Mode d'emploi
Mode d'emploi - Source : Service d'information du Gouvernement

Premiers secours en santé mentale : pour apprendre les bons réflexes

Publié le 28/11/2025 Modifié le 28/11/2025

Il n’est pas toujours facile de parler à une personne qui va mal, de trouver les mots justes pour l’approcher, la rassurer ou l’orienter vers le bon professionnel. Comme pour un malaise physique, il existe pourtant des gestes qui peuvent sauver. C’est tout l’objectif de la formation Premiers secours en santé mentale (PSSM). Muriel Vidalenc, présidente de l’association du même nom, en détaille les principes.

La formation Premiers secours en santé mentale (PSSM) a été lancée en 2001 en Australie. Elle est déployée en France par l’association PSSM-France, créée en 2018 et membre du réseau international MHFA-I (Mental Health First Aid-International). Validée scientifiquement, cette formation apprend à repérer les signes précoces de détresse psychique et à réagir de manière adaptée.

PSSM est un outil de prévention, de déstigmatisation de la souffrance psychique et donc un moyen de maintenir le lien social.

Muriel Vidalenc

  • Présidente de l’association Premiers secours en santé mentale
Muriel Vidalenc

En quoi consiste la formation PSSM ?

C’est la même idée que les premiers secours citoyens : apprendre à aider une personne en difficulté, à réagir de manière adaptée. Comme les secours « physiques », cette formation enseigne par le biais d’une méthode éprouvée, les premiers gestes. On apprend à repérer, à écouter, à orienter.
Elle aide à identifier des signes concrets : une personne qui s’isole, qui ne répond plus au téléphone, qui se dévalorise, qui perd l’appétit. Ces comportements doivent alerter.
PSSM est un outil de prévention, de déstigmatisation de la souffrance psychique et donc un moyen de maintenir le lien social. Quand on devient secouriste en santé mentale, on change sa représentation des personnes souffrant psychiquement et on appréhende mieux comment aider l’autre et passer le relais pour une prise en charge adaptée.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes face à une personne en souffrance ?

On est nombreux à être bienveillants, empathiques, mais cela ne suffit pas et, en fait, on est souvent maladroits. On dit « ça va aller demain » ou « tu as de la chance, d’autres en ont moins », pensant rassurer. Mais c’est une forme d’évitement qui isole davantage.
Ce que la formation enseigne, c’est d’écouter vraiment, sans jugement, d’ouvrir un dialogue permettant d’orienter la personne vers un proche ou un professionnel. Le secouriste est un relais, un passeur. Parfois, il suffit de dire : « tu n’as pas l’air bien. Je suis là, tu peux me parler. »

Comment réagir concrètement dans une situation difficile ?

La formation des premiers secours en santé mentale enseigne la méthode AÉRER : 
  1. Approcher la personne sans crainte et évaluer la situation, 
  2. Écouter activement, 
  3. Réconforter, 
  4. Encourager à consulter,
  5. Renseigner sur les ressources disponibles. 
On apprend à créer un lien de confiance.
On nous enseigne aussi qu’il ne faut pas garder pour soi des confidences graves, par exemple, si la personne a des pensées suicidaires, on lui propose d’appeler ensemble le 3114. Le fait de poser la question ne provoque pas le passage à l’acte et peut sauver une vie.

Comment se déroule la formation ?

C’est une formation de 14 heures, sur deux jours ou quatre demi-journées. Il y a des jeux de rôle, des études de cas, des vidéos. On apprend comment aborder et parler avec une personne qui nous semble souffrir psychiquement afin de lui apporter de l’aide.
Le tarif que nous recommandons auprès des formateurs que nous avons accrédités est de 250 euros par apprenant, et la formation « standard » sera éligible au CPF dès 2026.
Il existe aussi des modules pour les parents d’adolescents (formation PSSM jeunes) et, depuis cette année, des formats adaptés pour les jeunes eux-mêmes (PSSM pour les adolescents), avec une formation de trois séances d’une heure dispensées au collège et au lycée.

Quel est l’objectif à long terme ?

En Australie, 8 % de la population est déjà formée et l’objectif permettant une bonne couverture a été fixée à 10 %. En France, on compte environ 250 000 secouristes et notre objectif est d’atteindre 750 000 secouristes en 2030.

Mon bilan prévention

5 conseils pour mieux dormir

« Je suis vieille mais je suis belle »

La santé mentale dans « Mommy »

La santé mentale dans le football

La santé mentale en 2000

La santé mentale en 2000

Les troubles schizophréniques

Des solutions face au handicap

La santé mentale en 2002

La double journée des femmes

La santé mentale post-partum

La santé mentale en 2003

La santé mentale en 1989- Plus de vidéos sur ce thème Continuer


Avez-vous trouvé les informations que vous cherchiez ?

Votre avis nous intéresse

Nous vous recommandons de ne pas inclure de données à caractère personnel dans les champs suivants. Tous les champs sont obligatoires.

Merci pour votre réponse !

L'équipe de info.gouv.fr vous remercie pour votre réponse qui participera à l'amélioration du site !

À lire aussi