Compte rendu du Conseil des ministres du 22 avril 2026

Publié le 22/04/2026 Modifié le 22/04/2026

Résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2025, nominations.

Source : Présidence de la République

Compte rendu du Conseil des ministres du 22 avril 2026

Maud BREGEON, ministre déléguée, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre et ministre déléguée, chargée de l'Énergie auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique. 

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue pour ce compte rendu de Conseil des ministres. 

J'ai le plaisir d'accueillir avec moi David AMIEL, ministre de l'Action et des Comptes publics, qui reviendra dans un instant sur le projet de loi portant approbation des comptes de l'année 2025 et plus globalement sur l'impact de la guerre pour nos finances publiques, sujet qui a largement alimenté les discussions de ce matin. 

Conseil des ministres, vous le savez, qui a été délocalisé puisque le président de la République est aujourd'hui en déplacement dans l'Allier. Il a donc tenu ce Conseil des ministres à la sous-préfecture de Montluçon en présence du Premier ministre et d'une partie du Gouvernement, tandis que les autres ministres dont nous faisons partie y ont assisté en visioconférence depuis l'Élysée. C'est un déplacement qui est consacré à trois enjeux. 

Un premier enjeu qui est celui de la réindustrialisation avec la valorisation d'un projet minier situé dans l'Allier. Un deuxième enjeu qui est la simplification des normes avec des tables rondes qui seront dédiées et des annonces qui seront faites aujourd'hui pour accélérer la dynamique industrielle. Et un troisième enjeu qui est celui de la souveraineté agricole et alimentaire avec la valorisation des mesures du projet de loi porté par Annie GENEVARD. 

Annie GENEVARD qui est aux côtés du président de la République là-bas. Conseil des ministres, donc, vous le disiez, largement consacré à la situation internationale et à ses répercussions sur le plan national, répercussions qui ne sont pas sans conséquence pour nos finances publiques. Vous avez vu qu'un certain nombre de mesures ont été annoncées hier par le Premier ministre avec toujours cette même logique, soutien à l'activité, soutien aux Français qui travaillent, pas de chèque indiscriminé, pas d'aide indiscriminée ou universelle, mais un appui, encore une fois, aux Français qui travaillent, aux plus modestes, aux secteurs d'activité qui sont les plus en difficulté. On pense évidemment aux agriculteurs, on pense aux transporteurs, on pense aux pêcheurs, on pense aux BTP. Et donc, on continuera d'être à leur côté dans cette logique qui nous semble être à la fois la plus efficace et en même temps, et je vais laisser la parole à David AMIEL, la plus respectueuse des finances publiques.

 

David AMIEL

Merci beaucoup. 

Bonjour à toutes et à tous. On a effectivement pu, avec Roland LESCURE, présenter en Conseil des ministres aujourd'hui le projet de loi portant approbation des comptes pour l'année 2025. Ce n'est pas un projet de loi qui emporte des décisions, c'est un projet de loi qui photographie l'état des comptes publics et l'état des comptes de l'État pour l'année écoulée, l'année 2025, et qui montre la réduction importante du déficit public qui a eu lieu dans l'année 2025. 

Réduction du déficit public supérieur à ce qui avait été anticipé au moment du vote de la loi de finances initiale. Le déficit public s'élevait à 5,8 % du PIB en 2024. La loi de finances initiale pour l'année 2025 prévoyait une réduction de ce déficit public à 5,4 % du produit intérieur brut, donc une réduction de 0,4 point. Ce sera finalement 5,1 % du produit intérieur brut, et ce n'est pas le fruit du hasard. C'est dû aux mesures qui ont été prises tout au long de l'année 2025 pour tenir les comptes et tenir la dépense publique, mesures qui ont été prises par le Gouvernement de François BAYROU, puis par le gouvernement de Sébastien LECORNU à l'automne dernier, et qui permet de tenir à l'euro près la cible des dépenses de l'État telle qu'elle avait été prévue malgré des chocs et des crises qui ont eu lieu aussi tout au long de l'année 2025.

Évidemment, pas la guerre que l'on a en Iran, mais on a vu tout au long de l'année 2025. Vous vous rappelez d'ailleurs qu'à la même époque, presque jour pour jour, nous avions une guerre commerciale qui était déclenchée, ça avait [inaudible] en 2025. Et malgré cela, quoi qu'il arrive, nous avons tenu les objectifs de déficit public. 

