Compte rendu du Conseil des ministres du 15 mai 2025

Publié le 16/05/2025 Modifié le 16/05/2025

Création du Fonds africain de développement ; entraide judiciaire en matière pénale entre la France et le Brésil ; organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 ; réindustrialisation et attractivité de la France ; nominations.

Source : Présidence de la République

Compte rendu du Conseil des ministres du 15 mai 2025

Sophie PRIMAS

(...) Pour la sixième année consécutive, la France est le pays d'Europe le plus attractif pour les investisseurs étrangers, même si bien sûr le nombre de décisions d'investissement est en baisse par rapport à 2023, et ce pour l'ensemble du continent européen, confronté bien sûr à une âpre concurrence internationale et une régionalisation des chaînes de valeurs que nous observons globalement, j'allais dire, avant même l'élection de Monsieur TRUMP aux États-Unis. Comme ancienne ministre du Commerce extérieur et de l'Attractivité, je me félicite que dans un contexte qui est pourtant marqué par une forme d'instabilité politique, la France parvienne à maintenir sa première place et je salue le travail de mon successeur, naturellement, Laurent SAINT-MARTIN, celui de l'ensemble des ministres chargés de l'attractivité de notre territoire. Et je souhaiterais également saluer les efforts de notre opérateur Business France et de l'ensemble des personnes qui, dans les services économiques et des ambassades de France à l'international, font un travail remarquable de liaison avec les investisseurs étrangers. La 8e édition du Sommet Choose France qui aura lieu lundi prochain à Versailles, dans les Yvelines, sera par ailleurs l'occasion, comme chaque année, de réaffirmer aux investisseurs du monde entier qu'investir en France est un choix judicieux. 

C'est dans ce contexte que le ministre Marc FERRACCI, ministre de l'Industrie et de l'Énergie, a présenté aujourd'hui en Conseil des ministres une communication sur la réindustrialisation et l'attractivité de la France. Les chiffres le montrent : après une grande période de désindustrialisation, la dynamique s'est inversée. Depuis 2022, nous recensons 450 ouvertures nettes de sites industriels en France, avec derrière des territoires qui sont revitalisés, puisque vous savez qu'une large partie de ces investissements et de ces implantations se fait en dehors de Paris et des territoires métropolitains, de nouveaux emplois créés et une indépendance retrouvée dans des secteurs qui sont pour nous des secteurs clés. Je note d'ailleurs que les chiffres de l'INSEE pour le premier trimestre 2025 montrent que l'emploi salarié industriel reste stable, voire légèrement positif. Ces chiffres sont le résultat, évidemment, d'une politique de long terme, de reconquête industrielle que nous souhaitons poursuivre. 

Pour autant, nous devons être lucides et regarder en face les défis qui sont devant nous, notamment ceux d'une concurrence internationale accrue et, naturellement, des tensions protectionnistes exacerbées et des nouvelles politiques commerciales de l'ensemble des blocs. Le Gouvernement est très mobilisé au niveau national, mais aussi au niveau européen, pour soutenir les filières industrielles qui sont en mutation et qui connaissent des difficultés. Je pense naturellement au secteur de la chimie, au secteur de la sidérurgie ou encore bien sûr à celui de l'automobile, avec derrière, nous le savons, des conséquences directes sur l'emploi dans certains sites et je veux évidemment redire l'engagement du Gouvernement auprès des salariés qui s'inquiètent aujourd'hui pour leur avenir et nous serons à leur côté pour accompagner ces mutations. 

Pour accroître notre compétitivité, nous devons poursuivre le chantier de la simplification que nous avons engagé en France comme en Europe. En parallèle, face aux concurrences déloyales, l'Europe doit enfin sortir de sa naïveté, défendre ses industriels. C'est le combat que mènent le ministre LOMBARD et Marc FERRACCI à Bruxelles. Et vous savez qu'en termes de préférence européenne, en termes de protection du marché européen, la France est vraiment en avant-garde pour obtenir des résultats de protection de nos marchés. 

Trois autres textes étaient présentés aujourd'hui en Conseil des ministres. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël BARROT, représenté par Benjamin HADDAD, ministre de l'Europe, a présenté deux projets de loi. Le premier vise à approuver une résolution modifiant l'accord de création du Fonds africain de développement afin de lui permettre d'accéder aux marchés financiers internationaux. Vous savez qu'en Afrique, il y a des besoins très importants d'investissement, notamment pour gérer le développement durable et les questions de transformation. Ces besoins financiers ne peuvent pas, pour des raisons que vous connaissez, être pris par les États qui participent déjà. Et donc, ouvrir les financements vers plus de privés et vers d'autres fonds est fondamental pour permettre à ces pays africains de gérer ce développement.

