Interview de Fabien Despinasse
Publié le 04/08/2026 Modifié le 10/08/2026
Fabien Despinasse revient sur l’appui du SIG dans l’animation du réseau des communicants de l’État en région et dans la construction de stratégies adaptées aux réalités territoriales. Il souligne l’apport des outils mis à disposition par le service, le rôle croissant des partenariats locaux et partage l’exemple d’une campagne de prévention menée en Auvergne-Rhône-Alpes sur les risques liés à la consommation de protoxyde d’azote.
Fabien Despinasse
Conseiller communication et presse, chef du service régional de la communication interministérielle de la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Comment le SIG vous aide-t-il dans l’animation de votre réseau de communicants de l’État en région ?
Nous pouvons compter le soutien solide au quotidien du SIG, notamment de l’équipe d’animation territoriale pour nous aider à fixer les priorités de communication, participer à nos séminaires régionaux semestriels des communicants de l’État, nous conseiller sur la mise en œuvre opérationnelle des plans de communication ou l’élaboration de nos propres stratégies. Nous avons ainsi pu aborder des sujets très opérationnels : la communication accessible, l’élaboration d’un plan de communication à 360°, et surtout le développement de partenariats. Je mesure que nous avons beaucoup de chance de pouvoir bénéficier des conseils du SIG pour élaborer nos campagnes de communication les plus complexes. Ils sont toujours prêts à nous suivre, à faciliter les prises contacts avec les partenaires et à nous orienter sur l’approche la plus adéquate à mettre en œuvre pour toucher nos cibles.
Quels sont les outils développés par le SIG utiles dans votre quotidien de communicant de l’État ?
Le Kiosque est une plateforme indispensable pour accéder facilement aux kits de campagne, aux formations disponibles, aux outils de design ou à la marque de l’État. Le partage des bonnes pratiques avec Gouv X et des éléments de langage du gouvernement, l’apport de l’observatoire des priorités gouvernementales sont précieux. Les analyses médiatiques et réseaux sociaux des thématiques « chaude » nous permettent d’orienter les messages et d’accentuer notre attention sur les sujets qui montent. Je veux également saluer l’importance que le SIG accorde à nous donner des perspectives dans le cadre des réflexions menées sur la fonction communication de l’État, dans l’objectif d’aboutir un modèle plus efficace pour les communicants qui œuvrent dans les territoires.
Pouvez-vous nous parler d’un partenariat de communication clé réalisé dans votre région en 2025 ?
Nous venons de lancer une campagne partenariale de prévention des risques liés à la consommation de protoxyde d’azote en Auvergne-Rhône-Alpes avec l’agence régionale de santé et les hospices civils de Lyon qui disposent d’un service d’addictologie de référence. Cette campagne prévoit une diffusion digitale ciblée ainsi que des affichages dans des lieux festifs de la région. Elle s’appuie également sur les initiatives des collectivités territoriales très engagées dans ce domaine. Nous abordons le problème sous tous ces angles : prévention, sécurité routière, lutte contre les trafics, protection de l’environnement. Le Préfet a officiellement lancé l’opération depuis la commune de Saint-Priest en présence du Maire, de la directrice générale de l’ARS et du directeur général des HCL, de jeunes qui ont élaboré leur propre campagne de sensibilisation que nous valoriserons prochainement. Prochaine étape : création d’un outil numérique grand public pour évaluer les conséquences du protoxyde d’azote sur les capacités cognitives et physiques.
Nous travaillons également sur d’autres campagnes partenariales : le développement d’un partenariat avec des clubs de sport lyonnais pour soutenir notre campagne de recrutement de policiers adjoints, la sécurité routière