Grand chantier : Approfondir l'animation de réseaux

Publié le 30/07/2026 Modifié le 10/08/2026

foule de personnes vue du dessous
foule de personnes vue du dessous - Source : Photographie libre d'utilisation issue de Pexels.

En 2025, le SIG a fait de l’animation des réseaux de l’État et de l’ouverture aux partenaires un levier central de transformation de la communication de l’État.

Dispositifs de valorisation, nouveaux cadres communs, formations et espaces d’échange ont permis de faire circuler les bonnes pratiques, d’outiller les acteurs et de structurer un écosystème plus cohérent, plus responsable et mieux relié aux attentes des citoyens comme aux initiatives de la société civile.

Territorialiser la communication de l’État avec les préfectures

Parce que l’efficacité de la communication de l’État repose aussi sur sa capacité à s’adapter aux réalités locales, le SIG a renforcé en 2025 son travail auprès des communicants de préfectures dans une logique davantage fondée sur le partage d’expériences et la co-construction.

Cette évolution s’est d’abord traduite par une refonte des outils d’animation du réseau. Le mail de mobilisation hebdomadaire a été repensé autour d’une priorité de communication unique, complétée de contenus plus serviciels, ainsi qu’un agenda partagé des temps forts de la communication territoriale. Diffusées à près de 550 destinataires, ces priorités ont été reprises dans 76% des cas par les préfectures, témoignant de leur appropriation par le réseau.

76 % des préfectures relaient les priorités

Diffusées à près de 550 destinataires, les priorités ont été reprises dans plus de trois quarts des cas, illustrant leur bonne appropriation par le réseau territorial.

Le renforcement des compétences a constitué un deuxième axe structurant. Sessions de formation régionales, participation aux formations de prise de poste du ministère de l'Intérieur, intervention à l'IRA de Lyon auprès de 150 élèves-attachés ou encore organisation de webinaires thématiques consacrés notamment au numérique, à la cybersécurité et à la gestion de crise ont contribué à accompagner l’évolution des métiers, et à diffuser une culture commune de la communication de l’État à l'échelle locale.

Le SIG a également développé un appui stratégique aux préfectures dans l'élaboration de leurs plans de communication, en lien avec les crédits alloués dans le cadre du baromètre de l’action publique porté par la DITP. À cet égard, l’étude « La France en Grand Angle » a constitué un outil précieux pour nourrir des stratégies plus ancrées dans les préoccupations locales.

Enfin, la communication intermédiée a constitué un autre levier important de territorialisation. Pour renforcer la visibilité des dispositifs de communication visant à promouvoir et relayer des messages d’intérêt général, le SIG encourage les préfectures à s’appuyer sur une caisse de résonance de partenaires complémentaires à la sphère de l’État, afin de toucher et sensibiliser le plus grand nombre. Ce levier apparaît particulièrement pertinent à l’échelle locale : grâce à leur connaissance fine des écosystèmes territoriaux, les préfectures peuvent identifier des relais capables d’inscrire les messages dans les parcours de vie des habitants et d’adopter une approche plus affinitaire vis-à-vis des publics. Les ateliers consacrés aux partenariats locaux ont permis de partager des méthodes et des retours d’expérience directement transposables sur le terrain. 

16 partenariats de communication recensés en 2025

La dynamique de mobilisation s'est nettement renforcée, avec un nombre de partenariats doublé par rapport à 2024.

  • La préfecture de la Côte-d’Or a lancé le concours « Stop aux mythos » pour sensibiliser les jeunes aux dangers des stupéfiants à travers des courts métrages. Le film lauréat a été diffusé dans les cinémas Pathé de Dijon.
  • À l’occasion d’un match de TOP 14 du LOU Rugby, la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes a promu le recrutement de policiers adjoints grâce à un stand d’animations et un coup d’envoi symbolique.
  • En partenariat avec La Poste, la préfecture de la Loire a mis en place un dispositif permettant de signaler les violences intrafamiliales par courrier via une adresse dédiée, les signalements étant ensuite pris en charge par la gendarmerie, ainsi que de mobiliser les facteurs pour repérer les situations préoccupantes.

