Compte rendu du Conseil des ministres du 31 octobre 2024
Publié le 31/10/2024 Modifié le 12/02/2026
Accord entre la France et l’observatoire du réseau d’antennes d’un kilomètre carré ; adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de transport, de santé et de circulation des personnes.
Compte rendu du Conseil des ministres du 31 octobre 2024
Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement.
Maud BREGEON : [...]ribles inondations qu’ils ont vécues ces dernières heures et
a redit ce message de solidarité. La France se tient évidemment prête à
intervenir et à apporter son aide à l’Espagne. Il a insisté sur la nécessité de
prendre à bras-le-corps, en Européens, l’enjeu du réchauffement climatique.
Le Premier ministre a quant à lui réitéré son message de soutien appuyé et
redit qu’on se devait de se préparer aux conséquences du réchauffement
climatique et notamment d’améliorer notre réponse européenne.
Je poursuis donc sur l’international avec la visite du chef de l’État et de 9
ministres au Maroc, une visite qui a été qualifiée par Jean-Noël BARROT de
visite de réconciliation, de refondation et de projection. Le président de la
République a tenu à remercier durant ce Conseil, les ministres présents à ses
côtés, pour leur préparation et a indiqué qu’un travail de suivi à faire en
conséquence serait évidemment réalisé. Il a qualifié pour sa part cette visite
de « Nouveau livre ouvert », voilà.
Je termine sur un point sur le Liban, évoqué par mon collègue toujours
Jean-Noël BARROT qui a indiqué que la conférence de soutien qui s’est tenue,
vous le savez, le 24 octobre à Paris, avait tenu ses objectifs et qu’un million
de dollars d’engagement avait notamment été levé.
J’en viens maintenant aux nominations. Je ne vais pas lister l’ensemble des
nominations, mais pour vous indiquer que Louis LAUGIER avait été nommé
directeur général de la police nationale et qu’Hubert BONNEAU avait, quant à
lui, été nommé directeur général de la Gendarmerie nationale. Deux nominations,
je crois, attendues.
J’en viens ensuite aux projets de loi qui ont été présentés. Le ministre de
l’Europe et des Affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant
l’approbation d’un accord international visant à l’adhésion de la France à
l’observatoire du réseau d’antennes d’un kilomètre carré. Il s’agit d’un
observatoire international dont le siège se trouve au Royaume-Uni, près de
Manchester, et dont l’infrastructure sera constituée d’un radiotélescope géant.
La participation à cette initiative permettra d’approfondir notre connaissance
de l’univers.
J’en viens ensuite à un projet de loi présenté par le ministre de l’Économie et
des Finances sur la mise en conformité du droit français aux évolutions
récentes du droit européen. Ce texte contient une quarantaine d’adaptations de
notre droit aux directives européennes. Je ne vais pas vous les lister de façon
exhaustive, mais néanmoins vous dire que ça intègre la transposition de la
directive relative à l’efficacité énergétique, de nouvelles règles pour la
fourniture de carburant durable dans l’aviation et enfin la transposition en
droit français des règles permettant la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement
carbone aux frontières.
Voilà, je vous remercie et on en passe, si vous voulez bien, à vos questions.
Bastien AUGER (Journaliste TF1/LCI) : Bonjour, Bastien AUGER pour TF1 LCI. Vous
avez parlé vous-même de la situation dramatique en Espagne. Est-ce que vous
avez des informations sur les Français résidant en Espagne ? Est-ce qu’on sait
s’il y a des victimes françaises parmi les nombreux morts qui sont déplorés ?
Et par ailleurs, est-ce que vous pouvez nous donner des précisions sur l’aide,
sur le soutien français qui vont être apportées en termes d’effectifs, de
papier ?
Maud BREGEON : Jean-Noël BARROT a bien sûr eu un mot pour nos compatriotes sur
place. Je n’ai néanmoins pas d’informations supplémentaires à vous communiquer.
Et quant à l’aide qui pourrait être apportée, je pense notamment par nos
sapeurs-pompiers, nous avons proposé à l’Espagne, alors, de leur venir en aide
et de mettre des moyens matériels et humains à leur disposition. Il convient
maintenant à l’Espagne de détailler ce dont elle a besoin, et donc, il y aura
des échanges dans les heures à venir entre nos deux pays. Et je n’ai donc pas
d’informations précises et je m’en excuse, à vous donner.
