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Comment accompagner la souffrance psychique ?

Publié le 08/01/2025 Modifié le 21/05/2025

MODE D'EMPLOI. La souffrance psychique peut prendre des formes allant de légères jusqu’à sérieuses, telles que la dépression, les troubles anxieux et les troubles post-traumatiques.

Une jeune femme, qui semble abattue, discute avec une femme à son bureau. - Source : Getty

Une jeune femme, qui semble abattue, discute avec une femme à son bureau.

Une jeune femme, qui semble abattue, discute avec une femme à son bureau. - Getty
Thierry Baubet, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université Sorbonne Paris Nord, chef de service à l’Hôpital Avicenne et co-directeur scientifique du Centre national de ressources et de résilience, nous explique comment réagir face à sa souffrance ou celle d’un proche. 

Il faut être vigilant et tendre la main dès que l’on remarque des signes inhabituels.

Thierry Baubet

  • Professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université Sorbonne Paris Nord, chef de service à l’Hôpital Avicenne et co-directeur scientifique du Centre national de ressources et de résilience.
Thierry Baubet

Quels signes peuvent alerter ?

Quand on commence à aller mal, on refuse parfois de le voir. Il faut donc réagir dès les premiers signes, oser en parler à des personnes de confiance de son entourage et, si besoin, demander de l’aide à des professionnels.
Un changement du fonctionnement habituel peut être révélateur d’une souffrance, et ce dans plusieurs domaines :
  • les émotions : apparition de peurs, d’inquiétudes, de tristesse, flash-backs d’un événement traumatisant…
  • les pensées : vision négative, baisse de l’estime de soi, pensées suicidaires…
  • le comportement : changement dans l’alimentation, troubles du sommeil, fatigue ou agitation, modifications dans les relations, conduites à risque, difficultés à l’école et plaintes somatiques chez l’enfant

Vers quels professionnels et structures se tourner ?

Tout d’abord, le médecin traitant peut faire une première évaluation et orienter vers des spécialistes.
Ensuite, il est possible d’aller voir un psychologue - pour les troubles légers à modérés, le dispositif Mon soutien psy permet le remboursement de 12 séances avec un psychologue conventionné - ou un médecin spécialiste, comme un psychiatre ou un pédopsychiatre.
Il existe aussi des structures spécialisées selon l’âge : des centres médico-psychologiques (CMP) pour adultes, ou pour enfants ou adolescents ; pour les 11-21 ans, les Maisons des Adolescents (MDA) ; des consultations spécialisées hospitalières. En outre, il est possible de prendre contact avec un centre régional du psychotraumatisme (CRP).
Enfin, des associations et des numéros d’appel gratuits (SOS Amitié, SOS Crise, Fil santé jeunes) accompagnent les personnes en souffrance.
En cas d’idées suicidaires, le 3114 est un numéro d’appel gratuit disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Comment aider un proche en souffrance ?

On peut avoir du mal à imaginer qu’un proche souffre, surtout lorsqu’il le masque pour ne pas inquiéter les autres : une personne qui ne va pas bien ne dit pas forcément qu’elle a vécu un trauma par exemple.
Il faut donc être vigilant et tendre la main dès que l’on remarque des signes inhabituels. Demandez à la personne si elle veut en parler, écoutez-la, ne minimisez pas ce qu’elle dit et proposez-lui de chercher ensemble des solutions. Il vaut mieux se tromper que de passer à côté.
La formation Premiers secours en santé mentale permet à tout citoyen, et donc à l’entourage d’une personne en souffrance d’apprendre à lui venir en aide.

Comment réagir en cas de risque (ou d’idées) suicidaire(s) ?

Les personnes suicidaires donnent parfois des indices au détour d’une phrase. Au moindre doute concernant un proche, il faut oser lui demander s’il pense à la mort. Poser la question n’augmente jamais les risques de suicide, au contraire.
N’hésitez pas à appeler le 15 (si vous pensez que le passage à l’acte est possible), ou à appeler le 3114 pour être guidé.
Si vous avez des pensées suicidaires, verbalisez-les à un proche ou appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide ouvert 24 heures sur 24. Des professionnels de santé mentale répondent à ce numéro, écoutent et guident les personnes suicidaires et leurs prochécra

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