  • Participation aux Comité d’administration régionaux :
  • Centre-Val de Loire : CAR dédié à la communication
  • Grand Est : présentation de l’étude la France en grand angle
  • Séminaires des communicants de l’État en région et organisation d’ateliers « partenariats et plans de communication » : Normandie : Caen, Hauts-de-France : Lille, Bourgogne-Franche-Comté : Dijon, Auvergne-Rhône-Alpes : Lyon, Occitanie : Toulouse, Nouvelle-Aquitaine : Bordeaux

« Le SIG est toujours prêt à nous suivre, à faciliter les prises contacts avec les partenaires et à nous orienter sur l’approche la plus adéquate à mettre en œuvre pour toucher nos cibles. »

Fabien Despinasse, Conseiller communication et presse, chef du service régional de la communication interministérielle de la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes

Les Liens² : structurer et renforcer la relation partenariale

Dans un contexte où les partenariats constituent un levier essentiel pour amplifier la portée des dispositifs de communication d’intérêt général, le SIG a engagé en 2025 une nouvelle démarche visant à renforcer la qualité et la pérennité de ses relations avec ses partenaires stratégiques, soit des entités de différentes natures engagées pour l’intérêt général mais partageant également des principes de transparence, de neutralité et de responsabilité.

C’est dans cette perspective qu’a été lancé un cycle de rencontres réunissant autour du Directeur du SIG, des décideurs issus d’organisations partenaires ou susceptibles de le devenir.

Organisées autour de thématiques d’intérêt commun, telles que la Grande Cause Nationale « Parlons santé mentale ! », la Grande Cause du quinquennat « Toutes et tous égaux » ou encore les élections municipales de 2026, ces rencontres favorisent les échanges d’expériences, la confrontation des points de vue et l’émergence de nouvelles formes de coopération.

Au-delà de ces rendez-vous, cette démarche a donné naissance à une identité éditoriale propre : « Les Liens² ». Fruit d’une réflexion stratégique sur le positionnement de l’activité partenariale, ce concept traduit une double ambition : il évoque à la fois les liens professionnels et humains qui se construisent entre les participants, et la contribution de ces partenariats au renforcement du lien entre les citoyens et l’action publique. Pensé comme un marqueur durable, « Les Liens² » a vocation à structurer dans le temps l’ensemble de l’expression partenariale du SIG afin d’accompagner le développement et la fidélisation d’une communauté de partenaires engagés au service de l’intérêt général.

En favorisant des relations fondées sur la confiance, le dialogue et la co-construction, cette démarche contribue à renforcer la capacité du SIG à mobiliser durablement des acteurs engagés autour des grandes priorités publiques et à solidifier par là même le partenariat comme un levier stratégique de diffusion.

La charte partenariale du Gouvernement : un cadre commun pour des partenariats plus transparents

Dans un contexte où les partenariats constituent un levier croissant de diffusion des campagnes d’intérêt général, le SIG a piloté l’élaboration d’une charte partenariale du Gouvernement, en lien avec l’Agence du patrimoine immatériel de l’État (APIE) et plusieurs ministères. Construite dans le cadre d’ateliers interministériels, cette démarche vise à sécuriser les pratiques et harmoniser les méthodes afin de renforcer la confiance dans les partenariats conclus par l’État pour nourrir leur essor.

L’ambition est de garantir que ces collaborations reposent sur des principes partagés de transparence, d’intérêt général, de neutralité et de responsabilité. En définissant ce cadre commun, la charte renforce la lisibilité des démarches partenariales et assure une égalité de traitement entre les acteurs susceptibles d’y contribuer.

Cette exigence se traduit par une évolution des modalités de sélection des partenaires, qui se concrétise à travers la mise en place d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI). Tout acteur répondant aux critères définis pour la campagne peut ainsi se porter candidat dans un cadre ouvert, transparent et objectivé. Les partenariats retenus sont ensuite formalisés par une convention précisant les engagements et responsabilités de chaque partie.

Le dispositif a aussi vocation à être décliné au niveau territorial. Les préfectures peuvent lancer des AMI adaptés à leurs besoins, afin de développer des partenariats de proximité tout en s’inscrivant dans un cadre partagé à l’échelle de l’État.

Au-delà d’un document de référence, cette charte marque une étape importante dans la structuration et la professionnalisation de l’activité partenariale de l’État, au service d’une communication étatique plus ouverte, plus lisible et mieux encadrée.

Amplifier les campagnes d’intérêt général portées par la société civile

Parce qu’elles disposent d’une expertise de terrain, d’une proximité avec des publics parfois difficiles à atteindre par les canaux institutionnels et d’une capacité d’innovation, les associations constituent des partenaires essentiels de la communication d’intérêt général.

