« On paie tous le prix de la drogue » : lancement d'une campagne inédite contre le narcotrafic

Publié le 19/06/2026 Modifié le 19/06/2026

Le narcotrafic gagne du terrain dans tous les territoires et ses conséquences dépassent largement les seuls réseaux criminels. Pour alerter sur ses impacts et soutenir la mobilisation contre ce fléau, le Gouvernement déploie une campagne de communication commune à l'ensemble des ministères.

On paie tous le prix de la drogue
On paie tous le prix de la drogue - Source : Service d'information du Gouvernement

Un fléau qui ne connaît plus de frontières

Le narcotrafic n'est plus un phénomène cantonné aux grandes métropoles. Il s'est infiltré dans chaque territoire, des villes aux zones rurales, jusqu'aux plus petites communes. Selon l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), 6 Français sur 10 estiment qu'un trafic de drogue existe près de chez eux, dont un tiers qui en sont certains. Les chiffres témoignent d'une réalité alarmante :

  • 6,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires générés par le marché de la drogue en France ;
  • 200 000 personnes impliquées dans ces réseaux, dont 10 000 mineurs, recrutés comme guetteurs, revendeurs ou passeurs ;
  • 42 tonnes de cocaïne saisies au seul premier semestre 2025, contre 37,5 tonnes sur toute l'année 2024 ;
  • 367 assassinats et tentatives d'assassinat liés aux violences du narcotrafic recensés en 2024.

Un coût humain, sanitaire et social payé par toute la société

Le narcotrafic ne met pas seulement en danger ceux qui y participent directement. Ses conséquences s'étendent à l'ensemble de la société française. Sur le plan sanitaire, l'OFDT recense 1,4 million d'usagers réguliers de cannabis et 1 million de Français ayant consommé de la cocaïne au moins une fois en 2023. Cette consommation a entraîné en 2024 plus de 10 000 séjours hospitaliers liés à la cocaïne et 130 décès. Sur le plan social et économique, le narcotrafic gangrène les quartiers, fragilise les commerces, alimente une économie souterraine fondée sur l'intimidation, l'extorsion et le blanchiment. 

La réponse du Gouvernement : mobilisation générale

Comme l'a affirmé le Premier ministre Sébastien Lecornu devant l'Assemblée nationale le 17 décembre 2025 : « Ma conviction est qu'il faut une rupture. Et cette rupture ne peut prendre que deux formes, soit la dépénalisation, soit la mobilisation générale. Le Gouvernement refuse la première et vous propose la mobilisation générale. »


Cette mobilisation se traduit par une stratégie globale articulée autour de quatre axes : prévenir pour protéger les individus, réprimer pour responsabiliser les consommateurs, démanteler les réseaux criminels, et protéger les agents publics en première ligne.

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