Journaliste (Julien, France Télévisions) : Madame la ministre, bonjour. Julien
[inaudible] pour France Télévision. Une première question sur le Premier
ministre Michel BARNIER. Est-ce que vous pouvez nous donner tout simplement des
nouvelles de sa santé après l’opération de ce week-end ? Et puis ensuite, sur
le budget, à propos des frais de notaire. Je crois savoir que Matignon étudie
la demande des départements qui ont besoin de renflouer leur caisse,
d’augmenter d’un point de 4,5 à 5,5 la part qui leur revient des frais de
notaire à chaque transaction. Est-ce que vous pouvez nous donner l’avis du
Gouvernement sur cette proposition ?
Maud BREGEON : Alors, dans l’ordre. D’abord, sur la santé du Premier ministre…
le Premier ministre va bien. Vous voyez, j’ai moi-même omis de revenir sur
cette question là proactivement. Et donc, il était évidemment parmi nous ce
matin, voilà, il est en forme, au travail, après 2 à 3 jours de repos, ce qui
était, voilà, nécessaire et normal, comme tout citoyen qui a vécu une
hospitalisation, et ça aurait été la même chose pour nous, voilà, et il en est
même pour le Premier ministre. Donc, il est pleinement au travail, il était à
nos côtés ce matin.
Concernant les frais de notaire, on a évidemment conscience de la situation
difficile des départements. J’ai moi-même l’occasion d’aller chaque semaine en
déplacement, encore la semaine dernière en Haute-Marne, et donc j’entends bien
les présidents des conseils départementaux et les conseils départementaux
exprimer la difficulté qu’est la leur, et notamment dû à l’accroissement, pas
que, mais des dépenses sociales. Donc, c’est vraiment un message qui a été reçu
de notre côté. La question des frais de notaire est sur la table. Ce n’est pas
une validation définitive du Gouvernement, mais néanmoins, on n’y est pas fermé
et on regardera ce qui est possible de faire de telle sorte encore une fois, et
bien au-delà de la question des frais de notaire que les départements qui, je
le redis, sont dans une situation compliquée puissent continuer à assurer à la
hauteur nécessaire le niveau… enfin, le travail très important qu’est le sien.
C’est vraiment l’échelon social et donc, on y sera très attentif. Je ne doute
pas que le Sénat notamment et les sénateurs seront extrêmement impliqués dans
cette question.
Journaliste : Simplement pour que ce soit clair pour les gens qui nous
écoutent, qui nous regardent, est-ce que cela signifie que les gens qui
voudraient acheter un appartement l’année prochaine, par exemple, vont payer
plus cher, plus de frais de notaire ?
Maud BREGEON : Non, il n’y a pas de décision prise en ce sens, mais juste la
volonté d’étudier l’ensemble des propositions et des moyens qui permettraient
de décharger tant que possible les départements de l’effort tel qu’il est
demandé aujourd’hui. Encore une fois, il y a 5 milliards qui ont été demandés
aux collectivités territoriales. Un certain nombre d’échelons, nous
semble-t-il, peuvent contribuer à l’effort, d’autres le peuvent moins. On a dû,
et je l’ai déjà dit plusieurs fois ici, faire ce budget dans un temps record.
On a conscience que certains efforts demandés seront difficilement réalisables
pour les collectivités territoriales. J’ai souvent entendu le Premier ministre,
depuis la constitution du Gouvernement, me dire que nous ne ferons rien, ni
sans, ni contre, les collectivités territoriales. Et donc, le message que je
veux leur passer aujourd’hui, c’est vraiment un message d’écoute, de
compréhension de la situation financière qu’ils traversent, en tout cas pour
certains, et donc de volonté, lorsque c’est possible d’atténuer les efforts et
en tout état de cause, d’intégrer leurs difficultés et leurs réalités de
terrain. C’est le cas des départements, mais pas uniquement.
Mathieu COACHE (Journaliste BFMTV) : Bonjour Madame la Ministre, Mathieu
COACHE, BFMTV. L’Assemblée et le Sénat ont voté dans leur commission des
finances la suppression du service national universel. C’était pourtant un
cheval de bataille du président de la République et du Premier ministre Gabriel
ATTAL, enfin avant quand il n’était pas Premier ministre. Voilà, quelle est votre
réaction ? Est-ce que c’est la fin véritablement de ce service national
universel ou est-ce que vous comptez le défendre ?
Maud BREGEON : Le Gouvernement ne souhaite pas supprimer le service national
universel. Ce n’est pas la position que nous avons portée, ce n’est pas la
position que nous porterons. Il y a probablement nécessité de réinterroger le
dispositif tel qu’il est conçu aujourd’hui. Il y a des parties de ce dispositif
qui fonctionnent très bien, d’autres qui peuvent peut-être être remis sur la
table, mais pour autant, je le redis, aucune volonté de supprimer ce dispositif
de notre côté.
