Hauts-de-France
La France en grand angle
Une région entre attachement et inquiétudes.
La France en Grand Angle - découvrez les résultats de l’enquête : HAUTS-DE-FRANCE
La forte identité régionale, le solide attachement à leur territoire et le sens affirmé de la convivialité et de la solidarité sont des marqueurs puissants de l’identité de la région Hauts-de-France. Pourtant, région la plus pauvre de France métropolitaine après la Corse, elle cumule dans le même temps une démographie atone, un tissu économique fragilisé et en transformation, et une situation sanitaire moins favorable qu’au niveau national. L’emploi s’impose ici non seulement comme la principale préoccupation des habitants mais aussi comme un indicateur largement partagé de la vitalité de la région.
La santé, sujet de contrastes départementaux forts
Dans une région au bilan sanitaire moins favorable qu’en moyenne en France, l’accès aux services de soins est un sujet pivot de la région. Si les actions de l’État en la matière sont plutôt bien identifiées (par 58 % des personnes interrogées), les contrastes départementaux sur ce point sont majeurs : seuls 45 % des habitants de l’Aisne et la moitié de ceux de la Somme considèrent que leur territoire est bien pourvu de ce point de vue (pour 65 % en moyenne dans la région et 75 % dans le département du Nord).
Le travail, identitaire et structurant
La question de l’emploi apparait particulièrement structurante pour la région. Seulement 44 % des répondants estiment que leur territoire est « bien pourvu » en la matière.
Le territoire n’en demeure pas moins attachant, dans tous les sens du terme : 47 % des personnes interrogées la disent « agréable à vivre » et c’est une des régions où la proportion d’individus expliquant y être nés et ne pas avoir cherché à la quitter – par choix ou par contrainte - est la plus élevée en France (39 % pour 29 % en moyenne).
L’État, au-delà des apparences
Souvent critiques dans leurs propos à l’égard de « ceux qui décident », les habitants de la région des Hauts-de-France reconnaissent pourtant, pour des majorités d’entre eux, constater les efforts de l’État dans tout une série de secteurs. Ils sont particulièrement positifs lorsque l’on évoque les progrès dans le domaine du numérique, de l’accès à la culture et au sport et de la protection du patrimoine.
Enfin, à rebours des discours d’un État en retrait, les deux-tiers des personnes interrogées déclarent avoir bénéficié, pour eux ou quelqu’un dont ils sont proches, d’un dispositif d’aide ou d’accompagnement déployés au niveau national et régional au cours de l’année écoulé (RSA, France Travail, aide sociale…).
Publié le 14/11/2025 Modifié le 12/12/2025