Le deuxième projet de loi concerne l'approbation d'un avenant à la Convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre la France et le Brésil. Il fait partie de l'arsenal général de lutte contre, évidemment, les stupéfiants, le trafic de stupéfiants et la criminalité organisée. Et cet avenant permettra d'établir une coopération plus efficace entre nos deux pays pour lutter donc contre la criminalité et, en particulier, le trafic de stupéfiants avec des coopérations en matière d'équipes, en matière de méthodes, en matière de nouveaux process qui sont donc dans cette convention. 

Enfin, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, Madame Marie BARSACQ, a présenté le projet de loi relatif à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030, des Alpes. Ce texte doit permettre, en s'appuyant notamment sur les enseignements des Jeux de Paris 2024, de posséder le cadre de l'organisation de 2030 dans les Alpes françaises, notamment sur des questions de financement, d'éthique, de construction des infrastructures ou encore de sécurité. 

Voilà pour ce qui est du compte rendu du Conseil des ministres de ce matin et je suis naturellement à votre disposition.

 

Oscar TESSONNEAU
Bonjour Madame PRIMAS, Oscar TESSONNEAU pour Rightbrain Magazine. Un texte important va revenir au Sénat dans quelques jours sur l'A69, donc cette autoroute qui devrait relier les villes de Toulouse et Castres. François TABAROT (phon), le ministre des Transports, s'est dit extrêmement favorable à la construction de cette structure. Quelle est la position du Gouvernement aujourd'hui ? Est-ce qu'elle est harmonisée dans toute cette polyphonie sur celle de Monsieur François TABAROT (phon) ?

 

Sophie PRIMAS
Alors, c'est Philippe, mais ce n'est pas grave.

 

Oscar TESSONNEAU

Philippe TABAROT, pardon.

 

Sophie PRIMAS

C'est François BAYROU et Philippe TABAROT. Sur cette question de l’A69, effectivement, il y a une proposition parlementaire, émanant du Sénat et en particulier des sénateurs de ce département, qui sera examinée cette semaine. Je n'ai pas beaucoup de doutes sur son adoption et le Gouvernement y apporte son soutien.

 

Jacques SERAIS
Bonjour, la ministre Jacques SERAIS, Europe 1. Au lendemain de l'audition de François BAYROU, est-ce qu'à l'occasion de ce Conseil des ministres ce matin, le Président a de nouveau apporté ou pas son soutien au Premier ministre ?

 

Sophie PRIMAS
Alors, la question de cette audition n'a pas été du tout à l'ordre du jour. Elle n'a pas du tout fait l'objet d'une communication du président de la République, ni même du Premier ministre. Et je reprends les propos du président de la République mardi soir dans son émission de télévision, où il a apporté toute sa confiance à son Premier ministre.

 

Arthur BELLIER

Bonjour Madame la ministre, Arthur BELLIER pour RTL. Mardi soir, sur TF1, le Président Emmanuel MACRON a évoqué des projets de référendum, mais il a renvoyé la balle vers vous, vers le Gouvernement, pour des projets de réforme à lui présenter d'ici juin. Quelle est votre réaction ? Est-ce qu'il y a déjà des premières pistes au Gouvernement sur ces réformes à proposer ?

 

Sophie PRIMAS

Je crois que le Premier ministre s'est exprimé assez fortement pour dire que la question, par exemple, budgétaire, qu'il souhaite mettre au cœur des préoccupations des Français pour co-construire et expliquer les efforts substantiels de modification et de transformation de notre pays, sera probablement au cœur des propositions qui seront faites par le Premier ministre. Je rappelle que le référendum, c'est effectivement à la main du président de la République, mais sur proposition du Premier ministre ou d'ailleurs des assemblées par un autre système. Et donc, d'ici le mois de juin, mi-juillet, puisque vous savez qu'à la mi-juillet, le Premier ministre fera une présentation des grandes orientations budgétaires. Probablement que ce sujet reviendra à l'ordre du jour.

 

Matthieu DESMOULINS

Bonjour Madame la ministre, Matthieu DESMOULINS pour TF1-LCI. Un message envoyé dans le cadre de la campagne interne des Républicains par le ministre de l'Intérieur en début de semaine a semé le trouble dans une partie du Bloc central. Certains députés Renaissance notamment, appelant le ministre de l'Intérieur à quitter le Gouvernement s'il maintient ses propos. Avez-vous une position à exprimer sur ce texte et que pensez-vous de ces règlements de compte en interne ?