Le Conseil des ministres a également été l'occasion, Maud BREGEON l'évoquait à l'instant, de revenir, évidemment, sur la situation des finances publiques à la lumière de la guerre au Moyen-Orient, puisque, évidemment, la guerre en Iran, qui s'est déclenchée après le vote des budgets pour l'État et pour la sécurité sociale pour l'année 2026, va imposer des redéploiements, des repriorisations, des accélérations pour faire face à cette guerre. Le coût de la guerre est aujourd'hui estimé pour les finances publiques à six milliards d'euros environ. Il y a en partie plus de quatre milliards d'euros qui est dû au choc économique. Taux d'intérêt, la charge d'intérêt coûtera plus de 3,6 milliards d'euros dès cette année. On a des taux d'intérêt qui augmentent, augmentent en France comme ils augmentent dans l'ensemble des économies développées, mais pour comparer à la... Dernière situation militaire de grande ampleur que nous avions connue qui était l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, les taux d'intérêt sont cinq fois supérieurs à ce qu'ils étaient à l'époque et cela coûte évidemment au compte de l'État. 

On a aussi un impact de l'inflation. Elle a été révisée à la hausse par rapport aux prévisions qui datait d'avant la guerre, à 1,9 %. La croissance, qui restait très dynamique en France, notamment par rapport aux autres pays européens, mais a été révisée à 0,9 % par rapport au 1 % qui était prévu. Et tout cela, évidemment, a un impact sur nos finances publiques. On a aussi, face à cette guerre, des mesures nouvelles de soutien qui sont nécessaires. Soutien évidemment d'abord à nos forces armées. On estime aujourd'hui à environ 1 milliard d'euros de mesures supplémentaires qui seront nécessaires en la matière. 

Soutien aux entreprises et aux secteurs les plus en difficulté, et Maud BREGEON l'a rappelé à l'instant : soutien aux Français les plus précaires. C'était le cas avec l'intensification du chèque énergie et soutien aux travailleurs des classes populaires qui ont besoin de leur voiture ou bien pour se rendre au travail ou bien, je pense, aux aides à domicile, par exemple, pour exercer leur métier. Donc, c'est l'ensemble de ce coût de la crise qui est évalué à date à six milliards d'euros. 

J'insiste sur le « à date » puisqu'évidemment, il y a beaucoup d'inconnus liés à l'évolution de la situation géopolitique, liés à l'évolution de la situation militaire. On voit d'ailleurs depuis plusieurs semaines à quel point il y a des allers-retours erratiques des puissances dans la zone, et donc on adapte nos dispositifs à chaque fois. Mais il n'aurait pas été sérieux de ne pas présenter aux parlementaires, aux organisations syndicales, aux organisations professionnelles, aux représentants des élus locaux, évidemment, à l'ensemble des Français, l'état des lieux actuel. Et c'est la méthode que nous adoptons depuis le début. Faire la transparence jour après jour, semaine après semaine, sur l'état de nos finances publiques, parce que c'est de l'argent des Français dont il s'agit, et c'est aussi, évidemment, crucial de tenir ce discours de vérité, ce discours de transparence et ce discours de lucidité dans une période où on ne peut fermer les yeux ni sur la guerre ni sur la dette. 

Et c'est la raison pour laquelle, depuis le début, nous avons une stratégie qui repose sur deux piliers. Des aides ciblées vers ceux qui en ont le plus besoin, vers les Français qui en ont le plus besoin, vers les entreprises qui en ont le plus besoin, et des aides qui sont financées à l'euro près. Parce que ce serait évidemment mentir aux gens que de leur faire des chèques généraux en bois, ce pourrait être la facilité pour le Gouvernement. Il y aura des élections présidentielles l'année prochaine et on pourrait laisser la facture à nos successeurs. Mais ce serait contraire à notre devoir. Et ce serait évidemment aussi trahir les Français, puisque ce serait, demain, venir leur reprendre d'une main ce que nous aurions prétendu accorder de l'autre.