C’est dans cette perspective que le SIG a structuré un cycle d’appels à projets destiné aux organismes à but non lucratif porteurs de campagnes de communication. Prévu par la circulaire du 20 septembre 2010 relative à la contribution des sociétés de l’audiovisuel public aux campagnes d’intérêt général faisant appel à la générosité publique, ce mécanisme permet l’octroi d’espaces gracieux en radio et télévision.

Historiquement mobilisé pour la Grande cause nationale, il peut être également mobilisé par le SIG sur d’autres thématiques d’intérêt général, dans la limite de cinq appels à projets par an. Son élargissement répond à un enjeu croissant : permettre à des campagnes à forte utilité sociale de bénéficier d’une visibilité accrue et toucher plus largement les publics concernés.

Plus de 1,5 million d’euros de soutien gracieux aux campagnes associatives

Entre novembre 2024 et décembre 2025, quatre campagnes d’intérêt général ont bénéficié d’une visibilité renforcée, en cohérence avec les priorités gouvernementales.

  • App’Elles, le dispositif de l’association Resonantes dédié à l’accompagnement des femmes dans leurs démarches de justice ;
  • Walt, en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes ;
  • Restau’Co relative à l’alimentation durable en restauration collective ;
  • Collectif Santé mentale dans le cadre de la grande cause 2025. 

« Le soutien du Gouvernement a permis à WALT d'amplifier considérablement la portée de ses actions auprès des jeunes. »

Agnès Domenech, Déléguée générale de l'association Walt

Professionnalisation de la filière communication

Le SIG a lancé la 1re édition des « Prix de la communication de l’État » en mai 2025, à l’occasion de la 4e édition du séminaire annuel des communicants de l’État. Ce palmarès, attribué par un jury d’experts de la communication et des médias, vise à mettre en lumière les dispositifs les plus remarquables de la communication publique.

Ces prix promeuvent une communication de l’État créative, efficace et responsable, au service du renouvellement du lien avec les citoyens. Au sein de la sphère, ils participent ainsi à la diffusion des bonnes pratiques et à l’encouragement de l’innovation, fédérant la communauté autour d’exigences partagées de lisibilité, d’accessibilité et d’impact. Vis-à-vis de nos partenaires et de l’écosystème élargi, l’enjeu est de renouveler l’image de la communication étatique pour montrer qu’elle sait saisir les codes de son époque.

Face à l’évolution rapide des usages et des attentes des citoyens, le renforcement des compétences constitue un enjeu majeur pour la communication de l’État. Dans cette perspective, le SIG a accompagné en 2025 le déploiement du premier accord-cadre interministériel de formation à la communication à travers la création de quatre modules e-learning et la co-construction de quatorze formations.

Élaborés avec les communicants de l’État et testés lors de sessions pilotes, ces dispositifs ont permis d’adapter les contenus aux besoins opérationnels des agents. Le succès rencontré par les formations proposées sur la plateforme Mentor, avec près de 1 000 inscrits dès 2025, confirme l’intérêt des agents pour une offre adaptée aux évolutions des métiers de la communication étatique.

Face à l’évolution rapide des usages numériques, le SIG a renforcé en 2025 l’accompagnement des « bureaux campagnes » des ministères, à travers de nouveaux formats de professionnalisation.

Les ateliers « Créativité et Performances », conçus avec YouTube, TikTok et Snapchat, ont permis d’améliorer les connaissances sur les usages et comportements des cibles, de partager les bonnes pratiques créatives et les leviers d’efficacité des campagnes digitales sur ces espaces, en présence des agences de communication de l’État. En complément, les webinaires « Minute Média et Mesures », avec les référents métiers chargés de la mesure d’audience des interfaces numériques, ont approfondi les enjeux de pilotage et d’évaluation de la performance.

Ces dispositifs ont réuni entre 50 et 70 communicants de l’État par session, témoignant de l’intérêt du réseau pour ces enjeux.

Face à l’essor de l’intelligence artificielle dans les métiers de la communication, le SIG a élaboré en 2025 une charte pour un usage responsable de l’IA destinée aux communicants de l’État.

Construite en s’appuyant sur les recommandations de la CNIL, du SGDSN et sur le règlement européen sur l’IA, elle fixe un cadre commun pour accompagner les usages quotidiens des communicants, tout en conciliant la responsabilité éditoriale, la transparence et la protection des données. Son ambition est double : favoriser un usage maîtrisé et sécurisé de l’IA comme outil de travail pour les agents, mais aussi encadrer son emploi lorsqu’elle devient un levier de production, de diffusion ou d’optimisation des contenus adressés aux citoyens. Elle contribue ainsi à inscrire l’innovation technologique dans une communication étatique garante de confiance.