Narcotrafic : vos questions, nos réponses

Publié le 18/02/2026 Modifié le 18/02/2026

Chaque semaine, nous répondons aux questions que vous nous posez sur les réseaux sociaux du Gouvernement.

Vos questions nos réponses narcotrafic
Vos questions nos réponses narcotrafic - Source : Service d'information du Gouvernement

Le narcotrafic constitue aujourd’hui une problématique de sécurité nationale majeure, avec des impacts sur la santé, l'éducation, le travail et la cohésion sociale.

La loi contre le narcotrafic, adoptée en 2025, prévoit de renforcer la lutte par divers moyens : prévention auprès du public, sanction des trafiquants et des usagers.

Définition

Qu'est-ce que le narcotrafic ?

Le narcotrafic est le trafic de drogues à l’échelle internationale, organisé par des cartels ou des groupes mafieux, allant de la production jusqu’aux consommateurs.

La drogue et le trafic représentent un problème de société : tensions dans l’espace public, sentiment d’insécurité, précarité, addictions aux conséquences sociales et sanitaires graves. 

En 2025, les infractions liées aux stupéfiants ont nettement progressé, que ce soit pour l’usage (+ 6 % soit 307 200 personnes) ou le trafic (+ 8 % soit 56 600 personnes)*. Les produits sont variés (cannabis, cocaïne, héroïne, nouveaux produits de synthèse…) et les consommateurs appartiennent à toutes les classes d’âge.

Risques de la consommation de drogues

Quels sont les dangers de la drogue sur le corps ?

Les risques pour la santé varient en fonction de la durée d’usage, l’âge des consommateurs, la nature des produits, leur mode de consommation, la quantité consommée et le contexte de leur consommation*.

À court terme, les risques sont surtout des intoxications aiguës, pouvant aller jusqu’au décès (overdose), des accidents, des violences. À plus long terme, la consommation régulière peut conduire à l’installation d’une dépendance. Contrairement aux idées reçues, consommer des drogues ne constitue en rien une béquille pour les plus fragiles. Elles favorisent l’anxiété, la dépression, les problèmes d’emploi, l’isolement social, etc., qui, à leur tour, renforcent le risque d’addiction. 

Intervention des forces de l’ordre

Comment les forces de l'ordre travaillent à démanteler les points de deal, notamment la présence de trafiquants dans les halls d'immeuble, utilisant les boîtes aux lettres pour cacher la drogue et qui d'ailleurs n'habitent pas dans le lieu ?

La Police nationale, la Gendarmerie nationale, les douanes et la Marine nationale sont fortement mobilisées. C’est l’Office antistupéfiants (OFAST) qui coordonne le travail de ces différentes entités. Sans relâche, les enquêteurs concilient technique, terrain et renseignement.

Dépendance

Comment sortir d'une dépendance ?

Sur l’ensemble des personnes qui expérimentent une drogue, seule une part deviendra dépendante. Le seul usage d’un produit ne fait pas l’addiction, qui est un phénomène multifactoriel, et tous les individus ne sont pas égaux face à l’addiction.

La dépendance est une maladie chronique récidivante. Sa prise en charge repose sur l’association de médicaments, d’un suivi psychologique individuel et/ou collectif et d’un accompagnement social, le cas échéant. À ce jour, il n’existe pas de traitement de substitution pour le cannabis ou la cocaïne notamment.

La diversité des professionnels mobilisés répond à celle des problématiques rencontrées : addictions, pathologies psychiatriques, isolement, précarité, etc.

Le secteur médico-social spécialisé en addictologie s’organise autour de différentes structures : 


  • Les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ;
  • Les consultations jeunes consommateurs (CJC) ;
  • Les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD).

Drogues info service propose un annuaire de ces structures sur son site et de l’aide au 0 800 23 13 13 (appel gratuit et anonyme) de 8 heures à 2 heures, 7 jours sur 7.

Drogues saisies

Que fait-on de la drogue saisie pendant les opérations, par exemple celle des laboratoires européens par Interpol ?

Qu’il s’agisse de petites ou de grandes quantités - cocaïne, cannabis ou drogues de synthèse - la procédure est la même.

Dès la saisie, les stupéfiants sont placés sous scellés : ils sont pesés, inventoriés et étiquetés. Les forces de l’ordre procèdent ensuite à des prélèvements, conservés comme pièces à conviction jusqu’à la comparution des personnes mises en cause devant la justice.

Lorsque les quantités saisies sont importantes, les stupéfiants peuvent être détruits par incinération sur autorisation d’un magistrat.

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