Donc, ces aides sont ciblées et ces aides sont financées pour pouvoir être sérieuses, crédibles et véritablement aider ceux qui en ont besoin. Voilà ce que nous avons pu partager aujourd'hui au Conseil des ministres et qui faisait suite d'ailleurs au comité d'alerte exceptionnel que nous avons tenu hier autour de la question des finances publiques. 

Je me permets simplement un dernier mot, parce que je vois également surgir ça et là des demandes, sur le projet de loi de finances rectificative. Toujours très étonné que des demandes de projet de loi de finances rectificative viennent de groupes politiques qui ont voté systématiquement la censure de tous les budgets que nous avons présentés. Et si les budgets avaient été censurés, si la France était aujourd'hui en loi spéciale, la France aurait les mains liées, les mains liées à l'international, parce que nous ne pourrions pas mettre en œuvre les investissements nécessaires pour nos forces armées, et les mains liées sur le plan intérieur, parce que nous ne pourrions pas apporter des aides à ceux qui en ont le plus besoin, aux entreprises. 

Maud BREGEON a évoqué les transporteurs, les pêcheurs, les agriculteurs, le secteur du BTP, et aux Français les plus modestes et les plus précaires, aux travailleurs des classes populaires. C'est pour cela que la France avait besoin d'un budget aussi pour pouvoir parer à des crises et à des imprévus et pour pouvoir apporter les soutiens qui sont nécessaires dans ce cas. 

Je vous remercie.

 

Maud BREGEON

Merci beaucoup. Et je vous propose qu'on passe aux questions-réponses, si vous en avez. J'ai peu de doutes.

 

Christelle MÉRAL

Bonjour, Christelle MÉRAL, France Télévisions. Je voulais juste revenir sur les aides au carburant. Les infirmiers libéraux se disent ce matin exclus des annonces hier. Est-ce qu'il y aura aussi une aide carburant pour les infirmières et infirmiers libéraux ?

 

Maud BREGEON

Aucune profession n'est par principe exclue du dispositif annoncé hier. Ce dispositif sur les gros rouleurs, il vise qui ? Il vise les Français les plus modestes, déciles de 1 à 5. On a eu l'occasion de l'expliciter, les Français qui ont une voiture, par définition, et les Français qui sont en activité. Et donc, voilà, chacun de nos concitoyens qui se trouvent dans cette situation-là, peu évidemment et il y aura évidemment accès. L'objectif qui était le nôtre n'était pas de cibler telle ou telle profession, c'était de cibler, là encore, les Français les plus modestes, les Français qui travaillent, les Français qui n'ont pas d'autre choix que de se rendre à la station service pour faire leur plein, qui sont dépendants de leur voiture, dans leur vie quotidienne, dans leur vie professionnelle.

 

Christelle MÉRAL

Et puis, une question plus spécifique par rapport aux 6 milliards que coûte déjà cette crise. Est-ce que vous ne redoutez pas un vrai effet sur la croissance et des conséquences aussi au quotidien pour les consommateurs ?

 

David AMIEL

Je le disais, nous avons une économie française qui est d'ailleurs comparée aux autres économies européennes, se portait bien avant l'entrée dans la crise, ce qui d'ailleurs aussi a permis d'atteindre nos objectifs en matière de déficit public. Nous avons une révision de la croissance que nous avons intégrée, parce que le sérieux nous y oblige, à 0,9 %, qui est parfaitement en ligne avec les prévisions de croissance faites par les organismes indépendants, que ce soit des organismes internationaux ou des organismes français. Et je pense que c'est de bonne méthode, de manière générale, quand on fait de la prévision des finances publiques, de pouvoir avoir des prévisions de temps de croissance, que d'inflation qui sont en ligne avec ce qui était prévu. Mais je crois qu'effectivement, nous vivons maintenant une période où nous avons des crises internationales qui se multiplient. Nous avons quasiment une crise internationale par an. Je rappelais ce qui se passait sur le front commercial l'an dernier. On voit ce qui se passe cette année en Iran et dans le golfe Persique. Je ne sais pas de quoi 2027, 2028, 2029 seront faits. Mais malheureusement, il y a fort à craindre qu'à nouveau, il y ait des crises internationales. Et c'est la raison pour laquelle, il faut qu'on passe du quoi qu'il coûte au quoi qu'il arrive. Il faut que, quoi qu'il arrive, on tienne nos objectifs de dépenses publiques pour pouvoir, précisément, face à ces crises internationales et face à cet environnement dangereux, pouvoir toujours être capable d'apporter le soutien nécessaire à ceux qui en ont le plus besoin. Et effectivement, on assume cette approche qui est de cibler les aides vers les travailleurs des classes populaires, vers les entreprises les plus en difficulté, vers les ménages les plus précaires, et puis de pouvoir aussi investir, continuer à investir dans tout ce qui permet de protéger la nation, protéger sur le plan militaire, protéger aussi sur le plan énergétique pour le moyen terme. Et c'est évidemment majeur, parce que tout ce qu'on fait en matière d'électrification, ça permet de mettre des Français définitivement à l'abri des futures hausses des prix pétroliers.