 

Sophie PRIMAS

Alors, vous conviendrez que ce n'est pas tellement un sujet de compte-rendu du Conseil des ministres. Néanmoins, je vais vous répondre. Depuis la constitution du Gouvernement de Michel BARNIER, qui fait suite à la dissolution et à la nouvelle constitution de l'Assemblée nationale, il est clair pour tout le monde que ce Gouvernement est un Gouvernement avec des ministres qui sont issus de familles politiques différentes et qu'aucun d'entre eux ne souhaite renier l'appartenance à leur famille politique. C'est le cas de Bruno RETAILLEAU et c'est ce qu'il a dit effectivement dans une émission ou dans un meeting, je ne sais plus. En tout cas, c'est sa position, elle n'est pas étonnante et c'est le deal de départ pour rentrer effectivement dans ce Gouvernement et participer à l'action du Gouvernement. La deuxième remarque que je ferai est peut-être plus personnelle, mais elle est aussi le témoin de la confiance que le Premier ministre accorde à son ministre de l'Intérieur, confortée d'ailleurs par le président de la République. Nous avons un ministre de l'Intérieur qui est particulièrement déterminé, particulièrement actif, qui met en place des dispositions d'ordre législatif et d'ordre réglementaire avec beaucoup de volonté, beaucoup de détermination. Ça fait des petites vaguelettes à droite à gauche. C'est la vie des gouvernements.

 

Matthieu DESMOULINS

Vous avez la garantie aujourd'hui qu'en cas de victoire ce week-end de Bruno RETAILLEAU à la présidence des Républicains, il restera au Gouvernement ?

 

Sophie PRIMAS

Je crois que l'intention du ministre de l'Intérieur n'est pas de quitter le Gouvernement tant que le Gouvernement le laisse agir dans le sens où, effectivement, il souhaite avancer.

 

Matthieu DESMOULINS

Merci.

 

Journaliste

Deuxième question. Il y a quelques jours, le sénateur Les Républicains Philippe MOUILLER défendait une alternative à la proposition de M. Guillaume GAROT sur la question des déserts médicaux. Est-ce qu'il y a un consensus également au Gouvernement par rapport à cette alternative qui a été portée par votre ancien groupe au Sénat sur toutes les questions liées à l'installation des médecins sur le territoire français ?

 

Sophie PRIMAS
Alors, d'abord, pour féliciter le sénateur MOUILLER de l'adoption très très large de sa proposition de loi au Sénat qui traite de cette question des installations des médecins et de l'accès aux soins, dont je vous rappelle que c'est un des quatre objectifs principaux du Premier ministre. Alors, il y a effectivement en face une autre proposition portée par le député Guillaume GAROT à l'Assemblée nationale, proposition qui a été aussi adoptée à l'Assemblée nationale, qui est plus contraignante sur l'installation et qui prévoit une régulation. Ce n'est pas la position aujourd'hui qui est défendue par le ministre de la Santé, considérant que la contrainte et la régulation n'apportent pas la solution en réalité. Donc, le texte de Philippe MOUILLER va poursuivre son chemin à l'Assemblée nationale. Je suis persuadée que M. GAROT essaiera de faire rentrer une partie des dispositifs de sa proposition de loi dans cette proposition de loi MOUILLER. Le Parlement décidera, mais la position du Gouvernement n'est pas celle de la régulation, mais plutôt celle de l'incitation.

 

Journaliste
Enfin, une deuxième question par rapport à l'événement de lundi. Plusieurs entreprises, grosses entreprises françaises dans le secteur du commerce extérieur, se sont exprimées sur les difficultés qu'elles rencontrent dans les transports fluviaux et maritimes liées à l'application des droits de douane américains, et notamment leur difficulté à transporter de la marchandise aux Etats-Unis. Est-ce qu'aujourd'hui, le commerce maritime et le transport fluvial, qui transporte énormément de choses, du cognac ou autres, et selon plusieurs ministres en tout cas en mutation avec peut-être une multiplication des échanges via d'autres continents comme l'Asie notamment.

 

Sophie PRIMAS
De toute façon, tout ce qui est en train de se passer au niveau mondial sur les difficultés du commerce international, d'une façon générale, a un impact direct, évidemment, sur le fret maritime et sur l'industrie du transport maritime. Et nous avons en France un des acteurs principaux du fret maritime international qui ressent les difficultés. Alors, c'est des difficultés entre l'Europe et les États-Unis, comme vous l'avez souligné, entre l'Europe et l'Asie, mais aussi entre l'Asie et les États-Unis. Donc, aujourd'hui, on a des ports, notamment en Asie, qui sont pleins de bateaux de fret maritime qui ne sortent pas des ports. Donc, oui, il y a des difficultés de frettes maritimes, mais la réponse à ça, c'est d'apaiser la situation sur le commerce international, de rentrer dans les négociations. Donc là, on a une petite pause entre les États-Unis et la Chine, mais j'insiste qu'il n'y ait qu'une petite pause. Quant à l'Europe, elle continue à négocier, elle continue à structurer les réponses si jamais nous n'arrivons pas à négocier, les réponses de l'Europe aux États-Unis si nous n'arrivons pas à négocier, et nous espérons continuer les négociations pour retrouver un flux de marchandises qui soit correct, qui soit dans l'intérêt des États-Unis et dans l'intérêt de l'Europe, et pour cela, et ça libérera le fret maritime.

 

Journaliste
Je vous remercie.

