Moustiques : les bons gestes pour éviter les piqûres cet été
Publié le 20/08/2026 Modifié le 21/08/2026
FAQ. Avec le retour des beaux jours, les moustiques deviennent plus nombreux. Découvrez comment limiter leur prolifération, éviter les piqûres et réagir en cas de symptômes.
Présents partout en France, les moustiques sont le plus souvent une source de nuisance. Certaines espèces, comme le moustique tigre, peuvent aussi transmettre des maladies telles que la dengue, le chikungunya ou le Zika.
Pour réduire les risques, chacun peut agir en supprimant les eaux stagnantes autour de son logement et en se protégeant des piqûres.
Identification des espèces, gestes de prévention, conduite à tenir après une piqûre et actions des pouvoirs publics : retrouvez les réponses aux principales questions sur les moustiques.
Mis à jour
Les moustiques deviennent plus actifs avec le retour de la chaleur et de l’humidité, généralement à partir du printemps.
En France, la période de surveillance renforcée des moustiques vecteurs s’étend du 1er mai au 30 novembre, période où leur activité est la plus favorable.
La prolifération est favorisée par la présence d’eaux stagnantes, même en très petite quantité : coupelles de pots de fleurs, seaux, arrosoirs, jouets laissés dehors, gouttières ou récupérateurs d’eau mal couverts.
Le moustique tigre pond notamment dans ces petits contenants, et l’élimination régulière des gîtes larvaires reste le principal moyen de limiter sa propagation.
Le moustique tigre, ou Aedes albopictus, est surveillé car il peut transmettre des virus comme la dengue, le chikungunya ou le Zika lorsqu’il pique une personne infectée puis une autre personne.
Espèce invasive, il est désormais implanté dans de nombreux départements métropolitains, ce qui justifie une surveillance sanitaire et entomologique pour prévenir les transmissions locales.
Maladies transmises par les moustiques : prévention et protection | info.gouv.fr
Mis à jour
La France métropolitaine compte 65 espèces de moustiques.
Parmi les espèces d’intérêt sanitaire figurent notamment le moustique commun (Culex pipiens), certains anophèles et le moustique tigre (Aedes albopictus).
- Le moustique commun est surtout une source de nuisance, mais il peut être impliqué dans la transmission de certains virus, comme le virus West Nile.
- Le moustique tigre fait l’objet d’une surveillance particulière car il peut transmettre, dans certaines conditions, des virus comme la dengue, le chikungunya ou le Zika.
- Dans les territoires ultramarins, les espèces présentes et les risques sanitaires varient selon les territoires et les conditions locales. Les anophèles sont connus comme vecteurs du paludisme, présent notamment en Guyane.
Le moustique commun pique plutôt la nuit, avec un vol souvent audible.
Le moustique tigre, lui, est plus petit, noir et blanc, silencieux, et pique surtout le jour, notamment le matin et en fin de journée.
Il est davantage surveillé car il peut transmettre, dans certaines conditions, des virus comme la dengue, le chikungunya ou le Zika, alors que les autres moustiques présents en métropole sont surtout une source de nuisance ou d’inconfort.
Maladies transmises par les moustiques : prévention et protection | info.gouv.fr
Le moustique tigre, ou Aedes albopictus, est un petit moustique, plus petit qu’une pièce de 1 centime.
Il se reconnaît à son aspect très contrasté : il est noir, avec des rayures blanches sur le corps et les pattes.
Il est silencieux et pique surtout pendant la journée, principalement le matin et le soir.
Maladies transmises par les moustiques : prévention et protection | info.gouv.fr
En France métropolitaine, le moustique tigre s’est développé rapidement depuis sa première implantation constatée à Menton en 2004.
Depuis le 1er janvier 2026, il est implanté durablement dans 83 départements de métropole. Il est également présent à La Réunion et à Mayotte.
Maladies transmises par les moustiques : prévention et protection | info.gouv.fr
Mis à jour
Le moustique commun peut transmettre le virus West Nile, ou virus du Nil occidental, après avoir piqué un oiseau infecté. Il peut ensuite contaminer un être humain ou un cheval. En France, ce virus est principalement surveillé dans le bassin méditerranéen.