 

Journaliste

Bonjour. [inaudible] pour BFMTV. Une petite question pour Madame BREGEON. Vous avez dit là, à l'instant, qu'aucun Français ne sera exclu. Pourtant, il y a quand même ces infirmières pour rebondir ou certains gros rouleurs qui ne sont pas concernés. Est-ce que vous entendez quand même ce sentiment d'injustice ? Est-ce que vous envisagez peut-être d'élargir par la suite les critères ?

 

Maud BREGEON

Alors, je n'ai pas dit qu'aucun Français ne serait exclu. Je dis qu'aucune profession n'est exclue par principe. Et je crois que la justice, c'est précisément d'être aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin, des Français les plus modestes, des secteurs les plus exposés. Quand on parle des agriculteurs ou des pêcheurs, derrière, c'est des emplois, derrière, c'est des salaires, et donc c'est vraiment le quotidien, le niveau de vie des Français, et encore une fois, des Français les plus modestes. Pour autant, on a une réalité qui s'impose à nous, et tout particulièrement quand vous êtes en responsabilité, c'est celle des finances publiques. L'argent que vous dépensez aujourd'hui, c'est de l'argent que vous allez devoir maîtriser demain. Et donc, dit autrement, j'entends certains nous demander la baisse de taxes par milliard. Ça, c'est de l'argent du contribuable, et il faudrait d'une manière ou d'une autre le rattraper par la suite dans les mois à venir. Donc je crois que la justice, ça consiste précisément à faire attention à l'argent du contribuable, ce qui nous permettra demain de ne pas augmenter les impôts et de continuer les investissements dans des secteurs aussi essentiels que la santé, l'éducation ou la sécurité, et en même temps, être aux côtés des plus vulnérables.

 

Journaliste

Combien de temps vous allez pouvoir tenir ce soutien sans que les Français, finalement, paient la facture ?

 

Maud BREGEON

Là, on s'adapte depuis le début et c'est bien normal, personne n'a de boule de cristal. Moi, je ne sais pas vous dire ce que sera l'état de la circulation dans le détroit d'Ormuz dans quelques jours ou quelques semaines. On a annoncé une première vague d'aide pour le mois d'avril. On reconduit cette vague d'aide en l'amplifiant pour le mois de mai et on aura l'occasion de faire un point de situation, là encore, fin mai, et de prendre d'éventuelles décisions pour juin. Mais il est beaucoup trop tôt pour avoir ces conversations-là. Vous voyez bien que le prix du baril évolue en fonction des prises de décision, voire des prises de parole, qui ne sont pas nécessairement des prises de décision, du président américain. Et donc, tout ça nous amène forcément à beaucoup de prudence, à beaucoup de vigilance, et à adapter autant que possible les dispositifs avec une situation qui est extrêmement volatile et des prix qui le sont tout autant.

 

Journaliste

Merci.

 

Journaliste

[inaudible] journaliste indépendant. Une question d'actualité. Hier, en Haute-Loire, un homme armé d'une carabine a tiré sur des enfants de moins de 10 ans en criant dans la rue et filmé, je le cite : « Je suis raciste et je suis fier d'être raciste ! » Des élus de gauche ont exprimé une position claire, condamnant l'acte qu'ils jugent raciste de fait, et y voyant là aussi la traduction d'un certain climat médiatique et politique qui permet de libérer, voire d'entretenir désormais des idées fascistes et racistes. Quelle est la position du Gouvernement dont vous portez la parole aujourd'hui ?