 

Journaliste
Une question internationale, Madame la Ministre. Il avait été proposé pour résoudre le conflit entre l'Ukraine et la Russie une rencontre entre les deux présidents en Turquie. Volodymyr ZELENSKY s'y est rendu. On apprend que Vladimir POUTINE traîne des pieds à l'idée de s'y rendre et qu'il n'y se rendra pas ? Est-ce que le président de la République a eu un mot sur cette rencontre ce matin ? Et puisqu'il a été question d'intensifier la pression sur la Russie, l'absence de Vladimir POUTINE se traduira concrètement par quelles mesures pour accroître la pression ?

 

Sophie PRIMAS
Alors vous avez raison, ce sujet a naturellement été évoqué dans les questions internationales traitées à la fois par le président de la République mais aussi par Benjamin HADDAD. Nous ne sommes pas étonnés par ce comportement du président POUTINE qui a fait une proposition de rencontre pour justement entamer des négociations et évidemment ne s'y est pas rendu alors que le président ZELENSKY a pris la balle au bond et s'est rendu et est actuellement à Istanbul pour discuter avec malheureusement une délégation russe sur la question des négociations. Donc une fois de plus on voit bien la stratégie du président POUTINE qui est de refuser effectivement une des conditions de négociation, de ne pas avancer sur ces négociations. Le président de la République a été, une fois de plus, extrêmement volontaire sur la question, en indiquant que d'abord, il devait y avoir une position unique de l'Europe, et nous l'avons vu le week-end dernier, avec notamment cette réunion entre la Pologne, l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne qui s'y est associée. Une position unique, une position ferme avec un cessez-le-feu, une période de négociation. Pour l'instant, le président POUTINE n'est pas dans cette perspective et, même avec quelques manœuvres dilatoires, ne rentre pas en fait dans le procès. Donc votre question sur les réactions que nous aurons. D'abord, nous venons d'adopter un 17ème paquet de mesures contre les intérêts russes qui répond aux précédentes situations. Mais effectivement, il y a aujourd'hui des négociations et des réflexions qui incluent d'ailleurs les États-Unis sur des questions d'infrastructures, d'énergie en particulier, et sur des services financiers et bancaires qui pourraient être pris à l'encontre de la Russie, mais aussi de pays qui pourraient contourner les sanctions internationales à l'encontre de la Russie. Donc il y a une négociation aujourd'hui qui est menée entre l'Europe et les États-Unis pour aller dans ce sens.

 

Journaliste
Des sanctions communes ?

 

Sophie PRIMAS
Des sanctions qu'on souhaite communes.

 

Hugo SAVY
Bonjour Madame la Ministre. Hugo SAVY pour News Tank Sport. Vous avez évoqué le projet de loi relatif à la loi J.O. Je voulais avoir quelques précisions, savoir s'il y avait des dispositions supplémentaires par rapport à la loi qui avait été déployée dans le cadre des Jeux de Paris 2024. Est-ce que vous avez aussi un calendrier un peu précis à nous donner sur l'examen de ce projet de loi ? Et je voulais également savoir si celle-ci allait bénéficier d'une procédure accélérée comme ça avait été le cas pour celle de Paris 24.

 

Sophie PRIMAS

Très honnêtement, sur la procédure accélérée, c'est presque la règle commune maintenant, en dehors du projet de loi et de la proposition de loi sur la fin de vie, qui mérite débat et qui n'est pas en procédure accélérée. Pratiquement, aujourd'hui, on déclare la procédure accélérée pour, justement, aller vite. Alors, pour répondre à votre question de calendrier, ce projet de loi sera examiné fin juin à l'Assemblée nationale, si je ne me trompe pas. Fin juin à l'Assemblée nationale, donc on va pouvoir avancer. L'objectif pour madame la ministre des Sports, c'est qu'avant la fin de l'année, elle soit clôturée, donc probablement au Sénat à la rentrée de septembre, et puis la CMP, enfin voilà, un projet de loi qui sera fait avant la fin de l'année, ce qui correspond au besoin, en réalité, de l'organisation. Sur les mesures qui sont à l'intérieur, nous avons évidemment capitalisé sur le succès de Paris 2024, sur les méthodes, à la fois sur le financement, sur l'accélération de l'urbanisme et la simplification de l'urbanisme, sur la possibilité de transformer ensuite des infrastructures qui accueillent des athlètes en logement par la suite, sur le fait que nous allons nous appuyer sur des infrastructures qui existent au grand maximum, sur l'organisation institutionnelle et sur la sécurité, voilà. Donc tous les points de Paris 2024 sont à peu près reconduits. Évidemment, on a tiré les leçons de Paris 2024. Il n'y a pas de modifications majeures et nous reconduisons aussi des mécanismes, notamment sur la sécurité, qui sont très importantes pour le ministre de l'Intérieur qui vont être perdurées, en fait, pour ces Jeux dans les Alpes. Et enfin, dernière chose, la petite différence sur ce projet de loi, c'est que dans sa dernière partie, le projet de loi traitera de l'héritage de Paris 2024, notamment sur des questions qui ont trait aux bateaux sur la Seine à Paris, voilà, qui permettront notamment la baignade dans la Seine, des dispositions techniques qui concernent Paris 2024.

