Cancer du sein : l’importance du dépistage précoce

Publié le 17/10/2025

En France, le cancer du sein reste la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. Pourtant, détecté à un stade précoce, il guérit dans 9 cas sur 10. Le dépistage est donc essentiel, mais moins d’une femme sur deux participe aujourd’hui au programme national.

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Image d'illustration - Source : Adobe Stock
Chaque année, près de 60 000 femmes sont diagnostiquées d’un cancer du sein, qui demeure la première cause de mortalité par cancer chez les femmes. Détecté à un stade précoce, il peut pourtant être pris en charge plus efficacement et guérit dans 9 cas sur 10.

Un programme national accessible à toutes

Dès l’âge de 25 ans, il est recommandé de faire examiner ses seins chaque année par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme.
Entre 50 et 74 ans, un dépistage organisé est proposé tous les deux ans. Il comprend une mammographie et un examen clinique réalisés par un radiologue. Ce dispositif est intégralement pris en charge par l’Assurance maladie, sans avance de frais.
Pour les femmes présentant un risque plus élevé, notamment en cas d’antécédents familiaux ou personnels de cancer du sein, un suivi adapté est défini par leur professionnel de santé.

Les signes qui doivent alerter

Le dépistage repose principalement sur l’imagerie médicale. Toutefois, certains symptômes nécessitent une consultation médicale :
    • l’apparition d’une boule ou d’une grosseur dans le sein ou l’aisselle,
    • des changements de la peau (rougeur, rétraction, aspect de « peau d’orange »),
    • une modification du mamelon ou de l’aréole (écoulement, changement de couleur ou de forme),
    • une variation inhabituelle de la taille ou de la forme du sein.
Ces symptômes ne traduisent pas systématiquement un cancer, mais justifient un examen médical. Plus la détection intervient tôt, plus les chances de guérison sont élevées.

Des facteurs de risque bien identifiés

Le cancer du sein peut concerner toutes les femmes, mais certains facteurs en augmentent la probabilité :
    • l’âge : 80 % des cas surviennent après 50 ans,
    • le mode de vie : consommation d’alcool ou de tabac, surpoids, sédentarité,
    • les antécédents personnels et familiaux, notamment la présence de cancers du sein ou de l’ovaire dans la famille.
S’il s’agit d’une maladie complexe, la connaissance de ces facteurs permet d’agir en prévention et d’adopter de meilleures habitudes de vie.

« Le dépistage m’a sauvée »

C’est ce qui a permis de découvrir le cancer au tout début. Autant on ne peut pas éviter son arrivée, autant on peut faire en sorte de l’affronter tôt, et ce sera plus facile à déloger.

Sophie Hoffmann

En 2020, Sophie Hoffmann, journaliste et créatrice du podcast My boob story – Le journal optimiste de mon cancer du sein, apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein, diagnostiqué au cours d’un dépistage. L’annonce est brutale : « On m’a dit de façon très directe : "il y a un cancer du sein, il faut qu’on s’en occupe". Ça a été violent, mais ce qui a aidé, c’est qu’on m’a donné immédiatement le programme à suivre. »
Son parcours de soins a été lourd : 16 séances de chimiothérapie, 30 séances de radiothérapie et une chirurgie. Pour transformer cette épreuve, Sophie a enregistré des notes vocales tout au long de son traitement, qu’elle a ensuite façonnées en un podcast. « J’ai eu cette envie et ce goût de transmettre, pour expliquer ce que peut être un parcours de soin et aider les patientes comme leurs proches. »
Au-delà de la maladie, elle insiste sur le message d’espoir : « Après un cancer, c’est un autre chapitre de notre vie. On n’est pas tout à fait pareil, mais pas tout à fait différente non plus. Mais il y a toujours un printemps qui revient. »

Un geste qui change tout

Aujourd’hui encore, moins d’une femme sur deux en France participe au programme national de dépistage. Comme le rappelle Sophie Hoffmann : « Prévoyez quelque chose après, allez-y avec votre fille, votre amie, votre collègue, et prévoyez un moment de partage, un café, du shopping. Mais surtout, allez-y. Le dépistage, c’est une chance. »

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