 

Maud BREGEON

D'abord, ce qui s'est passé est évidemment dramatique et inadmissible. Maintenant, je laisse l'enquête se faire. Ce sera aux enquêteurs de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé. Il n'en reste pas moins que, indépendamment du fait que vous évoquez et dont je n'ai pas connaissance des détails, tout propos raciste ou encouragement de propos racistes est évidemment inadmissible dans notre République. Ce n'est pas une opinion. C'est...

 

Journaliste

C’est un délit, oui.

 

Maud BREGEON

Pardonnez-moi.

 

Journaliste

C'est un délit, c’est illégal, c'est vrai.

 

Maud BREGEON

Tout à fait. Et donc c'est puni par la loi. Et nous avons, depuis le début, montré qu'on luttait contre toute forme de discrimination, toute forme de racisme, toute forme d'antisémitisme. Nous le rappelons, voilà, là encore régulièrement. Mais je n'ai pas de commentaires particuliers à faire sur l'enquête du fait que vous formulez.

 

Journaliste

Vous n'avez pas vu la vidéo où le Monsieur dit clairement être raciste et le revendique ?

 

Maud BREGEON

Je n'ai pas vu la vidéo, mais ça ne change pas...

 

Journaliste

Parce que c’est un fait…

 

Maud BREGEON

Pardonnez-moi. Chacun pose ses questions. Je prends le temps de répondre. Ça ne change pas la position qui est celle du Gouvernement, encore une fois, d'une immense constance — je vous renvoie aux prises de position d'Aurore BERGÉ, je vous renvoie aux prises de position de Laurent NUÑEZ, je vous renvoie aux prises de position du Premier ministre il y a une semaine lors des Questions au gouvernement — d'être absolument intraitable sur toutes les formes de discrimination. Et le fait que j'ai vu ou pas telle ou telle vidéo ne change absolument rien à la position du Gouvernement.

 

Journaliste

Oui, Madame BERGÉ, qui a écrit, là, je l'ai sous les yeux : « Si le motif… Si le motif raciste devait être confirmé, il serait d'une gravité inouïe et il appellerait à un sursaut collectif ». Le motif est clairement établi. Alors du coup, parce que tout à l’heure, un homme revendiqué raciste, pourchassant des enfants dans la rue, armé d'une carabine et tirant sur eux, difficile quand même de ne pas y voir clairement un racisme délibéré, voire un acte terroriste, ça a été dit comme ça sur Internet. Pourquoi cette prudence, finalement, qu'on voit chez Madame BERGÉ et même de votre... Là, à l'instant, alors qu'on remplacerait ces enfants-là, admettons, par des enfants jugés blancs par une personne attaquant, qui seraient pas blanches, il y aurait, je pense, des mots différents dans votre bouche aujourd'hui.

 

Maud BREGEON

Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?

 

Journaliste

Qu'il y ait peut-être un deux poids, deux mesures, une ambiguïté.

 

Maud BREGEON

C'est votre insinuation, ce n'est pas ma réponse.

 

Journaliste

Il y a plein d'actualités qui ont montré le contraire.

 

Maud BREGEON

Je pense qu'on a montré depuis le début qu'on était d'une constance absolue. On était d'une constance absolue. Ce qui est en matière d'antisémitisme n'a pas été le cas de tout le monde, si je peux me permettre.

 

Journaliste

Il y a eu des erreurs, il y a eu des…

 

Maud BREGEON

Tout à fait, je vous remercie de le formuler.

 

Journaliste

…de la part du Gouvernement sur cette question-là où on criait à l'antisémitisme et ce n'était pas le cas, notamment dans l'actualité qui a fait l'actualité ces dernières années.

 

Maud BREGEON

Il y a, depuis le 7 octobre, une hausse absolument…

 

Journaliste

Importante.

 

Maud BREGEON

…gigantesque des cas d'antisémitisme absolument intolérable.

 

Journaliste

Et de l'instrumentalisation de beaucoup de personnes.

 

Maud BREGEON

Et je ne comprends pas qu'on puisse nous reprocher aujourd'hui, en 2026, de lutter contre l'antisémitisme, comme contre toutes les formes de discrimination. Est-ce que vous avez d'autres questions ?

