PARLONS SANTÉ MENTALE ! Quand la communication étatique accélère la libération de la parole
Publié le 30/07/2026 Modifié le 31/07/2026
Parmi les dispositifs de communication conduits en 2025, la Grande cause nationale consacrée à la santé mentale constitue un cas particulièrement emblématique de l’évolution de la communication étatique pour agir sur les représentations sociales.
Faire émerger un sujet encore marqué par le tabou
Face à un sujet qui touche l’ensemble de la population mais demeure encore marqué par le silence, les idées reçues voire la stigmatisation lorsqu’il touche aux troubles psychiques, le défi ne consistait pas uniquement à faire connaître aux Français les dispositifs d’accompagnement existants. Il s’agissait avant tout d’agir sur les représentations collectives qui freinent la demande d’aide et retardent souvent la prise en charge.
Les études menées au moment où le service a été saisi sur ce sujet montraient que près de 70 % des Français considéraient encore la santé mentale comme un sujet tabou. Pour être utile, la communication devait donc d’abord créer les conditions d’une parole plus libre pour pouvoir mieux orienter, ensuite, vers les ressources existantes.
Changer les représentations avant d’orienter
Cette approche a conduit à sortir d’un registre strictement médical ou institutionnel pour installer la santé mentale comme un sujet de société, susceptible de concerner chacun au cours de sa vie. Le dispositif de communication « Parlons santé mentale ! » a ainsi été conçu autour d’un langage volontairement simple, déployé autour de verbes d’action (oser, reconnaître, se confier, écouter, accompagner, consulter) pour placer chacun dans une posture active, qu’il soit directement concerné par des maux ou dans l’entourage d’une personne en souffrance.
Santé mentale : six leviers pour agir
Oser, reconnaître, se confier, écouter, accompagner, consulter : six verbes d'action qui peuvent tout changer pour la santé mentale.
Actualité · Santé publique
Publié le 22/12/2025
Une stratégie fondée sur quatre leviers complémentaires
Le plan de communication s’est construit autour de quatre leviers : partager une définition commune de la santé mentale, montrer la diversité des situations vécues, faire de l’entourage un acteur de prévention et rendre plus visibles les ressources d’accompagnement. Cette architecture devait permettre de passer d’un sujet souvent perçu comme intime ou médical à une responsabilité collective, dans laquelle chacun peut se reconnaître et jouer un rôle.
Le dispositif a ainsi combiné des leviers pluriels : campagnes nationales, contenus digitaux, partenariats éditoriaux, événements de terrain et valorisation d'initiatives locales labellisées. Cette articulation entre visibilité nationale et ancrage territorial répondait à un objectif précis : faire émerger durablement le sujet dans le débat public tout en orientant les citoyens vers des solutions concrètes.
Mobiliser la société tout entière
L'une des spécificités de cette Grande cause réside dans la mobilisation d'un écosystème particulièrement large d'acteurs issus de la société civile aux côtés des ministères et organismes publics. Associations, médias, plateformes numériques, acteurs économiques, culturels et sportifs ainsi que des personnalités reconnues, à l'image de Teddy Riner … cette logique d'intermédiation a permis de toucher des publics parfois éloignés des canaux institutionnels traditionnels en adaptant les messages à des codes plus affinitaires et en les diffusant dans des espaces de confiance.
Grande cause nationale 2025 Parlons santé mentale - Teddy Riner devient le parrain
Communiqué · Santé publique
Publié le 03/06/2025
La communication comme levier de prévention
Ce dispositif illustre une évolution profonde de la communication étatique. Lorsqu'elle agit sur les représentations sociales, elle ne se limite plus à informer ou orienter : elle contribue à rendre l’action publique possible et plus efficace, en levant les freins culturels, symboliques ou sociaux qui peuvent en limiter l’accès. La Grande cause nationale 2025 a ainsi démontré que, sur un sujet comme la santé mentale, rendre la parole possible, légitime et entendue constitue déjà une forme d'action parce qu’elle est une première étape de prévention.
Parlons santé mentale !
« Parlons santé mentale ! ». Plus qu’un slogan, cette formule est une ambition pour notre société portée par le Gouvernement, qui a fait de la santé mentale la grande cause nationale...
Grand dossier
Publié le 17/03/2025
Focus sur quelques activations phares :
Le dispositif de communication de la Grande cause nationale « Santé mentale », lancé en juin, s’est déployé jusqu’en décembre 2025 en quatre temps forts annuels, dédiés à l’émergence de la santé mentale dans le débat public : la séquence de lancement « bien dans sa tête, bien dans sa vie » (faisant le lien avec la précédente Grande cause nationale sur l'activité physique) ; la santé mentale des jeunes ; la santé mentale dans le monde professionnel ; et la santé mentale des personnes âgées et isolées.
Pour agir sur les représentations et donc installer durablement le sujet, le SIG a fait le choix d’une stratégie plurielle, combinant médias grand public, formats incarnés, contenus pédagogiques, partenariats affinitaires et relais territoriaux. Cette diversité de registres a permis d’aborder la santé mentale à plusieurs niveaux.
Ce choix répondait à un enjeu central : installer d’emblée le sujet dans un espace grand public, légitime et fédérateur. En réunissant experts, journalistes et personnalités, cette soirée a contribué à rendre la santé mentale plus visible et abordable dans le débat public.
