Mieux se nourrir

La planification écologique

Mieux se nourrir, c’est modifier nos habitudes alimentaires et accompagner les filières agricoles dans leur transformation agro-écologique.

Nos comportements alimentaires ont des conséquences directes sur le réchauffement climatique, la déforestation et l’épuisement des ressources en eau. Aujourd’hui, 24% de l’empreinte carbone des Français est en effet issue de leur alimentation.

L’ambition de la planification écologique est double : accompagner les filières de production dans leur transition, pour qu’une offre alimentaire durable, désirable et accessible soit proposée à tous, et promouvoir l’engagement de chacun dans la transformation de nos habitudes alimentaires.

Il en va non seulement de notre capacité à lutter collectivement contre le réchauffement climatique, mais aussi de la résilience de notre approvisionnement alimentaire face aux évènements climatiques extrêmes qui se multiplient.

Focus sur le chantier sectoriel « Mieux se nourrir » du baromètre de la planification écologique

Découvrez ici les indicateurs relatifs au secteur « Mieux se nourrir », qui couvre l'ensemble de la chaîne alimentaire, de la production agricole à la consommation, en passant par la transformation et la distribution.

Lien vers la section
Le développement de la culture des légumineuses - Source : SGPE

Le développement de la culture
des légumineuses

Le développement de la culture des légumineuses - SGPE

Transcription

Historique et trajectoire théorique requise par un scénario FF55 en kha de légumineuses : soja, pois protéagineux, féveroles et fèves, légumineuses fourragères.

  • + 111% entre 2012 et 2020
  • Objectif 2030 : 1900
  • Objectif 2050 : 2400

La Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat, un cap clair à horizon 2030

L'alimentation est au cœur des objectifs poursuivis en faveur de l’amélioration de la santé des Français, de la résilience des systèmes agricoles et de souveraineté alimentaire, de la baisse des émissions de gaz à effet de serre, de la préservation de la biodiversité. Déclinée en 4 axes et 20 objectifs, la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) vise à permettre à tous les Français d’accéder à une alimentation plus saine, plus durable et plus locale, tout en renforçant la souveraineté agricole et alimentaire du pays.

Cette stratégie associe l’ensemble des acteurs, en Hexagone et dans les territoires ultramarins – institutions, collectivités, filières agricoles, entreprises, associations et citoyens – pour transformer durablement les systèmes alimentaires. Le Secrétariat général à la planification écologique a contribué à son élaboration et fait partie de la gouvernance de son pilotage.

Mesurer l'impact

La réussite du plan pour mieux se nourrir implique la mesure et le suivi d’indicateurs spécifiques qui permettent de s’assurer de la bonne trajectoire ou, le cas échéant, de la corriger. Ainsi, la réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole depuis 2019 est principalement tirée par la décapitalisation constatée du cheptel bovin français et la réduction des achats d’engrais azotés particulièrement marquée sur les campagnes 21/22 et 22/23, en raison de la forte augmentation de leurs prix. Les achats d’engrais azotés sont cependant repartis à la hausse en 2024.  

Les émissions de GES du secteur agricole diminuent depuis 2019, mais les terres agricoles continuent de déstocker - Source : Données historiques CITEPA – SECTEN 2025 / Cibles 2030 : SNBC 3, AMS run 3

Les émissions de GES du secteur agricole diminuent depuis 2019, mais les terres agricoles continuent de déstocker

Les émissions de GES du secteur agricole diminuent depuis 2019, mais les terres agricoles continuent de déstocker - Données historiques CITEPA – SECTEN 2025 / Cibles 2030 : SNBC 3, AMS run 3

Transcription

Émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole par sous-secteur (Mt éqCO₂)

2019 : 82

2020 : 81

2021 : 80

2022 : 77

2023 : 76

2024 : 76

2030 (objectif) : 67

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Éléments de rappel - Le plan pour « Mieux se nourrir »

L’agriculture doit pouvoir se pratiquer en émettant moins de gaz à effet de serre, grâce à la mobilisation de plusieurs solutions :

  • Un changement profond des pratiques de fertilisation azotée : optimisation de l’usage, développement des légumineuses, relocalisation de la production d’engrais, amélioration des modes d’épandage
  • La sortie des fossiles et une meilleure efficacité énergétique pour les bâtiments et engins agricoles
  • Une baisse des émissions du secteur de l’élevage par une évolution de nos régimes alimentaires et la transition vers un élevage plus durable, au service des écosystèmes
  • Améliorer le stockage de carbone dans les sols par des pratiques agroécologiques.

Si l’agriculture peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre, elle évolue aussi dans ses cultures et ses pratiques afin d’accroître notamment la sobriété et l’efficacité de la chaîne alimentaire, tout en assurant une rémunération plus juste et stable des agriculteurs. Pour y parvenir :

  • Regagner en souveraineté en matière de fruits et légumes et dynamiser la consommation (objectif de +10 points à horizon 2035)
  • Accélérer le développement l’agriculture biologique (21% en 2030, contre 10,3 aujourd’hui)
  • Accélérer le développement de la culture de légumineuses (soja, pois, féveroles, fèves…)
  • Accompagner la transition vers un élevage plus durable, des régimes alimentaires plus diversifiés, un meilleur partage de valeur pour l’agriculteur, et une balance commerciale équilibrée.

Nos régimes alimentaires doivent être à la fois bons pour la santé et bons pour la planète. Nous devons donc formuler des recommandations nutritionnelles qui sont compatibles avec la préservation de nos écosystèmes, de nos ressources naturelles et la souveraineté de notre agriculture. En l’aval de la chaine alimentaire, chaque consommateur, tout comme les acteurs de la restauration collective, ont un grand rôle à jouer.

  • Evoluer vers des régimes alimentaires moins émissifs : plus de végétaux (légumes et légumineuses), moins de viande mais de meilleure qualité et produite en France, des produits plus locaux et de saison.
  • Faciliter l’accès à des produits durables, via par exemple les projets alimentaires territoriaux (PAT) ou les objectifs de produits de qualité et durables dans la restauration collective (loi EGAlim).
  • Lutter contre les pertes et le gaspillage alimentaire
  • Mettre en œuvre un affichage environnemental sur les produits alimentaires pour mieux guider l’achat.
  • Développer les programmes alimentaires territoriaux et l’alimentation de proximité
  • Renforcer l’éducation à l’alimentation

Publié le 27/01/2023 Modifié le 17/07/2026