 

Journaliste
Je vous remercie. J'avais une seconde question également. Est-ce qu'il a été évoqué la situation de la prise de position dans la Fédération française de Football, de tout simplement faire disparaître la Ligue de football professionnelle, ce qui a été annoncé par son président lundi ? Est-ce que la ministre des Sports l'a évoqué ?

 

Sophie PRIMAS
Alors non, ça n'a pas du tout été traité. Et je vous engage, vous retournez vers Marie Barsacq, parce qu'à titre personnel, je n'ai pas cette information, mais je pense que Mme Barsacq l'aura. Très bien.

 

Xavier ROBERT

Bonjour Madame la Ministre, Xavier Robert, ARB, Nouvelle-Calédonie. Est-ce que Manuel Valls a évoqué à l'occasion de ce Conseil des ministres son déplacement de 10 jours en Nouvelle-Calédonie qui s'est terminé par l'échec des négociations ?

 

Sophie PRIMAS

Alors, il n'en a pas été question à ce Conseil des ministres, pas du tout même. Nous n'avons pas abordé le point. Simplement, ce que je peux vous dire, c'est qu'évidemment, le Gouvernement regrette de ne pas avoir trouvé d'accord au terme de cette réunion. Nous avons entendu l'ensemble des partis. Je crois qu'il faut aussi penser que nous avons fait des avancées, que le travail que fait Manuel Valls maintenant depuis des mois, donne quand même quelques avancées, notamment ne serait-ce que celle de remettre tout le monde autour de la table pour discuter, même confronter les désaccords, mais tout le monde est autour de la table et continue à travailler. Il y a quelques avancées qui ont été actées, notamment sur l'organisation institutionnelle, mais il y a encore du travail et nous devons trouver la voie pour trouver cet accord parce que la situation en Nouvelle-Calédonie, comme vous le savez très, très bien, est très préoccupante, notamment d'un point de vue économique. Et je voudrais redire ce qu'a dit le président de la République, c'est que la Nouvelle-Calédonie doit absolument rester dans la sphère française. Il y a eu 3 référendums et c'est très important que nous gardions cet objectif.

 

Xavier ROBERT

Je vous remercie.

 

Sophie PRIMAS

Je vous en prie.

 

Journaliste
Une dernière question Madame la ministre. Une question qui prolonge un peu une question que j'ai déjà posée la semaine dernière, mais qui concerne le dossier algérien, puisque ça ne bouge pas visiblement, ou du moins ça s’empire. On en est où de la riposte graduée ?

 

Sophie PRIMAS
Vous avez raison, ça ne bouge pas et ça s’empire. Ça bouge en tout cas dans le mauvais sens puisque nous n'avons pas de nouvelles de Boualem SANSAL, puisqu'un certain nombre d'agents français ont été expulsés. Donc les ripostes sont comme d'habitude identiques, c'est-à-dire que nous avons de notre côté pris des dispositions pour demander l'expulsion d'un certain nombre de personnes algériennes qui ont un passeport diplomatique, mais qui n'ont pas de visa et qui seront donc expulsées rapidement en Algérie, à qui on a demandé de quitter le territoire français. Et aujourd'hui, le ministre des Affaires étrangères, le président de la République et le Premier ministre travaillent sur d'autres dispositions plus importantes, en particulier sur une partie de la diaspora algérienne, voilà, pour avancer sur d'autres sujets.

 

Journaliste

Merci.

 

Sophie PRIMAS

Voilà. Allez, un petit regret.

 

Journaliste

Bonjour, Marie (phon) pour France Inter. Mardi soir, le président de la République a évoqué des pistes de référendum, mais il a renvoyé ce sujet au travail gouvernemental en disant : j'attends un plan, c'est au Gouvernement de plancher éventuellement sur des réformes, mais ensuite, c'est moi qui tranche. Est-ce que ce sujet a été abordé ce matin lors du Conseil des ministres ? Première question. Et ensuite, est-ce que le Premier ministre travaille donc à des pistes, à des réformes qui pourraient donner lieu ensuite à un référendum ?

 

Sophie PRIMAS

Je vais redire ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire que ce sujet n'a pas été abordé directement lors du Conseil des ministres ce matin. En revanche, comme l'a dit déjà le Premier ministre, la question budgétaire et la question de la situation budgétaire et les transformations que nous allons proposer à la mi-juillet fera peut-être l'objet sur une, deux questions, voilà, possiblement des propositions qui pourraient être faites au président de la République, puisque le Premier ministre l'avait déjà annoncé précédemment.

 

Journaliste

Merci.

 

Sophie PRIMAS

De rien. Est-ce qu'il y a d'autres questions ? Je n'en vois pas. Je vous remercie donc. Je vous dis à la semaine prochaine. Merci.