Santé mentale : France Télévisions se mobilise pour changer les regards
Avec une soirée-événement et des contenus dédiés, France Télévisions entend déstigmatiser les problématiques de santé mentale, Grande cause nationale 2025.
Actualité · Santé publique
Publié le 03/06/2025
La Grande cause nationale 2025 a reposé sur une conviction : la santé mentale se construit au plus près des territoires. Un dispositif de labellisation a permis de soutenir et rendre visibles des initiatives locales de prévention, de sensibilisation ou d’accompagnement portées par des associations, collectivités, établissements de santé, structures éducatives, entreprises ou acteurs culturels et sportifs. Cette dynamique a donné à voir la diversité des mobilisations, avec une attention particulière portée aux jeunes et adolescents (12 % des événements), aux soignants et aux personnes âgées.
La Grande cause s’est également appuyée sur trois personnalités qualifiées : Angèle Malâtre-Lansac, Déléguée générale de l’Alliance pour la santé mentale, Michel Lejoyeux, Professeur de psychiatrie et d’addictologie et Daniel Fasquelle, Maire du Touquet-Paris-Plage, dont les expertises complémentaires ont nourri les contenus pédagogiques, renforcé la crédibilité du dispositif et contribué à faire de la santé mentale un sujet de dialogue, d’action et de mobilisation collective.
775 dossiers déposés
429 projets labellisés, représentant 944 événements à travers le pays.
45 % des projets portés par les associations,
25 % par le secteur sanitaire et médico-social
16 % par des administrations
En installant un temps long, fondé sur l’écoute et les témoignages, le film permettait d’aborder la santé mentale autrement. En donnant la parole à des champions du monde de football, figures admirées, mais aussi à des jeunes et à des experts, le documentaire montre que la fragilité psychique peut concerner chacun.
Par ce dialogue, le documentaire a créé un espace d’identification puissant, notamment auprès des publics jeunes. Il sera également déployé en milieu scolaire en 2026.
“Têtes Plongeantes” est le premier documentaire où les Champions du monde 2018 se confient sur leurs troubles de santé mentale, dans un dialogue inédit avec des jeunes concernés. Coproduit par Booska-P et So Foot, avec le collectif Génération 2018, réalisé par Lenny Grosman et écrit avec Ronan Boscher.
Le choix de l’audio permettait d’entrer dans l’intime, sans image ni surplomb, et de donner une forme sensible à des expériences souvent difficiles à verbaliser. Portée par Camille Lellouche, cette approche narrative permet d’aborder ces réalités sans les réduire à un discours médical, tout en orientant vers des ressources d’aide.
À travers des films courts, pensés pour les usages numériques, la campagne montre qu’une question, une écoute ou une présence attentive peuvent ouvrir un espace de parole. Elle valorise ainsi le rôle de l’entourage, en rappelant qu’il n’est pas nécessaire d’être expert pour être un premier point d’appui.
Accompagner les adolescents face aux écrans, ça peut tout changer.
Le choix de cet univers permettait de parler d’émotions sans dramatiser ni stigmatiser, en s’appuyant sur une référence partagée, déjà installée dans l’imaginaire familial. Relayée par un large écosystème de partenaires, dont Doctolib, Bonjour Anxiété et Dr.Good, l’opération a généré près de 97 500 téléchargements des livrets.
Des émotions qui se bousculent, il n’y en a pas que dans Vice-Versa ! Alors, la santé mentale : parlons-en.
Le choix d’un format d’engagement, plutôt qu’une seule campagne de sensibilisation, permettait de transformer la prise de conscience en mobilisation durable des employeurs. Avec plus de 170 organismes publics et privés signataires, elle contribue à faire de l’entreprise un acteur de prévention à part entière.
Le Gouvernement lance la première charte pour la santé mentale au travail
En proposant la première charte « Santé mentale et emploi » aux côtés de l’Alliance pour la santé mentale, le Gouvernement invite les entreprises à s’engager pour faire de la santé...
Actualité · Santé publique
Publié le 28/08/2025
Format original du Gouvernement pensé d'abord pour YouTube, AGORA met en scène une table ronde mêlant témoins, personnalités et experts pour traiter des sujets de société dans un registre incarné. Dans le cadre de la Grande cause nationale 2025, l’épisode sur la dépression post-partum a été pensé comme un levier organique de déstigmatisation et d’approfondissement.
Le choix de la parentalité permettait d’aborder la santé mentale par une expérience partagée mais encore idéalisée ou tue : l’arrivée d’un enfant, l’isolement, la charge mentale et le vécu des pères. Le plateau croise légitimité grand public, récit vécu et expertise : Agathe Lecaron, figure de La Maison des Maternelles, Alessandra Sublet, qui a rendu public son post-partum, Mathilde Planche, qui traduit la charge mentale en contenu sur les réseaux sociaux, Anna Roy et le Dr Canameras, pour ancrer l’échange dans la santé périnatale et ouvrir le sujet aux pères.
Derrière les sourires, il y a parfois la solitude, le burn-out parental. 📊 15 à 20 % des femmes font une dépression post-partum. Les pères aussi peuvent être touchés. Dans cette vidéo, Alessandra Sublet, Mathilde Planche, Anna Roy et le Dr Canameras témoignent sans filtre : charge mentale, isolement, culpabilité… Il est temps de briser le silence.