Parlons santé mentale !

« Parlons santé mentale ! ». Plus qu’un slogan, cette formule est une ambition pour notre société portée par le Gouvernement, qui a fait de la santé mentale la grande cause nationale 2025 et 2026.

La santé mentale, Grande cause nationale 2025 et 2026

Ouvrir les yeux et le dialogue et mettre des mots sur les maux liés à la santé mentale sont deux éléments essentiels pour faire avancer la compréhension et la prise en charge de ce sujet encore mal connu, et qui pourtant concerne tous les Français. Bonne ou mauvaise, nous avons tous une santé mentale dont il faut prendre soin.

2025 a été une année de sensibilisation pour libérer la parole, décomplexer les conversations et promouvoir l’écoute et l’inclusion dans tous les pans de la société. L’année 2026 viendra consolider et amplifier la transformation déjà engagée.

Ensemble, continuons à faire de la santé mentale une priorité, à chaque âge de la vie, sur tout le territoire. Faisons de la santé mentale l’affaire de tous.

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Comprendre la santé mentale

La santé mentale est « un état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté », selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

  • Une bonne santé mentale est bien plus que l’absence de souffrance psychique. C’est un état de bien-être, qui permet de s’épanouir en profitant de toutes les opportunités que la vie peut offrir. Elle permet aussi de participer pleinement à la vie collective. Au-delà de sa dimension personnelle, la santé mentale est donc au fondement du fonctionnement d’une société.
  • Une bonne santé mentale permet de surmonter les aléas de la vie. Des baisses de moral ponctuelles ne sont pas alarmantes. L’état de bien-être peut être perturbé par des pics de stress, de tristesse, de découragement… S’ils peuvent être intenses, ces moments de souffrance, quand ils sont temporaires, n’altèrent généralement pas durablement l’état psychologique et font partie de la vie.
  • Certains facteurs jouent sur la santé mentale, comme le sommeil, l’activité physique, l’alimentation…
  • Être en bonne santé, c’est être à la fois en bonne santé physique et mentale. Les deux sont intimement liées. Il n’y a pas de santé sans santé mentale.
  • Chaque année, une personne sur cinq est concernée par un trouble psychiatrique.

Du bien-être aux troubles psychiatriques

On parle de trouble psychique, appelé aussi maladie mentale ou trouble psychiatrique, en cas d’altération majeure des grandes capacités de l’être humain, comme la pensée, la mémoire, l’attention, la régulation des émotions ou du comportement.
Ceci entraîne généralement un sentiment de détresse ou des déficiences fonctionnelles dans la vie quotidienne. Une prise en charge spécialisée est souvent nécessaire.

Avoir un trouble psychique n’empêche pas d’être en bonne santé mentale : on peut se rétablir d’un trouble psychique, c’est-à-dire avoir une vie heureuse et satisfaisante, tout en vivant avec ce trouble.

Qui est concerné ?

13 millions de personnes présentent un trouble psychique chaque année en France. Et ce, sans distinction de milieu social ou d’âge : enfants et adolescents sont également concernés.
3 millions de personnes vivent avec des troubles psychiques sévères (données SPF).
Plus généralement, 53 % des Français disent avoir été en souffrance psychique au cours des douze derniers mois, selon l’Ifop.

Les Français sont, collectivement, les plus gros consommateurs de psychotropes du monde : plus d’un quart d’entre nous consomme des antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques ou autres médicaments psychotropes (selon les données EPI-PHARE).

La prise en charge des maladies psychiatriques représente plus de 23 milliards d’euros par an pour l’Assurance maladie. Les coûts économiques et sociaux induits par les maladies psychiatriques ont même été évalués à 107 milliards d’euros par la Cour des comptes en 2011.
La santé mentale est un enjeu de santé publique.

La santé mentale reste un sujet considéré comme tabou par 70 % des Français, selon Odoxa, et même 84 % des personnes atteintes de troubles ! Conséquence ? Le silence enferme les personnes en souffrance dans la solitude, alors que la parole partagée et l’entraide mutuelle sont d’excellents leviers pour améliorer la santé mentale.
La santé mentale est l’affaire de tous.
Nous pouvons tous être concernés, à titre individuel ou via nos proches (familles, amis, collègues…).
Nous pouvons tous agir, individuellement ou collectivement, pour préserver notre santé mentale et libérer la parole.

Préserver sa santé mentale

Sur un plan individuel, certaines actions contribuent à une bonne santé mentale.

Les bonnes pratiques consistent à :

  • adopter une bonne hygiène de vie (alimentation, sommeil, activité physique…),
  • développer ou renforcer ses compétences psychosociales, c’est-à-dire ses capacités sociales, émotionnelles et cognitives pour améliorer les relations à soi et aux autres,
  • prévenir les addictions et comportements à risque,
  • repérer et prendre en charge un trouble le plus tôt possible
Pour aller plus loin, lisez nos décryptages avec des experts et témoins : 

Quelques questions simples permettent d’évaluer son bien-être mental, rappelle l’Assurance maladie.

