La lutte contre le narcotrafic

Le narcotrafic gangrène notre société. Face à ce fléau, le Gouvernement a engagé une rupture historique : une loi inédite, des outils judiciaires renforcés, de nouvelles prisons et une campagne nationale.

Un policier
Un policier - Source : Adobe Stock

Un fléau qui touche tous les territoires

Le narcotrafic n'est plus cantonné aux grandes métropoles. Il s'est infiltré dans chaque territoire, des villes aux zones rurales, jusqu'aux plus petites communes. Les chiffres sont sans appel :

Un coût que paie toute la société

Le narcotrafic ne met pas seulement en danger ceux qui y participent directement. Ses conséquences s'étendent à l'ensemble de la société française :

  • sur le plan sanitaire : 1,4 million d'usagers réguliers de cannabis, 1 million de Français ayant consommé de la cocaïne au moins une fois en 2023 ; plus de 10 000 séjours hospitaliers liés à la cocaïne ;
  • sur le plan social et économique : gangrène des quartiers, fragilisation des commerces, économie souterraine fondée sur l'intimidation, l'extorsion et le blanchiment.

Il faut une rupture. Cette rupture ne peut prendre que deux formes : soit la dépénalisation, soit la mobilisation générale. Le Gouvernement refuse la première et vous propose la mobilisation générale. 

Sébastien Lecornu, Premier ministre

  • À l'Assemblée nationale, le 17 décembre 2025
Sébastien Lecornu, Premier ministre

La réponse de l'État

Sensibiliser à la menace que fait peser le narcotrafic

Sensibiliser les Français, en particulier les plus jeunes, aux dangers du narcotrafic et à ses conséquences sur toute la société. Le Gouvernement lance une campagne de communication interministérielle inédite, intitulée « On paie tous le prix de la drogue », pour alerter sur l'ampleur et les conséquences du narcotrafic.

Renforcer l’arsenal répressif

La loi du 13 juin 2025 contre le narcotrafic renforce les sanctions à tous les niveaux de la chaîne : des consommateurs aux têtes de réseaux. Elle marque un tournant dans la lutte contre la criminalité organisée en France. 

La loi introduit également un statut de « repenti », permettant aux personnes qui coopèrent avec la justice d'obtenir une réduction de peine, sur le modèle de dispositifs ayant fait leurs preuves contre le terrorisme.

Démanteler les réseaux criminels

Le 5 janvier 2026, le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a pris ses fonctions. Inspiré du PNF (Parquet national financier) et du Pnat (Parquet national antiterroriste), ce nouveau parquet spécialisé centralise les affaires de narcotrafic les plus complexes et les plus structurées. Il renforce considérablement la réponse judiciaire face aux réseaux criminels.

Isoler les narcotrafiquants les plus dangereux

Pour faire face aux narcotrafiquants les plus dangereux, deux établissements pénitentiaires à régime renforcé ont été créés :

  • Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) : ouvert depuis juillet 2025
  • Condé-sur-Sarthe (Orne) : ouvert depuis octobre 2025

Ces prisons de haute sécurité accueillent les détenus les plus dangereux sous un régime carcéral exceptionnel, conçu pour prévenir toute continuation des activités criminelles depuis la détention.

Protéger les mineurs de l'emprise des réseaux criminels

Face à l'emprise croissante du narcotrafic sur les plus jeunes, le dispositif LIMITS offre une réponse territoriale et collective inédite. En combinant prévention, action des forces de sécurité et mobilisation des leviers éducatifs et sociaux, il permet aux maires et aux services de l'État de déployer une politique publique intégrée, pensée à l'échelle d'un quartier avant d'être progressivement étendue.

Prévenir les risques dès le plus jeune âge

La prévention est un levier essentiel de protection des jeunes. En développant leurs compétences psychosociales (CPS), enfants et adolescents apprennent à résister aux comportements à risque, notamment l'entrée dans les trafics, à prendre des décisions favorables à leur santé et à gagner en autonomie.

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Signaler un trafic de stupéfiants

Chaque citoyen peut contribuer à lutter contre les trafics. Face à l’implantation des réseaux, chacun peut agir. Le signalement d’un trafic constitue un moyen simple et sécurisé d’aider les forces de sécurité à intervenir. Sur le site Ma sécurité, un espace dédié permet à tout citoyen de signaler anonymement un trafic de stupéfiants via une plateforme en ligne simple et sécurisée.

