Mieux se loger
La planification écologique
Mieux se loger, c’est réduire les impacts environnementaux de nos logements et revoir la façon dont nous aménageons nos villes.
Poursuivre la trajectoire de réduction du secteur du bâtiment
Le bâtiment (résidentiel et du tertiaire) représentait 16 % de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2024. C’est le troisième plus gros poste d’émission après les transports (34%) et l'agriculture (20%). La crise énergétique et le plan sobriété avaient permis une réduction notable des consommations en 2022 et 2023, et donc des réductions d’émissions importantes malgré un rythme encore trop faible de suppression des chaudières fossiles et de rénovation d’ampleur par rapport aux objectifs théorique. Cet effet sobriété semble désormais plafonner et la dynamique de rénovation n’a pas suffisamment accéléré en 2024, avec même un recul sur le volet des changements de chaudières fossiles.
Pour décarboner massivement le secteur des bâtiments, la planification consiste à activer plusieurs leviers : améliorer la performance des logements neufs et ne construire qu’en adéquation avec nos besoins ; éradiquer les passoires thermiques et repenser l’aménagement de nos villes. Ces progrès n’apporteront pas seulement la neutralité carbone mais aussi une meilleure qualité de vie, des logements moins coûteux en énergie et plus adaptés au changement climatique.
Focus sur le chantier sectoriel « Mieux se loger » du baromètre de la planification écologique
Découvrez ici les indicateurs relatifs au secteur « Mieux se loger », qui traite du bâtiment : rénovation énergétique, construction et exploitations durables ainsi que prévention et protection contre les risques.
Transcription
Les émissions directes des bâtiments (MtCO2e) ont significativement baissé depuis 2017, l’objectif 2030 reste très ambitieux.
Le volet bâtiment du plan d'électrification des usages
Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances, et plusieurs membres du Gouvernement ont présenté le plan d’électrification des usages jeudi 23 avril 2026. Comportant 22 mesures, le plan d’électrification s’inscrit dans la continuité de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) et vise à électrifier massivement l’économie. L’électrification massive des usages constitue en effet un levier majeur pour accélérer la décarbonation de notre économie, mais aussi protéger le pouvoir d’achat des ménages, la compétitivité de nos entreprises et renforcer notre souveraineté énergétique dans le contexte de la guerre au Proche et au Moyen-Orient, qui amis en évidence la dépendance de l’économie française aux importations de pétrole et de gaz.
Ce plan s'articule autour de 3 volets : industrie, transports et bâtiments. Les énergies fossiles représentent en effet encore plus du tiers de la consommation énergétique du secteur résidentiel, principalement pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et la cuisson. Des solutions techniques matures existent pour décarboner et électrifier les usages dans les bâtiments.
Nous avons pris un retard important sur les objectifs de 577 000 PAC annuelles de la SNBC d’ici 2030 (hors PAC air-air). D’un autre côté, les ventes de chaudières gaz se maintiennent. Il faut généraliser l’installation de PAC dans les changements de systèmes de chauffage pour les maisons individuelles. Il faut également développer les PAC collectives pour les logements collectifs, en complément des réseaux de chaleur.
Transcription
En gCO2 pour 1kWh de chauffage
Chaudière fioul (fioul domestique) : 324
Chaudière gaz (gaz du réseau) : 227
Radiateur électrique (électricité du réseau) : 147
Réseau de chaleur (moyenne en France) : 100
Pompe à chaleur (coefficient de performance 3) : 49
Chaudière à bois (granulés de bois) : 30
Nos publications associées
- Bâtiment : synthèse de la mise en œuvre du plan - février 2024
- La planification écologique dans les bâtiments – juin 2023
Éléments de rappel - Le plan pour « Mieux se loger »
Pour
chauffer nos logements, nous devons privilégier un modèle propre et performant.
En parvenant à supprimer 75 % des chaudières au fioul d’ici 2030, et baisser d’environ
20 % les chaudières au gaz (hors pompe à chaleur hybrides), nous pouvons atteindre
une baisse de presque 40 % des émissions directes du secteur et bénéficier d’un
meilleur confort de vie.
Pour y parvenir :
- Mise en place d’un pilier « Efficacité » dans les dispositifs MaPrimeRenov’ et certificats d’économies d’énergie (CEE) pour accompagner les changements de chaudières hors passoires thermiques
- Soutien au développement de la filière pompe à chaleur, et au raccordement des logements aux réseaux de chaleur
- Interdiction des nouvelles
chaudières au fioul depuis juillet 2022
- Suppression des aides MaPrimeRenov’ pour les nouvelles chaudières gaz.
Faciliter des rénovations profondes permet d’obtenir de meilleurs résultats en matière de performance énergétique de limiter ainsi notre consommation d’énergie. Pour y parvenir :
- Un accompagnement renforcé tout au long du parcours de rénovation
- Un meilleur ciblage : priorité donnée aux passoires thermiques
- La mise en place d’un pilier
« Performance » au sein du dispositif MaPrimeRenov’ pour
des rénovations performantes en une ou deux étapes, avec des aides adaptées au
niveau d’ambition des rénovations et aux ressources des ménages
- Des mesures pour saisir les
moments clés propices à la rénovation (vente, vacance
d’un logement, ravalement de façade…)
- De meilleurs contrôles et mesures de l’impact.
Pérennisation des efforts individuels et collectifs ainsi que de la sensibilisation en hiver (chauffage) comme en été (climatisation). Avec le développement des compteurs intelligents, des thermostats connectés et des offres des fournisseurs adaptées… des solutions concrètes existent pour faire des économies d’énergie.
Publié le 27/01/2023 Modifié le 17/07/2026