Le moustique commun n’est toutefois pas le principal vecteur de la dengue, le chikungunya ou le Zika : ces maladies sont surtout transmises par le moustique tigre.
Le moustique tigre peut transmettre plusieurs virus, principalement la dengue, le chikungunya et le Zika.
La transmission n’est possible que s’il pique d’abord une personne déjà infectée, puis une autre personne.
Maladies transmises par les moustiques : prévention et protection | info.gouv.fr
Le risque existe et fait l’objet d’une surveillance renforcée, notamment du 1er mai au 30 novembre, période d’activité des moustiques.
En France hexagonale, la plupart des cas de dengue, de chikungunya et de Zika restent liés à des voyages.
Maladies transmises par les moustiques : prévention et protection | info.gouv.fr
Mis à jour
Les moustiques pondent surtout dans les petites quantités d’eau stagnante, souvent près des habitations.
Les lieux les plus fréquents sont les coupelles de pots de fleurs, vases, seaux, arrosoirs, récupérateurs d’eau, gouttières bouchées, pneus, bâches, jouets ou objets laissés dehors. Quelques millimètres d’eau suffisent pour suffire au développement de centaines de larves.
Il faut :
- vider ou supprimer les récipients qui retiennent l’eau,
- ranger à l’abri de la pluie les objets inutilisés,
- couvrir les récupérateurs d’eau avec une moustiquaire ou un tissu,
- nettoyer les gouttières et vérifier le bon écoulement des eaux de pluie.
Les coupelles peuvent aussi être remplies de sable pour garder l’humidité sans laisser d’eau libre.
Pendant la période d’activité des moustiques, il est recommandé de faire le tour de son balcon, jardin ou terrasse au moins une fois par semaine pour vider les petites accumulations d’eau.
Ce contrôle est aussi utile après chaque pluie et avant ou après une absence de plusieurs jours.
Par précaution, ces gestes sont recommandés dès le mois d’avril et jusqu’en novembre.
Mis à jour
Pour limiter les piqûres de moustiques, adoptez plusieurs gestes complémentaires :
- portez des vêtements longs, amples et de couleur claire,
- appliquez un répulsif sur les zones de peau découvertes, en respectant la notice,
- utilisez des moustiquaires, notamment pour les lits, les poussettes, les portes et les fenêtres,
- videz régulièrement les récipients contenant de l’eau stagnante autour de votre logement.
Aucune mesure ne protège totalement à elle seule : leur association permet de réduire efficacement le risque de piqûre.
Il est recommandé de porter des vêtements longs et amples, qui couvrent les bras et les jambes.
Les moustiques étant attirés par les couleurs sombres, les vêtements clairs limitent aussi le risque d’être repéré.
Il existe des répulsifs cutanés à appliquer sur la peau, des produits à appliquer sur les vêtements, ainsi que des dispositifs comme les diffuseurs ou serpentins insecticides.
Ces produits doivent être utilisés en respectant les précautions d’emploi.
Pour les enfants, les femmes enceintes ou les personnes ayant une situation médicale particulière, il est recommandé de demander conseil à un pharmacien ou à un médecin.
Pour limiter l’entrée des moustiques, il est conseillé d’installer des moustiquaires aux fenêtres et aux portes, ainsi que sur les berceaux ou poussettes des nourrissons.
L’usage d’un ventilateur ou de la climatisation peut aussi aider, car les moustiques fuient généralement les environnements frais et ventilés.
Ces gestes doivent être complétés par la suppression des eaux stagnantes autour du logement.
Mis à jour
Après une piqûre de moustique, il est fréquent d’observer une rougeur, des démangeaisons ou un gonflement localisé.
Dans la plupart des cas, ces réactions sont sans gravité et disparaissent en quelques heures.
Lire aussi : Morsures et piqûres : les bons réflexes face aux petits maux de l’été | ameli.fr | Assuré
Dans la plupart des cas, une piqûre de moustique est sans gravité. Nettoyez la zone avec de l’eau et du savon, puis appliquez une solution antiseptique.
Évitez de vous gratter afin de limiter le risque d’infection. Vous pouvez appliquer une du froid pour réduire les démangeaisons et le gonflement.
