Gabriel Attal
Publié le 09/12/2024 Modifié le 04/11/2025
Après l’exercice de plusieurs fonctions ministérielles, Gabriel Attal est nommé à Matignon le 9 janvier 2024 par le président de la République. Âgé de 34 ans, il devient ainsi le plus jeune Premier ministre de la Ve République.
En m’exprimant face à vous, c’est en réalité à chaque citoyen de notre pays que je m’adresse. Et à travers vous, c’est à chacun de nos concitoyens que je veux le dire : nous ne sommes pas n’importe quel pays. La France n’a jamais été, n’est pas, ne sera jamais une Nation qui subit : ni hier, ni aujourd’hui, ni demain.
- Devant les députés, à l’Assemblée nationale, au cours de sa déclaration de politique générale, 30 janvier 2024.
Biographie rapide
- Né le 16 mars 1989 à Clamart (Hauts-de-Seine).
- Conseiller municipal de Vanves depuis mars 2014.
- Député de la dixième circonscription des Hauts-de-Seine depuis 2017.
- Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, Porte-parole du Gouvernement (2020-2022), ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé des Comptes publics (de juillet 2022 à juillet 2023) ; ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse (de juillet 2023 à janvier 2024).
- Premier ministre de janvier à septembre 2024.
Gabriel Attal à l'Hôtel de Matignon
Discours de politique générale, le 30 janvier 2024
- pour nos compatriotes du Pas-de-Calais, avec la mise en place de nombreuses aides d’urgence, pour rebâtir et permettre à chacun d’adapter son logement pour éviter de futures inondations,
- pour la mise en œuvre du « choc des savoirs », pour renforcer le niveau des élèves, pour l’accélération de la lutte contre le harcèlement à École, et pour une meilleure protection des enseignants, qu’il avait préparés et annoncés lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale,
- pour la santé, en simplifiant de nombreuses actes médicaux et administratifs, pour renforcer l’accès aux soins dans les territoires et pour une meilleure prise en compte de la santé mentale, en augmentant la prise en charge par l’État des consultations chez le psychologue. Il souhaitait aussi donner les moyens aux universités de doubler le nombre d’étudiants en médecine d’ici à 2027, pour permettre à terme de disposer de plein plus de soignants,
- pour restaurer l’autorité, dans la rue, à l’École et dans les familles, avec notamment avec un projet de loi sur la justice des mineurs,
- pour la transition écologique avec un plan dédié à l'adaptation au changement climatique,
- pour le logement, avec une stratégie visant à réaliser un « choc de l’offre », pour encourager la construction de 30 000 logements en plus dans les prochaines années, via « 20 territoires engagés pour le logement », pour permettre la réquisition des bâtiments vides ou la responsabilisation des maires pour l'attribution des logements sociaux ;
- pour la simplification de l’action publique, avec notamment la « débureaucratisation » et l’automatisation de nombreuses démarches administratives, avec l’expérimentation d’outils basés sur l’intelligence artificielle pour accélérer les réponses faites par l’État, tout en renforçant les services de proximité à travers les Maisons France services. Il visait entre autres la suppression complète des formulaires CERFA.