Pour se dire en bien-être mental, il faut pouvoir :

  • exprimer ses talents et qualités,
  • réaliser ses projets et gérer sa vie,
  • supporter les tensions normales de la vie et les tracas du quotidien,
  • jouer un rôle actif auprès de sa famille, de ses amis, de sa communauté et dans son travail (ou dans ses études).

Facteurs personnels, environnement socioéconomique... Connaître les facteurs de risque qui peuvent être à l’origine de la souffrance psychique permet d’agir pour protéger sa santé mentale.

Repérer les situations à risque

Un changement du fonctionnement habituelpeut être révélateur d’une souffrance.Il faut être attentif :
  • aux variations dans le sommeil et l’alimentation,
  • au repli social et à tout changement notable avec ses proches,
  • à l’apparition de difficultés scolaires ou professionnelles,
  • à la consommation de substances ou l’adoption de conduites à risque,
  • à une baisse de l’estime de soi, au développement de peurs, d’émotions très négatives, de pensées suicidaires.
Pour en savoir plus : Les signes auxquels faire attention

Prêter attention aux variations de son fonctionnement personnel est indispensable, mais attention à l’autodiagnostic: seul un professionnel de santé peut formuler un diagnostic. Un médecin généraliste ou un psychiatre peuvent prescrire les examens nécessaires pour explorer sa situation et éliminer d’autres maladies, comme une anémie, une carence vitaminique, ou une maladie thyroïdienne, par exemple, qui pourraient présenter des symptômes similaires.
Plus tôt un trouble de santé mentale est repéré, plus vite il pourra être pris en charge, ce qui augmente les chances de rétablissement et diminue le risque de complications et de retentissement fonctionnel.

Aider et s'aider

Commencez par en parler !À vos proches de confiance, une association de patients et/ou votre médecin traitant, qui peut faire une première évaluation et vous orienter si besoin vers un psychiatre ou un autre spécialiste.Au travail, les services de prévention et de santé au travail (SPST) sont chargés de préserver la santé au travail des travailleurs et d’accompagner les employeurs. Ils reçoivent et orientent les salariés en souffrance psychique.
Une prise en charge est possible pour accompagner les difficultés psychiques :
  • avec une psychothérapie,
  • avec la prescription de médicaments psychotropes, si nécessaire.

Il peut être difficile de reconnaître un état de souffrance psychique. Une personne qui ne va pas bien ne le dit pas forcément. Il faut oser poser des questionslorsque vous repérez des signes ou des comportements inhabituels.Les bons réflexes à adopter pour dialoguer :
  • écouter l’autre attentivement, sans jugement et sans minimiser ce qu’il vit,
  • explorer la situation avec lui et proposer de chercher ensemble des solutions.
Le rôle des proches est importantface à une personne en souffrance mentale. N’hésitez pas à lui conseiller de parler à son médecin généraliste, voire l’aider à prendre rendez-vous et l’accompagner dans sa démarche.Vous pouvez également parler de vos inquiétudes pour votre proche à votre propre médecin, pour qu’il vous conseille sur comment l’aider au mieux.

Comment savoir si une situation relève d’une urgence psychiatrique ?

  • un état d’abattement extrême,
  • une violence envers soi-même, envers autrui ou envers son environnement,
  • un délire, des hallucinations, un état d’agitation,
  • une angoisse ou une souffrance psychique extrême, un état dépressif intense,
  • des comportements ou propos inexplicables.

Dans le doute, le législateur estime qu’il vaut mieux courir le risque de demander les secours pour rien, plutôt que ne pas secourir une personne qui en aurait besoin.
Au moindre doute concernant des pensées suicidaires chez un proche, il faut oser lui demander s’il pense à se tuer.
Poser la question n’augmente pas les risques de suicide, au contraire.
Vous pouvez composer le 31 14 pour recevoir des conseils sur les façons d’agir pour aider un proche, une connaissance, voire un inconnu.

N'hésitez pas à : 
  • appeler le 15 si vous pensez que le passage à l’acte est possible, 
  • appeler le numéro national de prévention du suicide 3114 (ouvert 24 heures sur 24) pour être guidé ou accompagner la personne aux urgences.

Si vous avez des pensées suicidaires, verbalisez-les à un proche et appelez le 3114. 
Parlons santé mentale ! - Source : Service d'information du Gouvernement

Parlons santé mentale !

Parlons santé mentale ! - Service d'information du Gouvernement

Transcription

Parlons santé mentale !

Publié le 17/03/2025 Modifié le 27/02/2026