Mathieu COACHE : Mais peut-être pas de l’élargir comme ça avait été prévu avec
un coût de plusieurs milliards d’euros ?
Maud BREGEON : Non, la situation financière telle qu’elle est aujourd’hui, il
faut être honnête et lucide, ne permet pas la généralisation. Pour autant,
entre la suppression et la généralisation, il y a un chemin parce que c’est une
expérience qui nous semble être très positive pour beaucoup de jeunes, qui, je
redis, par certains aspects peut être remis à plat, mais nous n’avons
aucunement l’intention de le supprimer.
Oscar TESSONNEAU (Journaliste Rightbrain Magazine) : Bonjour Madame BREGEON.
Oscar TESSONNEAU pour Rightbrain Magazine. Hier sont tombés les chiffres de la
croissance sur la dernière période importante qu’on a eu d’estimation des
richesses créées en France. Donc elle est positive, on a une hausse à 0,3, 0,4.
Mais il y a un point assez négatif qui est pointé au-delà des succès qu’on a
eus avec les JO, c’est notre industrie qui s’affaiblit au fil des mois comparé
à l’industrie américaine qui a pu bénéficier, par exemple, d’un projet qui
s’appelle l’IRA, comme l’a montré Christine LAGARDE ce matin dans un entretien
au Monde. Est-ce qu’il y a certains secteurs de notre économie pour lesquels
vous êtes inquiets, notamment nos PME, nos industries ? Et est-ce que ces
questions seront abordées lors du séminaire de lundi, comme le laissait
entendre un journaliste de l’Express hier soir ?
Maud BREGEON : Alors, la question de la réindustrialisation est au cœur de ce
qu’on porte collectivement. J’entends les interrogations, par exemple, en ce
moment sur le socle commun. Je peux vous dire que la volonté de
réindustrialiser le pays, de continuer la transition énergétique, la
décarbonation de notre industrie est évidemment partagée. C’est une des grandes
réussites, des grandes réussites, du président de la République qui porte
depuis des années, donc on y sera évidemment extrêmement attentifs. Et de façon
plus globale, le Premier ministre et le Gouvernement sont évidemment attentifs
à tous les secteurs de l’économie, sans faire de distinction. Mais je tiens,
puisque vous me tendez la perche, à souligner la grande réussite qui a été
celle du Président et qu’il a porté très tôt depuis plusieurs années.
Oscar TESSONNEAU : Un deuxième mot sur le séminaire qui aura lieu à partir de
lundi... Plusieurs éléments de travail ont été identifiés dans un papier publié
hier par l’Express, notamment la question des ARS. Est-ce que vous avez
plusieurs informations à nous donner sur ce qui sera débattu à partir de ce
séminaire ?
Maud BREGEON : C’est un séminaire qui vise à co-construire, avec les membres du
Gouvernement, la vision et le cap que l’on va porter à moyen et long terme. Le
Premier ministre a coutume de nous dire qu’il faut relever la ligne d’horizon,
pour le citer, et donc ça nécessite de discuter entre nous sur différents
sujets des projets qui nous semblent prioritaires et de ce qu’on souhaite
prioritairement porter. Et j’aurai l’occasion, après ce séminaire, de répondre,
si vous le souhaitez, évidemment à ces questions, mais je ne vais pas dévoiler
là quel sera l’ordre du jour exact. En tout cas, ce que je peux vous dire,
c’est les priorités du Gouvernement sont les priorités des Français, ou plutôt
que les priorités des Français sont les priorités du Gouvernement, et que tous
les sujets qui impactent nos concitoyens et qui nous semblent être importants
pour l’avenir du pays seront librement débattus.
Audrey TISON (Journaliste France Info) : Bonjour. Audrey TISON, France Info. Le
Gouvernement a eu un nouveau revers hier, à l’Assemblée nationale, dans le
cadre de l’examen des textes budgétaires : suppression de l’article 6 du PLFSS,
une suppression voulue par deux groupes censés soutenir le Gouvernement, EPR et
DR. Comment vous jugez cette attitude de la part de ces groupes ?
