Santé mentale : lever les tabous et renforcer la prévention

Publié le 17/07/2025 Modifié le 17/07/2025

Alors que la santé mentale est devenue grande cause nationale en 2025, plus de 3 200 lecteurs de l’Etudiant ont été consultés pour briser le silence et améliorer la prévention, en particulier chez les jeunes.

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Image d'illustration - Source : Adobe Stock
En 2025, la santé mentale est devenue grande cause nationale. Objectif : briser le silence et améliorer la prévention, en particulier chez les jeunes. Pour nourrir cette réflexion, l’Etudiant a consulté plus de 3 200 lecteurs et lectrices. Le constat est clair : la santé mentale est une préoccupation majeure.

Une inquiétude largement partagée

88 % des répondants se disent préoccupés par la santé mentale. Les parents, en particulier, s’alarment du mal-être de leurs enfants. Pour les jeunes, la santé mentale est avant tout liée au bien-être émotionnel (67 %), à l’équilibre de vie (46 %) et à la gestion du stress (43 %).

Des causes multiples et bien identifiées

Les principaux facteurs de mal-être évoqués sont :
    • la pression scolaire ou professionnelle (61 %) ;
    • les difficultés personnelles ou familiales (56 %) ;
    • la solitude (49 %).
Les incertitudes sur l’avenir, la précarité financière et l’infobésité anxiogène accentuent ce mal-être.

Parler de sa santé mentale

Près d’un tiers des participants n’a jamais demandé d’aide. En cause : la volonté de se débrouiller seul (47 %), la peur d’inquiéter ses proches (46 %) ou d’être jugé (36 %). Les collégiens redoutent particulièrement le regard des autres, tandis que les étudiants ressentent une forte pression à l’autonomie.

Prévenir et agir : une responsabilité partagée

Parmi les principales attentes :
    • créer un climat d’écoute bienveillant (72 %) ;
    • mieux repérer les signes de mal-être (50 %) ;
    • oser en parler (45 %).
Pour une majorité des personnes interrogées, la réponse doit d’abord venir :
    • un système éducatif (66 %) ;
    • l’État et des pouvoirs publics (57 %).

Mieux faire connaître les dispositifs existants

Accéder à un soutien reste difficile : coût, délais, manque d’informations ou de professionnels disponibles sont souvent des obstacles. Seulement 6 % des jeunes connaissent les dispositifs publics comme Santé Psy Étudiant ou le 3114.
Consultation réalisée entre le 7 mai et 21 juin à partir d’un questionnaire en ligne de 17 questions. Parmi les 3 226 répondants, figurent 66% de 18-24 ans et 19% de moins de 18 ans, avec une majorité de femmes (61%). Les lecteurs ont été contactés via les mails, les réseaux sociaux, une bannière dans les articles et Be Opinion.

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