Drogues Infos service

Drogues Info Service est un dispositif d’information, d’orientation et d’aide, accessible à tous via internet ou par téléphone au 0 800 23 13 13, 7 jours/7, de 8h à 2h, appel anonyme et gratuit d’un poste fixe comme d'un portable.

Corruption et narcotrafic dans les ports

L’Agence française anticorruption (AFA) publie une série de vidéos pour sensibiliser les professionnels portuaires aux risques de corruption liés au narcotrafic. Elles visent à aider les salariés à repérer les tentatives d’approche et à adopter les bons réflexes face aux réseaux criminels. 

Source : Agence française anticorruption

L’Agence française anticorruption (AFA) alerte face aux risques de corruption en lien avec la criminalité organisée et le narcotrafic au sein des plateformes portuaires.

Transcription

Le docker se dirige vers la sortie du port en retirant ses gants. Le conducteur ainsi qu’un autre employé du port discutent au loin. Pendant que l’autre employé regarde son téléphone, le conducteur interpelle le docker en criant.

Conducteur : Tu nous quittes déjà ?

Docker : J’ai fini, moi. J’étais de jour cette semaine !

Conducteur : Ok, ça marche, salut Paul !

Docker : Ciao !

Conducteur : Eh ! Bon match à ton fils demain !

Docker : Merci !

Conducteur : A lundi !

Docker : Salut !

Le docker et son fils reviennent du match de football et marchent dans la rue en discutant. Un logo du port est flocké sur le maillot de sport du fils du docker.

Docker : T’es passé à ça.

Fils du docker : Le deuxième penalty ?

Docker : Oui.

Fils du docker : J’ai failli l’arrêter.

Docker : Franchement tu as fait un super match.

Fils du docker : La prochaine fois j’arrête tout.

Docker : Au fait, pour lundi tu as des devoirs ?

Le trafiquant qui attendait dans la rue adossé à un mur les suit sans se faire remarquer.

Le trafiquant est dans une pièce avec sur son téléphone et cherche le profil d’une femme travaillant sur le port sur LinkedIn. Il complète ensuite ses recherches sur son ordinateur. Des posts et des images relatifs à son travail qu’elle a publiés apparaissent sur l’écran du trafiquant.

L’agent des douanes attend assis à l’arrêt de bus, un écusson des douanes est scotché à son sac à dos posé près de lui. Un de ses amis arrive accompagné du trafiquant. L’agent des douanes et son ami discutent ensemble avant que le trafiquant ne soit présenté.

Ami de l’agent des douanes : T’es là toi ? ça va ? Je savais pas que tu bossais aujourd’hui.

L’agent des douanes : D’ailleurs, toujours ok pour le footing mardi ?

Ami : On se dit 11 heures. Au fait, je te présente un ami.

Trafiquant : Enchanté.

Agent des douanes : Bonjour. (au trafiquant) On se dit mardi ? (à son ami)

Ami de l’agent des douanes : 11 heures.

L’ami de l’agent des douanes et le trafiquant repartent de leur côté et discutent en marchant.

Trafiquant : Il travaille dans quoi ton pote ?

Ami de l’agent des douanes : Il est douanier, il travaille au port.

Le trafiquant acquiesce et sourit.

Seul à une table, le conducteur est au téléphone avec quelqu’un.

Conducteur : Pas cette fois, non. J’ai dit que je viendrais, mais je… Non mais si je te le dis, c’est que j’ai pas trop le choix en fait.

Le plan dézoome laissant apparaître le trafiquant installé au bar près du conducteur.

Conducteur : Ecoute j’ai pas du tout envie d’en parler. Vas-y, salut.

Une fois la conversation téléphonique terminée, le trafiquant se lève et s’éloigne.

Le trafiquant s’approche près du comptoir du bar où se trouve l’agente de transit qu’il avait recherché sur Linkedin.

Trafiquant : Bonjour.

Agente de transit : Bonsoir.

Trafiquant : J’peux vous offrir un verre ?

Agente de transit : On se connaît ?

Trafiquant : Pas encore.