Un pharmacien peut vous conseiller un traitement local si les démangeaisons persistent.
Consultez rapidement un professionnel de santé si la rougeur ou le gonflement s’étend, si la zone devient très douloureuse ou si de la fièvre apparaît. En cas de difficulté à respirer ou de gonflement important, contactez immédiatement les secours.
Lire aussi : Morsures et piqûres : les bons réflexes face aux petits maux de l’été | ameli.fr | Assuré
Il faut être attentif si la réaction devient importante, s’étend, provoque une gêne marquée ou ne s’atténue pas progressivement.
Une vigilance particulière est aussi nécessaire en cas de symptômes généraux dans les jours qui suivent, comme une forte fièvre, des maux de tête importants, des douleurs musculaires ou articulaires, une éruption cutanée, des nausées ou vomissements.
Lire aussi : Morsures et piqûres : les bons réflexes face aux petits maux de l’été | ameli.fr | Assuré
Un avis médical peut être nécessaire en cas de gêne importante, de réaction étendue ou de symptômes évocateurs d’une maladie transmise par les moustiques.
En cas de signes graves, notamment difficultés à respirer, malaise, somnolence, saignements, douleurs abdominales importantes ou vomissements persistants, il faut contacter rapidement les secours en composant le 15 ou le 112.
Lire aussi : Morsures et piqûres : les bons réflexes face aux petits maux de l’été | ameli.fr | Assuré
Tout le monde peut être piqué par un moustique. Cependant, certaines personnes risquent davantage de développer une forme grave d’une maladie transmise par les moustiques, notamment :
- les nourrissons et les jeunes enfants,
- les personnes âgées,
- les femmes enceintes, en particulier face au virus Zika,
- les personnes immunodéprimées ou atteintes d’une maladie chronique.
Le risque dépend aussi de la maladie transmise. Par exemple, les formes neurologiques graves du virus du Nil occidental touchent plus souvent les personnes âgées.
Ces personnes doivent renforcer leur protection contre les piqûres et demander conseil à un professionnel de santé en cas de symptômes après une piqûre.
La plupart des personnes infectées par la dengue ne présentent aucun symptôme. Il est donc possible d'être porteur du virus sans le savoir.
Pour les voyageurs, il est fortement recommandé de :
- se renseigner avant le départ sur les maladies circulant dans le ou les pays de destination,
- se protéger contre les moustiques, particulièrement dans les zones à risque.
Au moment du retour, il est conseillé de :
- continuer de se protéger contre les piqûres de moustique, pendant trois semaines, pour éviter de transmettre une maladie à ses proches par l’intermédiaire des moustiques,
- en cas de symptôme (douleurs articulaires, douleurs musculaires, maux de tête, éruption cutanée, conjonctivite avec ou sans fièvre…) continuer à se protéger des piqûres de moustiques et consulter un médecin en précisant le territoire visité, la date de retour et la date de début des symptômes.
Mis à jour
L’État, les agences régionales de santé (ARS), les préfectures et les collectivités locales agissent ensemble pour surveiller les moustiques et limiter les risques pour la santé.
Leurs actions consistent notamment à :
- suivre l’implantation des moustiques capables de transmettre des maladies,
- surveiller les cas de dengue, de chikungunya, de Zika ou de virus du Nil occidental,
- supprimer ou traiter les lieux de ponte dans l’espace public, notamment les eaux stagnantes,
- informer la population sur les gestes de prévention,
- réaliser, lorsqu’un cas le nécessite, des traitements ciblés autour des lieux fréquentés par la personne malade.
Ressources utiles
Sur info.gouv.fr, le site du Gouvernement
Maladies transmises par les moustiques : les mesures de prévention et de protection contre la dengue, le chikungunya, le Zika et les autres maladies transmises par les moustiques
Sur Santé publique France
Chikungunya, dengue, Zika et virus du Nil occidental : les données de surveillance épidémiologique en France
Sur le site du ministère chargé de la Santé
Moustiques vecteurs de maladies : le dispositif national de surveillance et de lutte contre les moustiquesEt la carte de présence du moustique tigre : les données actualisées sur son implantation en France métropolitaine
Sur le site de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)
- Actualité
- · Santé
- › Santé publique
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