Lutter contre les violences faites aux femmes

Toutes et tous égaux

Assurer la protection des femmes, mieux traiter les violences conjugales, sanctionner les auteurs de violences sexuelles... La lutte contre les violences faites aux femmes constitue le 1er pilier de la Grande cause du quinquennat.

Le premier pilier de la cause de l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est bien la lutte pour l’élimination complète des violences faites aux femmes.

Emmanuel Macron

  • Le président de la République
Emmanuel Macron
Depuis 2017, le Gouvernement est mobilisé, avec l’ensemble des acteurs qui œuvrent au quotidien sur le terrain, pour protéger les femmes.  Cet engagement s’est matérialisé notamment par la tenue du Grenelle des violences conjugales lancé le 3 septembre 2019.  
Ce pilier comporte des mesures ambitieuses animées par la volonté d’aller vers les victimes, de s’adapter à leurs besoins pour mieux les protéger.
Ce dernier s'articule autour de trois grands objectifs stratégiques :
  • Assurer une protection intégrale et immédiate des femmes sur l’ensemble du territoire.
  • Mieux traiter les violences conjugales et leurs spécificités.
  • Sanctionner les auteurs de violences sexuelles de manière plus effective.
Le budget du ministère dédié à la lutte contre les violences a triplé depuis 2017, passant de 30 millions d’euros à près de 90 millions d’euros en 2025. Le budget garantit le soutien aux associations engagées partout en France, avec près de 50 millions d’euros dédiés en 2025. Le financement de l’aide universelle d’urgence représente, quant à lui, plus de 50 millions d’euros depuis sa création. Plus de 50 000 bénéficiaires ont déjà perçu cette aide, versée en moyenne en moins de trois jours par les CAF et les MSA, pour un montant moyen de 900 euros. 
Visuel - Source : Source : arrêtonslesviolences.gouv.fr

Visuel

Visuel - Source : arrêtonslesviolences.gouv.fr

Assurer une protection intégrale et immédiate des femmes sur l’ensemble du territoire

L’isolement géographique, l’éloignement, ou encore parfois l’engorgement des structures d’accompagnement sont autant de freins à l’accompagnement des victimes. Il est donc indispensable d’assurer un maillage territorial homogène de l’ensemble des dispositifs de prise en charge des victimes.
Rompre l’isolement, aller vers les victimes les plus vulnérables, les accompagner, à leur rythme, dans la démarche de signalement et de plainte, c’est leur offrir une meilleure protection et préserver l’avenir de la procédure.
Source : Déconstruire l'emprise pour quitter le cycle des violences

Mesures mises en place

  • Doter chaque département d’une structure médico-sociale de prise en charge globale des femmes victimes de tous types de violences, adossée à un centre hospitalier, et y généraliser le recueil de plainte. Ces lieux offriront à la victime un espace sécurisé de recueil de leur parole, d’accompagnement psychologique et juridique, d’information et d’orientation vers les partenaires (psychologues, médecins, associations d’aide aux victimes, policiers et gendarmes, tribunal, avocats...).
  • Permettre le recueil de preuve sans plainte dans chaque département. Le recueil de ces preuves sera fait, à titre conservatoire, au sein d’établissements de santé, afin de donner toutes les chances à la procédure judiciaire de prospérer, tout en s’adaptant au rythme de la victime.
  • Développer « l’aller vers » en renforçant les permanences des associations d’aide aux victimes au sein des Maisons France Services et des Bus France Services, en formant des référents violences et en renforçant les bus itinérants associatifs d’information en zone rurale.

Mieux traiter les violences conjugales et leurs spécificités

La complexité et la spécificité des violences conjugales rendent primordiales la formation et la spécialisation des professionnels confrontés à ces procédures. L’objectif est de mieux évaluer le danger auquel sont exposées ces femmes, et ainsi de mieux les protéger.
Pour cela, il s’agit de traiter de manière adaptée, en transversalité, des dossiers qui impliquent de nombreux partenaires (associations, professionnels de santé, policiers et gendarmes, magistrats, avocats, professionnels de l’enfance...) et de favoriser la transmission d’informations amenant de meilleures décisions.
Sur les 54 mesures présentées lors du Grenelle en 2019, 52 ont été intégralement mises en œuvre, et deux dernières sont en cours de réalisation courant 2025.

Mesures mises en place

  • Enrichir le Fichier de protection des victimes de violences intrafamiliales (FPVIF) qui sera mis en place fin 2023. Ce fichier devant contenir les données relatives à l’auteur (traitement des antécédents judiciaires, fichier des personnes recherchées, fichiers relatifs aux armes...), sera enrichi des données relatives à la victime telles que les requêtes en ordonnance de protection ou encore le bracelet anti-rapprochement dont les modalités seront encore améliorées et développées pour mieux protéger. Cela permettra de mieux éloigner les auteurs, mieux évaluer la situation de danger auquel est exposée la victime et s’assurer du même niveau d’informations de tous les acteurs.
  • Spécialiser les acteurs judiciaires, par la mise en place de pôles spécialisés, qui traiteront en transversalité les dossiers de violences intrafamiliales sur le plan civil (affaires familiales, assistance éducative, autorité parentale...) et sur le plan pénal (pôle mineur-famille au parquet, audiences correctionnelles) avec un dossier unique et des audiences dédiées. Une ordonnance de protection immédiate dans les 24h au bénéfice de la victime de violences conjugales et ses enfants sera instaurée. Le financement des associations intervenant en matière de violences intrafamiliales sera renforcé et pérennisé. La formation des magistrats et de l’ensemble des acteurs de première ligne en matière de lutte contre les violences intrafamiliales sera renforcée. En 2024, plus de 4 200 ordonnances de protection ont été prononcées, avec un taux d’acceptation de près de 68 %.
  • Au 4 juillet 2025, 6 565 téléphones grave danger sont actifs en France, dont plus de 5 200 sont actuellement déployés auprès des victimes. Ce dispositif vise à renforcer la sécurité des personnes exposées à des risques de violences, en facilitant une alerte rapide en cas de danger. Plus de 760 bracelets anti-rapprochement sont en cours d’utilisation au 4 juillet 2025. Sur les deux dernières années, 3 700 bracelets ont été déployés, contribuant à encadrer les situations à risque et à prévenir les contacts non autorisés.

