Objectif Lune pour le spatial français
Ce contenu a été publié sous le gouvernement de la Première ministre Élisabeth Borne.
Publié le 03/01/2024 Modifié le 03/01/2024
Voir un astronaute français poser un pied sur la Lune d’ici à 2030 : un espoir qui pourrait bien se concrétiser. Entretien avec Jean Blouvac, responsable programme Exploration et vol habité du CNES.
Pourquoi un tel regain d’intérêt pour la Lune ?
À environ 380 000 kilomètres de la Terre, la Lune est une étape intermédiaire entre l’orbite basse de la station spatiale, à 400 kilomètres, et le grand saut vers Mars, à plus de 225 millions de kilomètres en moyenne.
L’intérêt pour la Lune, outre une meilleure connaissance scientifique de notre satellite, c’est aussi d’en faire une base d’essais au service de l’exploration spatiale, pour tester par exemple nos capacités à séjourner loin de la Terre et accroitre notre autonomie, ou pour comprendre comment utiliser certaines ressources pour lancer des expéditions plus lointaines. Européens, Chinois, Américains, ont de tels projets de bases lunaires.
La France a une grande tradition de coopération spatiale.
- Responsable programme Exploration et vol habité du CNES
Comment la France y contribue-t-elle ?
Le Centre national d'études spatailes (CNES) et l’Institut de physique du globe vont ainsi envoyer un sismomètre [NDLR : appareil permettant de détecter les mouvements du sol] sur la face cachée de la Lune en 2025/2026 avec le programme CLPS (Commercial Lunar Payload Services) de la NASA.
Transcription
Le détecteur de Radon DORN à l'IRAP (Institut de recherche en astrophysique et planétologie).Nous contribuons également à la réalisation de deux des modules du « Gateway », la station spatiale lunaire, plus précisément le module pressurisé destiné à l’habitation par les astronautes et le module logistique et télécommunications.
Qui seront les astronautes envoyés sur la Lune ?
Ce qui est certain, c’est qu’il y aura au moins trois astronautes européens dans le futur « Gateway » dont la construction commencera en 2025. Ils seront recrutés parmi les astronautes européens qui ont déjà volé dans la station spatiale internationale, comme Thomas Pesquet, ou qui s’apprêtent à le faire, comme Sophie Adenot.
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