 

Les principaux éléments évoqués par la porte-parole au cours du compte rendu de ce conseil des ministres :
  • L'attractivité de la France pour les investisseurs étrangers :
    • la France est le pays le plus attractif d'Europe pour les investisseurs étrangers pour la sixième année consécutive,
    • Malgré une baisse des décisions d'investissement en 2024, la France maintient sa première place,
    • Reconnaissance du travail de Laurent SAINT-MARTIN et de Business France,
    • la 8e édition du sommet Choose France se tiendra à Versailles pour réaffirmer l'attractivité de la France.
  • La réindustrialisation et l'attractivité :
    • Marc FERRACCI a présenté une communication sur la réindustrialisation et l'attractivité de la France,
    • depuis 2022, 450 ouvertures nettes de sites industriels en France, revitalisant les territoires et créant des emplois,
    • les chiffres de l'INSEE montrent une stabilité de l'emploi industriel au premier trimestre 2025.
  • Les défis et les politiques industrielles :
    • concurrence internationale accrue et tensions protectionnistes,
    • engagement du Gouvernement pour soutenir les filières industrielles en mutation (chimie, sidérurgie, automobile),
    • nécessité de poursuivre la simplification administrative et de défendre les industriels européens.
  • Les textes présentés en conseil des ministres :
    • projet de loi pour modifier l'accord de création du Fonds africain de développement,
    • projet de loi pour approuver un avenant à la Convention d'entraide judiciaire en matière pénale entre la France et le Brésil,
    • projet de loi relatif à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030 dans les Alpes.

Projets de loi

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’Europe, a présenté un projet de loi autorisant l’approbation de la résolution n° F/BG/2023/04 relative aux amendements à l’accord portant création du Fonds africain de développement afin de permettre son accès aux marchés financiers internationaux. Dans un contexte d’incertitudes budgétaires fortes pour la plupart des donateurs historiques au fonds, cet amendement aidera à la diversification de ressources pour répondre plus efficacement aux besoins de financement à long terme des partenaires africains, sans mettre davantage à contribution les pays donateurs.

La France soutient pleinement cet amendement adopté le 23 mai 2023 par les Gouverneurs du Fonds africain de développement, alors que les économies africaines sont durement touchées par la multiplication des conflits et crises, y compris climatiques, qui pèsent lourdement sur leurs capacités budgétaires, sur la viabilité de la dette et leur capacité à atteindre les objectifs de développement durable.

Le maintien d’une coopération bilatérale forte avec les partenaires africains, la promotion d’une architecture financière internationale en faveur du développement durable dans les pays vulnérables et la mobilisation du secteur privé figurent parmi les priorités de la politique de coopération internationale de la France réaffirmées par le Conseil Présidentiel pour les partenariats internationaux du 4 avril 2025 et promues dans le cadre du Pacte pour la prospérité des peuples et de la planète et seront au coeur des travaux du Sommet Afrique-France de Nairobi en 2026.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’Europe, a présenté un projet de loi autorisant l’approbation de l’avenant à la convention d’entraide judiciaire en matière pénale du 28 mai 1996 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République fédérative du Brésil.

Signé à Brasilia le 28 mars 2024, cet avenant vise à moderniser la convention du 28 mai 1996 aux fins d’établir une coopération plus efficace entre les deux États en vue de lutter contre la criminalité organisée transfrontalière, en particulier le trafic international de stupéfiants et les infractions économiques et financières.

La convention révisée prévoit que la France et le Brésil s’engagent à s’accorder mutuellement l’entraide judiciaire la plus large possible et permet l’utilisation de techniques spéciales d’enquête comme les livraisons surveillées, les équipes communes d’enquêtes et les infiltrations, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux.

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative a présenté un projet de loi relatif à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030.

Le 24 juillet 2024, le Comité international olympique (CIO) a décidé d’attribuer l’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 à la candidature des Alpes Françaises, initiée notamment par les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur aux côtés des comités nationaux olympiques et paralympiques, avec le soutien constant de l’État.

Sept années après la décision d’attribuer à Paris les Jeux de la XXXIIIe olympiade et à l’avant-veille de leur ouverture, il faisait à nouveau confiance à la France, elle qui a déjà eu le privilège d’accueillir les Jeux d’hiver dès leur première édition, en 1924 à Chamonix, puis de nouveau en 1968 à Grenoble et en 1992 à Albertville. Les autorités publiques françaises organiseront ces Jeux dans des conditions conformes aux engagements du contrat hôte signé par le Comité international olympique le 9 avril 2025, des garanties visées au dossier de candidature, de la Charte Olympique et des objectifs et préconisations de l’agenda olympique 2020 du CIO.

Les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes françaises 2030 constitueront une nouvelle occasion de conforter la place du sport et de ses vertus comme élément structurant de nos politiques publiques, outil de développement économique, de cohésion nationale et accélérateur de la transition écologique. Leur héritage, tant en ce qui concerne la pratique sportive de tous, sans discriminations, qu’en matière d’infrastructures et d’équipements durables justifie la mobilisation de moyens adaptés. Cet héritage se construit dès à présent.