Agente de transit : Ouais, ok, pourquoi pas.

Le trafiquant (s’adressant au serveur du bar) : S’il vous plaît ?

Chaque détail compte et peut vous exposer. Adoptez les bons réflexes :

• Limitez les signes distinctifs relatifs à votre métier et à votre lieu de travail

• Evitez d’exposer votre vie professionnelle sur les réseaux sociaux

• Soyez vigilant quand vous parlez de votre travail en public

• Suggérez à vos proches d’adopter cette même discrétion

Au moindre doute, signalez-le à votre hiérarchie, ainsi qu’aux personnes compétentes au sein de votre communauté portuaire.

L’agente de transit et le trafiquant discutent au comptoir du bar.

L’agente de transit : Tu fais quoi dans la vie ?

Le trafiquant : Je suis dans les affaires. Et toi ?

L’agente de transit : Moi je suis agente de transit. Ça fait quelques mois maintenant que je travaille au port. D’ailleurs on est pas mal ce soir. Tu vois, lui là-bas, il est agent de maintenance.

L’agente de transit désigne un homme dans un coin du bar avec d’autres personnes. L’agent de maintenance et le trafiquant se saluent.

Le trafiquant : Je t’offre un dernier verre ?

L’agente de transit : Non, c’est le troisième. Franchement, il faut être raisonnable parfois.

Le trafiquant : Parfois seulement ?

L’agente de transit : Non, je vais y aller.

Le trafiquant : Ecoute, on se dit à bientôt.

L’agente de transit : Oui, à bientôt.

L’agente de transit sourit et s’éloigne du comptoir.

Le téléphone de l’agente de transit est posé sur sa table de nuit. Une notification s’affiche. Elle prend son téléphone et lit le message envoyé par le trafiquant.

Trafiquant : J’ai passé une super soirée, tu es merveilleuse.

L’agente de transit sourit en regardant son téléphone : Moi aussi.. Merci pour tes conseils

Le trafiquant toujours dans le bar lui répond : tu sais pour tes problèmes d’argent, je peux t’aider… J’ai juste besoin que tu décales un conteneur dans le planning. C’est très bien payé !

En lisant ces messages, l’agente de transit dit : Putain, quel connard. Elle répond, désabusée : Mais tu es sérieux là ??

Le docker sert à manger dans la cuisine à sa femme et son fils assis autour de la table.

Le fils du docker : Ah d’ailleurs Papa, il y a deux messieurs qui m’ont demandé si tu travaillais au port tout à l’heure.

Le docker : Mais qui, des profs ?

Le fils du docker : Non, j’sais pas c’était à la sortir du collège.

La femme du docker : Mais tu les connais ? Tu leur as répondu quoi ?

Le fils du docker : Bah j’ai dit oui.

Le docker et sa femme se regardent.

Le trafiquant toque à la porte du docker. Le docker ouvre la porte.

Le docker : Bonjour. Paul Mercier ?

Le trafiquant : Bonjour

Le docker : Oui, je peux vous aider ?

Le trafiquant : C’est plutôt moi qui vais t’aider. Je sais que tu travailles au port et j’ai besoin d’un petit service.

Le docker : Attendez, comment vous savez où je travaille ? Puis, quel service ?

Le trafiquant : Un service qui va te rapporter gros. Rien de compliqué. J’ai juste besoin que tu me sortes quelques sacs d’un conteneur.

Le docker roule des yeux, hésitant.

Le trafiquant : J’ai 10 000 euros pour toi. Et deux places en loge pour le prochain match de l’équipe de France. Il aime le foot ton fils, non ?

Le docker : C’est vous qui avez parlé à mon fils devant le collège ? Après un instant de réflexion, 10 000 euros ? Je peux réfléchir ?

Le trafiquant sérieux et menaçant : Bien sûr que tu peux réfléchir. Jusqu’à ce soir, 22 heures.

L’agente de transit et une de ses collègues travaillent sur leurs ordinateurs. L’agente de transit reçoit un message sur son téléphone du trafiquant.

La collègue de l’agente de transit : C’est une blague c’est encore lui ? Non mais je pensais que tu l’avais signalé à la direction.

L’agente de transit : Je l’ai fait ce matin.

