’environnement, le parcours de vie et l’accès à un accompagnement adapté jouent un rôle essentiel dans la prévention ou l’atténuation de ces troubles.

Pour aller plus loin : Connaître les déterminants de la santé mentale, sur le site de l'Assurance maladie

Une intervention précoce améliore les chances de rétablissement.

Quels sont les traitements disponibles ?

Les troubles de la santé mentale ont un impact sur la qualité de vie des personnes concernées, et souvent de celle de leur entourage. Scolarité, travail, relations familiales et sociales, santé physique peuvent être largement altérées.

Encore méconnus et tabous, ces troubles peuvent entraîner un isolement social et une stigmatisation, d’où l’importance de l’information et du soutien.

Les troubles mentaux ne sont pas une fatalité. Une prise en charge adaptée peut améliorer significativement la qualité de vie. Des professionnels sont là pour accompagner chacun, sans jugement.
Un médecin généraliste peut être un bon premier interlocuteur pour orienter vers un spécialiste.
La prise en charge peut reposer sur des thérapies psychologiques et des traitements médicamenteux adaptés selon le trouble.
Le soutien de l’entourage et la stabilisation du mode de vie (sommeil, rythmes, gestion du stress) sont des piliers complémentaires de la prise en charge.

La psychothérapie, ou thérapie psychologique, est souvent le premier recours pour traiter un trouble mental. Elle peut être pratiquée par un psychologue, un psychiatre ou un psychothérapeute agréé.

Elle vise à comprendre les déclencheurs, apprendre à reconnaître les signes avant-coureurs et mieux gérer les émotions.

  • Thérapies Cognitivo-Comportementales (TCC). Les TCC sont basées sur l’identification et la modification des pensées et comportements problématiques. Très structurées, elles sont efficaces notamment pour les troubles anxieux, la dépression, les TOC ou les phobies.
  • Thérapie brève. La thérapie brève est une approche centrée sur les solutions. Elle vise un changement rapide et durable, en quelques séances, sans forcément explorer les causes profondes.
  • Psychanalyse. La psychanalyse cherche à explorer l’inconscient pour comprendre l’origine des souffrances psychiques. Elle se pratique en face à face ou sur le divan.

Les médicaments sont prescrits uniquement par un médecin, le plus souvent un psychiatre. Ils peuvent se combiner avec une psychothérapie.

Les grandes familles de médicaments pour les troubles psychiques sont :

  • les antidépresseurs, notamment pour les troubles dépressifs ou anxieux durables,
  • les anxiolytiques, indiqués pour les états d’angoisse ou de stress ponctuel (usage limité dans le temps), ou encore le sevrage de substances addictives,
  • les neuroleptiques ou antipsychotiques, pour les troubles sévères (schizophrénie, troubles bipolaires…),
  • les thymorégulateurs, pour stabiliser l’humeur dans les troubles bipolaires ou épisodes maniaques aigus,
  • les hypnotiques, ou somnifères, pour les troubles du sommeil.

Il faut éviter l’automédication, et toujours respecter les doses et durée prescrites.

Un suivi régulier est nécessaire pour adapter les traitements, prévenir les rechutes et favoriser l’adhésion.

L’arrêt ou l’ajustement d’un traitement médicamenteux ne doit jamais se faire sans avis médical.

Des approches complémentaires comme l’activité physique régulière, les groupes de parole et la pair-aidance, ou les techniques de relaxation peuvent également renforcer les effets du traitement.

La pair-aidance est un accompagnement apporté par des personnes ayant elles-mêmes vécu une maladie ou un trouble psychique. Ces personnes, appelées pairs-aidants ou patients experts, jouent un rôle de soutien, de transmission et d’espoir auprès d’autres patients.Le pair-aidant partage son vécu pour aider un autre patient à mieux comprendre sa situation, à retrouver confiance en lui et à devenir acteur de sa santé. Il n’est ni médecin, ni soignant, mais il est formé pour intervenir dans un cadre défini, souvent au sein d’un hôpital, d’un établissement médico-social ou d’une association.

Chaque personne est unique. Le choix du thérapeute ou d’un traitement dépend du type et de la gravité du trouble, des préférences du patient, du contexte personnel et professionnel.
  • Psychiatres, pédopsychiatres : consultation en partie prise en charge par l’Assurance maladie.
  • Psychologues : certaines consultations peuvent être prises en charge sous conditions dans le cadre du dispositif « Mon soutien psy ».
  • Hôpitaux publics et centres médico-psychologique : prise en charge gratuit, généralement avec liste d’attente.
Le parcours de soins doit être coordonné entre les professionnels de santé, le secteur social et médico-social pour éviter les ruptures dans l’accompagnement.

Oser en parler : lever les tabous

Faire de la santé mentale la Grande cause nationale pour 2025 et 2026 a placé le sujet au cœur des conversations. Sans tabou ni préjugés, chacun est invité à s’interroger sur sa propre santé mentale et à s’intéresser à celle de son entourage.

Parler est une opportunité de sortir d’un repli sur soi.

  • OSER dire quand ça ne va pas, mais aussi oser ouvrir le dialogue avec un proche en situation de fragilité.
  • RECONNAÎTRE ses propres signaux d’alerte comme ceux des autres.
  • SE CONFIER quand ça ne va pas et inviter ses proches à se livrer en confiance.
  • ACCOMPAGNER en offrant de l’aide à son entourage et savoir vers qui se tourner quand on a nous-mêmes besoin de conseil.
  • ÉCOUTER ses proches avec une oreille bienveillante et être à l’écoute de ses propres troubles ou difficultés.
  • CONSULTER un professionnel de santé quand on en ressent le besoin et orienter à son tour ses proches en difficulté vers la bonne solution.

Identifier les difficultés psychiques est une première étape vers l’aide. Il existe des ressources pour s’informer, demander de l’aide ou être orienté vers un professionnel.

Publié le 11/07/2025 Modifié le 27/02/2026