Maud BREGEON : Oui, ça fait quelques jours qu’on nous demande pourquoi est-ce
qu’on n’utilise pas l’article 49, alinéa 3 de la Constitution pour mettre fin
au débat. On ne l’utilise pas précisément pour permettre aux parlementaires de
s’exprimer et de faire des contre-propositions. Ça met en exergue des accords,
ça met en exergue des désaccords. Ça ne nous arrange pas toujours. On assume,
voilà, de perdre certains votes. Mais je crois que c’est ce qui rend le débat
riche avec une règle qui est toujours la même : à chaque baisse de dépenses ou
proposition d’économies supprimées, nous demandons aux parlementaires de mettre
en face une baisse de dépenses correspondante. Et donc moi, j’attends
évidemment à ce que les parlementaires nous proposent, face à ces suppressions
d’articles, des baisses de dépenses pour venir compenser parce que l’objectif,
je le rappelle, c’est de redresser les finances publiques. Je pense qu’on
s’accorde tous là-dessus et on a 60 milliards d’euros d’économies à trouver.
Journaliste : Les votes partent un petit peu dans des directions très
différentes, donc il est très peu probable que ce texte soit voté par l’Assemblée.
Est-ce que, finalement, vous êtes déjà dans l’étape d’après, travailler avec le
Sénat, la droite sénatoriale, pour élaborer un budget ?
Maud BREGEON : Non, mais je crois que le respect du parlementarisme sur un
sujet qui est aussi crucial que le budget... Enfin, moi, j’ai été
parlementaire, là… Le débat budgétaire, c’est probablement le point névralgique
des débats sur une année, parce qu’au fond, ça dit beaucoup et ça impacte
beaucoup des politiques publiques qui peuvent ou pas être menées ensuite. C’est
normal qu’on laisse le débat se tenir, qu’on laisse au fond l’Assemblée
nationale construire son propre budget. Et donc on reprendra les débats le 5
novembre sur le projet de loi de finances. Et notre objectif n’a pas varié et
nous voulons laisser l’Assemblée nationale s’exprimer et aller au vote.
Journaliste : [inaudible]
Maud BREGEON : Nous voulons laisser l’Assemblée nationale s’exprimer et aller
au vote sur le budget qu’elle aura elle-même construit.
Journaliste (Nina VEGTER) : Bonjour, Nina VEGTER [inaudible]. Juste un
complément concernant la nomination des DGPN et DGGN. Connaît-on les dates de
prise de fonction et d’autre part le nom des N°2 ?
Maud BREGEON : Alors non, je suis désolée, j’ai pas assez d’informations. On
essaiera avec mon cabinet de vous donner ça dans la journée. Je suis désolée.
C’est bon ?... Eh bien, merci à toutes et tous et je vous dis à très bientôt et
au plus tard à la semaine prochaine.
- Les principaux point abordés pendant le compte rendu de ce conseil des ministre :
- Solidarité avec l'Espagne :
- soutien face aux inondations récentes,
- préparation à intervenir et apporter de l'aide,
- insistance sur la lutte contre le réchauffement climatique en Europe.
- Visite au Maroc : visite du chef de l'État et de 9 ministres, qualifiée de visite de réconciliation, refondation et projection,
- Soutien au Liban :
- conférence de soutien tenue le 24 octobre à Pari,
- objectifs atteints avec 1 million de dollars d'engagement.
- Nominations :
- Louis LAUGIER nommé directeur général de la police nationale,
- Hubert BONNEAU nommé directeur général de la Gendarmerie nationale.
- Projets de loi présentés :
- Adhésion de la France à l'observatoire du réseau d'antennes d'un kilomètre carré
- Mise en
conformité du droit français aux évolutions du droit européen :
- quarantaine d'adaptations aux directives européennes,
- transposition de directives sur l'efficacité énergétique, carburant durable dans l'aviation, et mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.
Projets de loi
Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et l’Observatoire du réseau d’antennes d’un kilomètre carré (Square Kilometre Array Observatory ou SKAO) relatif à l’adhésion de la France à l’Observatoire.
Cet accord, signé à Londres le 11 avril 2022 entre le Gouvernement de la République française et l’Observatoire, vise à définir les termes et conditions de l’adhésion de la France à la convention portant création de ce radiotélescope géant, de surface collectrice équivalente à un kilomètre carré. Cette infrastructure internationale de recherche sera constituée de deux réseaux d’antennes radio, l’un situé en Australie et l’autre en Afrique du Sud. Le siège de l’organisation se trouve au Royaume-Uni, près de Manchester.
L’adhésion de la France à l’Observatoire donnera à la communauté astronomique française (composée de près de 400 astrophysiciens, l’une des premières au monde) un droit d’accès à une infrastructure de recherche exceptionnelle, par sa taille et par son potentiel. Les enjeux et les gains sont considérables : dès sa mise en œuvre (prévue pour 2027) le radiotélescope géant livrera des informations clés sur les propriétés physiques et la mesure de l’Univers ; le retour sur investissement en termes technologique et informatique est de tout premier ordre, le flux des données produites étant comparable au flux actuel d’Internet.