La collègue de l’agente de transit : Ouais bah, je sais pas comment il sait autant de choses sur toi.

L’agente de transit (inquiète) : Non mais attends, il est même au courant de mes problèmes d’argent.

La collègue de l’agente de transit : Tu l’as signalé à la direction, ça va aller.

L’agente de transit hoche la tête, pensive.

L’agent des douanes et son ami font un footing dans une forêt.

Ami de l’agent des douanes : Au fait je t’ai pas dit le mec m’a rappelé. Il est prêt à payer le double.

L’agent des douanes : Attends, tu parles encore avec ce type ? T’écoutes rien !

Ami de l’agent des douanes : Je crois que tu comprends pas, t’as rien à faire. T’as juste à laisser ton badge et on est riches. Moi à ta place, je le ferais, c’est tellement facile.

L’agent des douanes (en colère) : Facile ? Je crois que c’est toi qui comprends rien. Moi, je risque tout. Ok ?

L’agent des douanes continue de courir laissant son ami derrière lui.

Ami de l’agent des douanes : Réfléchis !

L’agent des douanes s’installe à son bureau et déclenche une alerte interne sur le site des douanes. Il y écrit : Je souhaite signaler un cas de corruption dont j’ai été victime. Le 18 avril 2026, une personne m’a approché et m’a proposé de l’argent..

Il détourne la tête, pensif.

Le conducteur marche sur le port près des containers et ouvre la porte d’un véhicule. Le trafiquant apparaît.

Le trafiquant : Tu me fuis ?

Le conducteur : Non pas du tout.

Le trafiquant (agressif) : Je sais pas, tu réponds plus au téléphone. Ecoute moi bien, j’ai un container qui arrive après-demain, tu vas me le sortir !

Le conducteur : Non je veux plus, la dernière fois j’ai failli me faire prendre.

Le trafiquant : Est-ce que tu crois que c’est toi qui décide quand ça s’arrête ?! T’as pas le choix ! Regarde autour de toi, t’es tout seul, alors tu vas faire ce que je te dis de faire. Oublie pas que je sais où t’habites.

Le conducteur (plaintif) : Fais pas ça, calme-toi.

Si vous dites « oui » une fois pour de l’argent ou un cadeau en échange d’une faveur, aussi minime soit-elle, si vous cédez à la menace ou à la pression, vous ne pourrez plus dire « non » ensuite. Vous serez pris dans un engrenage dont vous aurez du mal à sortir.

A la moindre sollicitation, refusez. Signalez-le à votre hiérarchie, ainsi qu’aux personnes compétentes au sein de votre communauté portuaire.

Le conducteur conduit au sein du port la nuit. Il arrête sa voiture, cherche un container précis, l’ouvre, vérifie le contenu des sacs qui s’y trouvent et les chargent dans son véhicule. Il envoie un message au trafiquant.

Le trafiquant reçoit le message du docker.

J’ai récupéré la marchandise.

Le trafiquant appelle une autre personne.

Ouais c’est moi, c’est bon. On a le premier colis. Envoie-moi les horaires de la prochaine livraison comme ça je préviendrai le conducteur. Parfait.

Un container est transporté afin d’être chargé sur un camion. Le conducteur est au volant très agité. Les containers sont inspectés par d’autres employés du port. Le conducteur attend, nerveux jusqu’à ce qu’il reçoive l’autorisation de quitter le port avec son véhicule chargé. Le camion se dirige vers la sortie du port.

Le conducteur nerveux, reçoit un message du trafiquant.

Message du trafiquant : Toujours ok pour demain ? Nouveau conteneur après-demain 14 heures.

Le conducteur seul et à voix haute : Enfoiré va, allez c’est bon, c’est fini pour moi j’arrête.

Réponse du conducteur : Non, c’est fini pour moi, j’arrête !

Le conducteur remercie le serveur qui lui sert son café.

Le conducteur marche dans la rue et tient ses clés à la main pour rentrer chez lui. Une fois la porte de la cour de sa maison ouverte, il est violemment attrapé de derrière par un homme vêtu de noir et cagoulé. Un second homme lui parle en le frappant.

L’agresseur : Comment ça, tu dis non ? T’as cru que tu disais non à qui ?