Sanctionner les auteurs de violences sexuelles de manière plus effective

La parole des victimes de violences sexuelles se libère parfois longtemps après les faits. C’est particulièrement le cas lorsque leur agresseur exerce une emprise sur elles, et plus largement en raison des mécanismes propres à la mémoire traumatique.
Pour mettre fin à l’impunité de certains agresseurs, il est donc nécessaire de tenir compte de ces circonstances spécifiques pour lever les obstacles aux poursuites et favoriser les condamnations. Dans la même logique, la répression des viols doit être aggravée lorsque leur auteur a agressé plusieurs victimes.
Enfin, parce que les situations d’autorité ou de pouvoir favorisent la commission de violences sexuelles ou sexistes, tout doit être mis en œuvre pour mieux détecter, et donc mieux prévenir ces violences. Il est essentiel d’accompagner les victimes, sur tous les plans, dès la révélation des faits.

Mesures mises en place

  • Expertiser la prolongation du délai de prescription des infractions sexuelles commises sur un majeur, si le même auteur commet un nouveau viol ou une nouvelle agression sexuelle, afin que la prescription des deux infractions soit prolongée jusqu’au délai le plus tardif, à savoir le délai de prescription de la seconde infraction. À l’instar de ce qui a été fait pour les mineurs par la loi du 21 avril 2021, cette « solidarité temporelle entre victimes » contribuerait à la reconnaissance judiciaire de toutes les victimes d’un agresseur en série.
  • Aggraver les peines encourues en cas de viols sériels, en portant de 20 à 30 ans la peine de réclusion criminelle dont sont punissables les viols sur plusieurs victimes.
  • Améliorer le traitement des violences sexuelles par le biais de deux missions d’expertise : une mission confiée au Haut conseil à l’égalité sur la prise en charge globale des victimes de violences sexuelles ; mission confiée à deux personnalités qualifiées afin d’améliorer la prévention, la détection et l’accompagnement des victimes de violences sexuelles et sexistes commises par une personne abusant de sa position d’autorité ou de pouvoir. Cela concernera le monde de l’entreprise, la fonction publique, l’exercice de responsabilités au sein d’un parti politique, les mandats électifs, ou les activités d’encadrement sportif.
  • Mettre en place des Travaux d’intérêt général dédiés pour plus de prévention et lutter contre la réitération des faits.

Journée pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, chaque 25 novembre, permet de réaffirmer qu’il s’agit d’une priorité et qu’il faut #NeRienLaisserPasser face aux agresseurs.
La campagne #NeRienLaisserPasser, en 2023, valorisait tous les professionnels engagés au quotidien dans ce combat : 
  • les soignants et professionnels de santé, 
  • les forces de l'ordre, 
  • les avocats, 
  • les magistrats, 
  • les écoutants du 3919, 
  • les associations et les collectifs. 

« Lettre aux hommes de demain »

Le 8 mars 2022, des hommes du monde sportif et culturel ont porté un message fort pour construire une culture de l’égalité pour les générations futures, et particulièrement aux jeunes garçons, pour que l’égalité ne reste pas « une affaire de femmes » mais une volonté de toutes et tous. En s'adressant aux hommes de demain, ils participent à la mission collective de transmettre et d'apprendre l'égalité, le respect et la non-violence vis-à-vis des femmes. 
Source : Gouvernement

Violences, accès à l'éducation, inégalités salariales... Les droits fondamentaux des femmes ne sont toujours pas pleinement respectés. C’est inacceptable. Insupportable. Cher homme de demain, tu seras le meilleur des hommes : celui qui s’engage pour l’Égalité.

Transcription

« Cher homme de demain,

Toi petit garçon qui nais aujourd’hui, 8 mars 2022, Journée Internationale des Droits des Femmes, je m’adresse symboliquement à toi, ainsi qu’à tous les hommes. S’il existe une Journée Internationale des Droits des Femmes, c’est que leurs droits fondamentaux ne sont toujours pas respectés dans une grande partie du monde : violences sexistes et sexuelles, droit à disposer librement de son corps, accès à l’éducation, inégalités salariales. C’est inacceptable. Insupportable.

Mais il y a des raisons d’espérer. Pas après pas, nous les adultes d’aujourd’hui, nous avançons vers plus d’Égalité. Et le jour où, à ton tour, tu seras en âge de changer les choses, nous avancerons ensemble, avec toi.

Nous le ferons parce que les femmes représentent la moitié de l’humanité. Parce que les femmes sont nos mères, nos sœurs, nos filles, nos amies, nos collègues – mais surtout - nos égales en humanité.

Ensemble, avec toi, avec elles, nous œuvrerons pour l’égalité entre les femmes et les hommes ; partout. Ensemble, nous ne laisserons rien passer ; jamais. Pas le moindre geste déplacé, pas la moindre remarque sexiste. Car ces gestes, ces mots banalisent la violence à l’égard des femmes.

Cher homme de demain, petit garçon qui nais aujourd’hui, 8 mars 2022, Journée Internationale des Droits des Femmes, je crois en toi. Tu seras le meilleur des hommes : celui qui s’engage pour l’Égalité. »

Publié le 19/09/2023 Modifié le 06/10/2025