Ces Jeux constitueront une nouvelle opportunité de promouvoir, sur la scène internationale, l’image et les savoir-faire de la France et de ses territoires, ainsi que leur capacité à accueillir des délégations et visiteurs du monde entier.

Les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes françaises 2030 sont également une opportunité de formation et d’emploi, un accélérateur d’investissement pour la montagne, et une opportunité d’affirmer des valeurs, notamment pour promouvoir une meilleure intégration des personnes en situation de handicap.

Avec une exigence environnementale très élevée, les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes françaises 2030 sont l’occasion de construire des opérations exemplaires en matière de transition écologique et d’adaptation au changement climatique, qu’il s’agisse de réaliser des investissements à l’occasion des Jeux ou de l’organisation même de l’événement, et ce dans ce territoire particulièrement sensible que constitue le massif alpin.

Eu égard aux spécificités et à l’ampleur exceptionnelle des Jeux olympiques et paralympiques, compte tenu de l’intérêt général qui s’attache à leur organisation, le Gouvernement soumet au Parlement un projet de loi pour créer les conditions juridiques de leur succès et faciliter leur préparation, à l’image des textes adoptés en vue de l’organisation des Jeux de Paris 2024.

Ce projet de loi contient six titres :

Le titre Ier comprend des dispositions permettant le respect des stipulations du contrat hôte conclu entre les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Comité national olympique et sportif français et le Comité international olympique avec l’accord de l’État.

Le titre II crée un cadre exigeant en matière d’éthique et d’intégrité, primordial pour la réussite des Jeux. Il étend notamment le contrôle de la Cour des comptes aux acteurs chargés de l’organisation dont le siège est en France et donne compétence à l'Agence française anticorruption pour contrôler les différentes entités participant à la préparation, à l'organisation, au déroulement et à la gestion des Jeux. Il renforce les capacités d’intervention de l’Agence française de lutte contre le dopage et autorise le Gouvernement à prendre par voie d’ordonnance les mesures nécessaires pour que le droit français soit conforme aux nouvelles prescriptions internationales du Code mondial antidopage, qui prendront effet au 1er janvier 2027.

Le titre III comprend des dispositions relatives à l’aménagement, à l’urbanisme, à l’environnement et au logement. Ces dispositions, inspirées des mesures adoptées dans le cadre des lois relatives à l’organisation des Jeux de Paris 2024, prévoient des aménagements aux procédures et règles en matière d’urbanisme, et de logement de manière à tenir les échéances relatives à la livraison de l’ensemble des équipements nécessaires à l’organisation des Jeux. Les adaptations veillent toutefois à préserver le respect du droit de propriété et des exigences en terme de concertation du public.

Le titre IV concerne les règles relatives à la santé et au travail. Il permet notamment la mise en place de polycliniques pour chaque village olympique, ce qui garantira une offre de soins adaptée sur site ou à proximité aux membres des délégations et aux personnes accréditées par le Comité international olympique et le Comité international paralympique.

Le titre V concerne les règles de sécurité qui seront notamment applicables lors des prochains Jeux.

Enfin, le titre VI pérennise certaines mesures prises dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, notamment en matière d’assainissement des bateaux et des établissements flottants sur le territoire des communes riveraines de la Seine, de Paris à L’île-Saint-Denis incluses. Il crée ainsi les conditions pour pérenniser la baignabilité de la Seine et de la Marne, qui constituent un héritage emblématique de Paris 2024. En outre, il homologue la loi du pays du 26 décembre 2024 relative à la lutte contre le dopage en Polynésie Française.

Communication



Le ministre auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, a présenté un point d’étape sur la réindustrialisation et l’attractivité de la France.

Depuis 2017, le Gouvernement mène une politique de reconquête industrielle avec une ligne claire : inverser la trajectoire de désindustrialisation amorcée depuis 40 ans. Cette politique doit recréer des emplois industriels dans les territoires, renforcer notre indépendance stratégique, attirer de nouveaux projets en France, et faire de l’industrie un levier de transition écologique et de cohésion sociale.

Grâce aux réformes engagées, ce renouveau industriel est aujourd’hui une réalité : des usines ouvrent, des chaînes de valeur stratégiques se reconstituent, et des bassins d’emplois se redynamisent. À Dunkerque, un écosystème de pointe s’est construit autour des batteries, plaçant la France au coeur de la transition automobile européenne. Au Havre, l’implantation de projets dans l’éolien en mer et les carburants durables redonne un souffle industriel à toute la façade maritime.

Cette dynamique irrigue l’ensemble du territoire au-delà des grands projets emblématiques. Le programme Territoires d’industrie, lancé dès 2018 par le Gouvernement, mobilise aujourd’hui 183 territoires, 630 intercommunalités et toutes les régions, autour de 2 500 projets industriels.