Violemment frappé au sol par les deux individus, le conducteur crie à l’aide avant que les deux agresseurs ne repartent. Le conducteur est laissé blessé sur le sol.

Le conducteur tuméfié sur le visage et dont le bras est immobilisé est à la terrasse d’un café avec une amie à lui.

Amie du conducteur : T’es avec moi là ? T’avais plus le choix Marc, non ?

Conducteur : J’aurais dû refuser dès le début, j’suis trop con. T’as vu ma gueule ?

Amie du conducteur : Tu leur as dit quoi à l’hôpital ? Il faut que tu ailles voir la police, Marc.

Conducteur : C’est bon, je sais.

Il souffle abattu.

Conducteur : Putain, j’ai déconné, j’ai déconné.

Amie du conducteur : Mais non, c’est des pros ces gars-là, c’est des pros.

Répondre aux sollicitations des trafiquants, c’est encourir plusieurs années de prison et une amende très lourde pour corruption et trafic de stupéfiants. Ça n’en vaut pas la peine. Il est toujours possible de s’en sortir.

Contactez les services de police ou de gendarmerie. Des dispositifs existent pour vous protéger.

L’agente de transit et sa collègue travaillent à leurs bureaux.

L’agente de transit : Et au fait, t’es au courant de la nouvelle ?

La collègue de l’agente de transit : Non qu’est ce qui se passe ?

L’agente de transit : Tu vois le docker Paul ?

La collègue de l’agente de transit : Oui ?

L’agente de transit : Apparemment il s’est fait arrêter hier au port. Du coup, la direction l’a mis à pied.

La collègue de l’agente de transit : Tu plaisantes ?

L’agente de transit : Non, je te jure. Il y a un type qui a porté plainte. Du coup le trafiquant s’est fait arrêter. C’est celui qui n’arrêtait pas de m’envoyer des messages.

La collègue de l’agente de transit : Mais non ??

L’agente de transit : Si. Et le nom de Paul est ressorti.

La collègue de l’agente de transit : C’est dingue.

L’agente de transit : Oui, c’est dingue.

Le fils du docker petit-déjeune sur la table de la cuisine.

La femme du docker : Lucas ? Lucas !

Le fils du docker : Quoi ?!

La femme du docker : Dépêche-toi, tu vas être en retard au collège !

Fils du docker : J’irai pas, je veux pas y aller ! Toute l’école le sait ! Je vais dire quoi moi ? D’ailleurs, Papa, il revient quand ?

La femme du docker : J’en sais rien moi Lucas. Personne me dit rien. Puis il faut pas en parler, surtout pas au collège d’accord ? Allez, finis de te préparer.

Elle répond à un appel de l’avocat.

La femme du docker : Allô ? Ah, maître.. Oui..

Elle demande à son fils de se dépêcher de se préparer et reprend la conversation au téléphone.

La femme du docker : Vous pensez qu’on va pouvoir le voir ? Oui je comprends. J’attends votre appel alors. Au revoir.

Le fils du docker s’avance vers elle et la prend dans ses bras.

La femme du docker abattue et s’adressant à son fils : Qu’est-ce que je vais dire à la famille moi ? Allez viens, on va être en retard.

L’avocate assise à une table regarde les pièces à conviction du dossier pénal du docker. Un policier entre dans la pièce accompagné du docker entravé. Il le fait asseoir à la table et lui enlève ses menottes.

L’avocate : Bonjour Monsieur

Le docker : Bonjour Maître.

L’avocate : Je viens juste de raccrocher avec votre femme. Elle est très inquiète. Comment allez vous ?

Le docker : J’ai pas dormi de la nuit. Ils n’ont pas arrêté de me poser la même question en boucle. Il faut que vous me sortiez de là Maître.

L’avocate : Ecoutez, je vais faire tout ce que je peux, mais au vu du dossier, ça va être très compliqué. Vous risquez 10 ans de prison.

Le docker : 10 ans ?! Non, c’est pas possible, c’est un cauchemar

Il pleure.

Votre métier est essentiel. Tout le monde ne s’y intéresse pas pour les mêmes raisons que vous. Soyez prudents, parlez, alertez.

Une seule de vos actions peut avoir mille conséquences. Pensez à vos proches avant qu’il ne soit trop tard.

Alertez, c’est vous protéger

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