Lutter contre les violences faites aux femmes
Toutes et tous égaux
Assurer la protection des femmes, mieux traiter les violences conjugales, sanctionner les auteurs de violences sexuelles... La lutte contre les violences faites aux femmes constitue le 1er pilier de la Grande cause du quinquennat.
Le premier pilier de la cause de l’égalité entre les femmes et les hommes, c’est bien la lutte pour l’élimination complète des violences faites aux femmes.
- Le président de la République
- Assurer une protection intégrale et immédiate des femmes sur l’ensemble du territoire.
- Mieux traiter les violences conjugales et leurs spécificités.
- Sanctionner les auteurs de violences sexuelles de manière plus effective.
Assurer une protection intégrale et immédiate des femmes sur l’ensemble du territoire
Mesures mises en place
- Doter chaque département d’une structure médico-sociale de prise en charge globale des femmes victimes de tous types de violences, adossée à un centre hospitalier, et y généraliser le recueil de plainte. Ces lieux offriront à la victime un espace sécurisé de recueil de leur parole, d’accompagnement psychologique et juridique, d’information et d’orientation vers les partenaires (psychologues, médecins, associations d’aide aux victimes, policiers et gendarmes, tribunal, avocats...).
- Permettre le recueil de preuve sans plainte dans chaque département. Le recueil de ces preuves sera fait, à titre conservatoire, au sein d’établissements de santé, afin de donner toutes les chances à la procédure judiciaire de prospérer, tout en s’adaptant au rythme de la victime.
- Développer « l’aller vers » en renforçant les permanences des associations d’aide aux victimes au sein des Maisons France Services et des Bus France Services, en formant des référents violences et en renforçant les bus itinérants associatifs d’information en zone rurale.
Mieux traiter les violences conjugales et leurs spécificités
Mesures mises en place
- Enrichir le Fichier de protection des victimes de violences intrafamiliales (FPVIF) qui sera mis en place fin 2023. Ce fichier devant contenir les données relatives à l’auteur (traitement des antécédents judiciaires, fichier des personnes recherchées, fichiers relatifs aux armes...), sera enrichi des données relatives à la victime telles que les requêtes en ordonnance de protection ou encore le bracelet anti-rapprochement dont les modalités seront encore améliorées et développées pour mieux protéger. Cela permettra de mieux éloigner les auteurs, mieux évaluer la situation de danger auquel est exposée la victime et s’assurer du même niveau d’informations de tous les acteurs.
- Spécialiser les acteurs judiciaires, par la mise en place de pôles spécialisés, qui traiteront en transversalité les dossiers de violences intrafamiliales sur le plan civil (affaires familiales, assistance éducative, autorité parentale...) et sur le plan pénal (pôle mineur-famille au parquet, audiences correctionnelles) avec un dossier unique et des audiences dédiées. Une ordonnance de protection immédiate dans les 24h au bénéfice de la victime de violences conjugales et ses enfants sera instaurée. Le financement des associations intervenant en matière de violences intrafamiliales sera renforcé et pérennisé. La formation des magistrats et de l’ensemble des acteurs de première ligne en matière de lutte contre les violences intrafamiliales sera renforcée. En 2024, plus de 4 200 ordonnances de protection ont été prononcées, avec un taux d’acceptation de près de 68 %.
- Au 4 juillet 2025, 6 565 téléphones grave danger sont actifs en France, dont plus de 5 200 sont actuellement déployés auprès des victimes. Ce dispositif vise à renforcer la sécurité des personnes exposées à des risques de violences, en facilitant une alerte rapide en cas de danger. Plus de 760 bracelets anti-rapprochement sont en cours d’utilisation au 4 juillet 2025. Sur les deux dernières années, 3 700 bracelets ont été déployés, contribuant à encadrer les situations à risque et à prévenir les contacts non autorisés.
Sanctionner les auteurs de violences sexuelles de manière plus effective
Mesures mises en place
- Expertiser la prolongation du délai de prescription des infractions sexuelles commises sur un majeur, si le même auteur commet un nouveau viol ou une nouvelle agression sexuelle, afin que la prescription des deux infractions soit prolongée jusqu’au délai le plus tardif, à savoir le délai de prescription de la seconde infraction. À l’instar de ce qui a été fait pour les mineurs par la loi du 21 avril 2021, cette « solidarité temporelle entre victimes » contribuerait à la reconnaissance judiciaire de toutes les victimes d’un agresseur en série.
- Aggraver les peines encourues en cas de viols sériels, en portant de 20 à 30 ans la peine de réclusion criminelle dont sont punissables les viols sur plusieurs victimes.
- Améliorer le traitement des violences sexuelles par le biais de deux missions d’expertise : une mission confiée au Haut conseil à l’égalité sur la prise en charge globale des victimes de violences sexuelles ; mission confiée à deux personnalités qualifiées afin d’améliorer la prévention, la détection et l’accompagnement des victimes de violences sexuelles et sexistes commises par une personne abusant de sa position d’autorité ou de pouvoir. Cela concernera le monde de l’entreprise, la fonction publique, l’exercice de responsabilités au sein d’un parti politique, les mandats électifs, ou les activités d’encadrement sportif.
- Mettre en place des Travaux d’intérêt général dédiés pour plus de prévention et lutter contre la réitération des faits.
Journée pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes
- les soignants et professionnels de santé,
- les forces de l'ordre,
- les avocats,
- les magistrats,
- les écoutants du 3919,
- les associations et les collectifs.
« Lettre aux hommes de demain »
Violences, accès à l'éducation, inégalités salariales... Les droits fondamentaux des femmes ne sont toujours pas pleinement respectés. C’est inacceptable. Insupportable. Cher homme de demain, tu seras le meilleur des hommes : celui qui s’engage pour l’Égalité.
Transcription
« Cher homme de demain,Toi petit garçon qui nais aujourd’hui, 8 mars 2022, Journée Internationale des Droits des Femmes, je m’adresse symboliquement à toi, ainsi qu’à tous les hommes. S’il existe une Journée Internationale des Droits des Femmes, c’est que leurs droits fondamentaux ne sont toujours pas respectés dans une grande partie du monde : violences sexistes et sexuelles, droit à disposer librement de son corps, accès à l’éducation, inégalités salariales. C’est inacceptable. Insupportable.
Mais il y a des raisons d’espérer. Pas après pas, nous les adultes d’aujourd’hui, nous avançons vers plus d’Égalité. Et le jour où, à ton tour, tu seras en âge de changer les choses, nous avancerons ensemble, avec toi.
Nous le ferons parce que les femmes représentent la moitié de l’humanité. Parce que les femmes sont nos mères, nos sœurs, nos filles, nos amies, nos collègues – mais surtout - nos égales en humanité.
Ensemble, avec toi, avec elles, nous œuvrerons pour l’égalité entre les femmes et les hommes ; partout. Ensemble, nous ne laisserons rien passer ; jamais. Pas le moindre geste déplacé, pas la moindre remarque sexiste. Car ces gestes, ces mots banalisent la violence à l’égard des femmes.
Cher homme de demain, petit garçon qui nais aujourd’hui, 8 mars 2022, Journée Internationale des Droits des Femmes, je crois en toi. Tu seras le meilleur des hommes : celui qui s’engage pour l’Égalité. »
Publié le 19/09/2023 Modifié le 06/10/2025