Les résultats sont là, avec plus de 130 000 emplois industriels créés depuis 2017, des centaines d’ouvertures nettes de sites (89 en 2024 ; 176 en 2022 et 189 en 2023) et une attractivité retrouvée auprès des investisseurs étrangers. La France est, pour la sixième année consécutive, le premier pays le plus attractif d’Europe pour les projets d’investissement. Les évènements Choose France, dont la huitième édition se tient le 19 mai prochain, ont mis en lumière 178 projets qui représentent 47 milliards d’euros.

Le Gouvernement a engagé des réformes structurelles pour :

  • rendre notre cadre fiscal plus compétitif, avec la baisse de l’impôt sur les sociétés, la baisse des impôts de production (- 20 milliards d’euros par an) et le remplacement du CICE en baisse pérenne de charges ;
  • disposer d’une une énergie compétitive et décarbonée, avec la relance de la filière nucléaire et le développement de nos énergies renouvelables ;
  • faciliter l’ouverture d’usines en France, grâce à la loi Industrie verte notamment, qui simplifie et accélère l’implantation de sites industriels en France ;
  • décarboner de l’industrie, afin d’allier la transition environnementale et la réindustrialisation et de faire émerger les champions industriels de demain ;
  • soutenir les projets innovants et la recherche technologique, en maintenant un écosystème d’aides favorables à l’innovation et à travers le déploiement du plan France 2030, doté de 54 milliards d’euros ;
  • adapter notre marché du travail et notre système de formation aux besoins de l’économie et de l’industrie, via la réforme de l’assurance-chômage, le développement de l’apprentissage permis par la loi Avenir Professionnel et la réforme des lycées professionnels.

Si les premiers résultats sont encourageants, le Gouvernement entend poursuivre la dynamique engagée, dans un contexte mondial marqué par une concurrence internationale accrue et des tensions protectionnistes exacerbées.

Certaines filières industrielles en mutation – notamment la chimie, la métallurgie, la sidérurgie et l’automobile – sont les plus exposées à la concurrence internationale. Le Gouvernement est mobilisé tant au niveau national qu’européen pour les soutenir, garantir des conditions de concurrence équitables et accompagner les transformations structurelles de ces secteurs.

Enfin, le Gouvernement entend maintenir ses efforts en matière de compétitivité et d’attractivité.

Le chantier de la simplification doit se poursuivre, en France comme en Europe, pour que les normes accompagnent le développement industriel. Des travaux sont en cours pour adapter de manière pragmatique les règles d’artificialisation des sols pour les projets industriels. Plusieurs mesures sont également portées par le projet de loi de Simplification de la vie économique, en cours d’examen à l’Assemblée nationale, ou par la directive Omnibus au niveau européen.

Le prix de l’électricité est un atout que la France doit conserver, en programmant de manière pluriannuelle ses moyens de production pour conserver une énergie abondante, compétitive et décarbonée. Le soutien à la décarbonation de l’industrie a été amplifié en 2025 avec 1,6 milliard d’euros de crédits supplémentaires votés en loi de finances pour accompagner les 50 sites les plus émetteurs.

L’attractivité de l’industrie nécessite enfin de renforcer les liens entre l’école et l’entreprise, afin d’attirer plus de femmes et d’hommes vers l’industrie, mieux faire connaître ses métiers et répondre aux besoins en compétences de nos filières.

La reconquête industrielle se joue également à Bruxelles. Après la publication du rapport Draghi et du Clean Industrial Deal, le Gouvernement défend auprès de la Commission européenne une politique industrielle assumée, lucide sur la réalité de la compétition internationale et ambitieuse sur l’autonomie stratégique. Ces travaux de longue haleine sont essentiels pour inverser durablement la trajectoire de désindustrialisation et redonner des perspectives aux investissements en Europe.

Nomination(s)

Le conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :

Sur proposition du ministre d’État, ministre de l’Intérieur :

  • M. Simon BABRE, administrateur de l’État du grade transitoire, est nommé préfet du Var.
  • M. Fabrice ROSAY, administrateur de l’État du grade transitoire, est nommé préfet, secrétaire général de la préfecture du Rhône, préfet délégué pour l'égalité des chances auprès de la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Est, préfète du Rhône.
  • M. Jean-François RAFFY, administrateur de l’État du grade transitoire, est nommé préfet délégué chargé d’une mission territoriale temporaire.

Sur la proposition de la ministre de la Culture :

  • M. Laurent VALLET, administrateur de l’État, est nommé président du conseil d’administration de l’Institut national de l’audiovisuel.

Sur proposition du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique :

  • Mme Agnès DIALLO est nommée présidente-directrice générale de l’Imprimerie nationale.

Conseil des ministres

Vous souhaitez recevoir les prochains comptes rendus du Conseil des ministres ? Il vous suffit de vous inscrire.

S'abonner

Consulter le traitement des données personnelles