Déremboursement de l'homéopathie : distinguer le vrai du faux

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre Édouard Philippe.

Publié le 11/07/2019 Modifié le 23/02/2022

Quels conséquences va entraîner le déremboursement des médicaments homéopathiques ? Démêlons le vrai du faux.

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L’homéopathie est interdite

FAUX L’homéopathie ne sera pas interdite et les personnes qui en consomment pourront toujours s’en procurer en pharmacie. La question qui se pose est uniquement celle du remboursement de ces produits par la Sécurité sociale.

Le déremboursement total sera effectif dès le 1er janvier 2020

FAUX Le déremboursement se fera en deux étapes . Une étape intermédiaire est prévue pour permettre aux patients, aux industriels et aux prescripteurs de s’adapter : à partir du 1er janvier 2020, le taux de remboursement des médicaments homéopathique passera à 15 %, contre 30% aujourd’hui. Le déremboursement total sera effectif au 1er janvier 2021.

Le déremboursement n'impactera pas lourdement le budget des Français ?

VRAI Le prix des médicaments homéopathiques est peu élevé . En 2018, moins de 10% de la population a bénéficié d’un remboursement pour ce type de médicaments, avec un montant moyen remboursé moins de 2 euros par mois.

L’efficacité de l’homéopathie est scientifiquement fondée

FAUX Cette question a fait l’objet de controverses régulières . C’est pourquoi la ministre de la Santé a saisi l’année dernière la Haute Autorité de Santé (HAS) sur le sujet. En juin 2019 et à partir de l’analyse de l’ensemble des données médicales et scientifiques disponibles, elle a rendu une évaluation indépendante indiquant que les médicaments homéopathiques n'ont ni prouvé leur intérêt en santé publique ni dans le soin des pathologies courantes.

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