Le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie a présenté un projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de transport, de santé et de circulation des personnes.
Ce projet de loi doit permettre à la France de mettre en conformité son droit national avec différentes évolutions législatives européennes récentes.
En droit de la consommation, le texte vient transposer la directive de 2020 relative aux actions représentatives visant à protéger les intérêts collectifs des consommateurs. L’action de groupe permettra à une association d’exercer une action en justice pour le compte de plusieurs personnes victimes de dommages de même nature causés par un même auteur. Ce projet de loi propose également de transposer les directives de 2023 encadrant le crédit à la consommation et les contrats conclus à distance.
Au plan économique et financier, le texte adapte le droit français à plusieurs règlements européens qui encadrent les services d’investissement et les activités des marchés financiers, les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit, les paiements instantanés en euros et les dispositions européennes qui créent un accès centralisé aux informations publiées par les entreprises.
S’agissant de la commande publique, le texte entend mettre en conformité une disposition du code de la commande publique avec le droit européen afin que ne soit pas considérés innovants, par principe, les travaux, fournitures ou services proposés par les jeunes entreprises. En outre, le projet de loi permettra d’améliorer l’accès à l’information pour les conducteurs de véhicules motorisés, qu’ils en soient propriétaires ou non, au fichier des véhicules assurés (FVA).
En matière de transition écologique et de droit de l’énergie, il est prévu de renforcer la surveillance, par la commission de régulation de l’énergie (CRE), des marchés de gros de l’énergie, d’accorder des aides financières en vue de la création d’infrastructures répondant à une capacité de production d’énergie verte dépassant les objectifs de déploiement des énergies renouvelables fixés au niveau de l’Union européenne et au niveau national. En conformité avec la directive du 13 septembre 2023 relative à l’efficacité énergétique, le texte introduit un objectif de réduction de consommation d’énergie finale de 30 % d’ici à 2030. Les entreprises qui consomment beaucoup d’énergie devront mettre en œuvre un système de management de l’énergie ou réaliser un audit énergétique.
Dans le domaine des transports, l’adaptation du droit interne au règlement délégué du 29 novembre 2023 doit notamment permettre aux passagers de trouver plus facilement des informations en temps réel sur différents modes de transport et d’accéder à des mises à jour au cours de leur voyage, par exemple en ce qui concerne les retards et les annulations.
Dans le domaine de l’aviation, le projet de loi vient établir de nouvelles règles pour l’utilisation et la fourniture de carburants durables. Le texte tient également compte de l’évolution du droit européen qui fixe à 2035 la fin des ventes des voitures particulières et des camionnettes neuves émettant du CO2 à l’échappement.
Dans le domaine de la santé, le projet de loi prévoit la reconnaissance des qualifications professionnelles des infirmiers responsables de soins généraux formés en Roumanie : ces diplômés bénéficieront de la reconnaissance automatique de leur diplôme après le suivi d’un programme spécial de mise à niveau. Par ailleurs est institué un dispositif de déclaration préalable par les fabricants de dispositifs médicaux ou dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, en cas d’interruption ou de cessation de l’approvisionnement des dispositifs.
Enfin, en matière de circulation des personnes, le projet de loi transpose les nouvelles dispositions européennes relatives à la carte de séjour pluriannuelle « talent » portant la mention « carte bleue européenne » et à la carte « talent (famille) » délivrée aux membres de famille des travailleurs hautement qualifiés. La loi étendra également les conditions d’accès à la carte de résident longue durée « UE » aux titulaires d’une carte bleue européenne ayant effectué une mobilité intra-européenne.
Mesure d'ordre individuel
Le conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :
Sur proposition du ministre de l’Intérieur :
- M. Louis LAUGIER, administrateur de l’État, est nommé directeur général de la police nationale, à compter du 4 novembre 2024 ;
- M. le général de corps d’armée Hubert BONNEAU, est nommé directeur général de la gendarmerie nationale et est élevé aux rang et appellation de général d’armée, à compter du 4 novembre 2024 ;
- M. Patrice LATRON, administrateur de l’État, est nommé préfet de la région Réunion, préfet de La Réunion ;
- M. Charles GIUSTI, administrateur de l’État, est nommé préfet de l’Eure ;
- M. Alexandre BRUGÈRE, préfet, est nommé préfet des Hauts-de-Seine.
Sur proposition du ministre des Armées et des Anciens combattants :
Ont été adoptées diverses mesures d’ordre individuel concernant des officiers généraux de l’armée de l’air et de l’espace, et de la direction générale de l’armement.
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