 

Journaliste

Je pense que j'ai ma réponse. Merci.

 

Oscar TESSONNEAU

Bonjour Madame BREGEON. Oscar TESSONNEAU pour Rightbrain Magazine. Vous l'avez dit, l'un des secteurs d'activité qui sera le plus aidé par les aides présentées par le Gouvernement, c'est le secteur agricole, puisqu'ils entrent dans une saison extrêmement importante avec les moissons qui vont débuter. Est-ce que vous pourriez nous en dire un peu plus sur les délais et la durée des aides qui seront apportées à ces acteurs économiques qui ont à la fois besoin d'engrais et de GNL pour faire fonctionner leurs outils ?

 

Maud BREGEON

Oui, ça fait évidemment partie des secteurs qui sont, là encore une fois, les plus touchés, les plus exposés. Et c'est des dispositifs qu'on a mis en place depuis le 1ᵉʳ avril. Quant à la durée de ces dispositifs, ça dépendra, et je l'ai déjà dit, de la durée de la crise. Et là, personne ne sait dire quelles seront les décisions qui seront prises dans les semaines à venir. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est la position de la France et ce qui est porté par le président de la République. D'abord, tout faire, et c'est ce qu'on fait depuis le départ, pour contenir autant que possible ce conflit, éviter, là encore autant que possible, l'embrasement, et puis participer dans une posture entièrement défensive avec nos alliés européens, mais pas que, et je vous renvoie à ce qu'a initié le président de la République pour contribuer à la sécurisation du détroit d'Ormuz, dès lors que les conditions de sécurité le permettront. Plus de 50 États qui, encore une fois, étaient autour de lui vendredi dernier. Donc voilà, on y travaille. Là encore, ça prend un peu de temps, c'est normal. On ne peut pas le faire dans n'importe quelles conditions. Et donc il y a vraiment cette double réponse, la réponse portée par le Président à l'international et puis la réponse qui est portée par le Gouvernement aux côtés des filières au niveau national et dont la durée dépendra évidemment de ce qui se passe au Moyen-Orient et spécifiquement dans le détroit d’Ormuz.

 

Oscar TESSONNEAU

Vous l'avez mentionné, Madame MELONI l'a fait vendredi, l'importance de ces denrées, notamment des engrais. Et sur un plan international, est-ce que la visite du Premier ministre libanais il y a quelques jours à l'Élysée a fait l'objet d'échanges ce matin ou est-ce que vous êtes revenu sur les échanges qu'il y a pu avoir entre la délégation libanaise et Emmanuel MACRON il y a quelques jours ?

 

Maud BREGEON

Non, on a juste... Enfin, Jean-Noël BARROT a juste rappelé, dans son point sur l'international, la venue du Premier ministre, effectivement, et la position qu'est la France, à savoir que le Liban doit évidemment être intégré au cessez-le-feu, et que nous serons aux côtés de nos amis libanais, comme nous l'avons toujours été.

 

Oscar TESSONNEAU

Je vous remercie.

 

Pierrick BONNO

Bonjour, Madame, Messieurs les ministres. Pierrick BONNO, Franceinfo. Est-ce que vous pouvez nous donner le coût de ce nouveau paquet d'aides carburants ?

 

Maud BREGEON

Oui, 180 millions.

 

Pierrick BONNO

Qui s'ajoutent donc sur trois mois ?

 

David AMIEL

Non, c'est comme on le disait à l'instant, et Maud BREGEON a rappelé le bon chiffre, on est à 150 millions d'euros pour le mois d'avril, 180 millions d'euros pour le mois de mai, et c'est ainsi que nous nous adaptons aussi, semaine après semaine, à l'évolution de la crise.

 

Journaliste

[inaudible] pour LCI TF1. Pour revenir sur les annonces qui ont été faites hier sur les 6 milliards de dépenses supplémentaires liées à la crise, vous n'avez pas donné beaucoup de détails aux oppositions qui vous ont interrogé hier au comité d'alerte. Comment, quels sont les ministères qui vont devoir faire des économies, comment vous allez répartir ces demandes d'économie ? Et puis, il semble que sur ces 6 milliards, il y ait 3,5 milliards, de mémoire, consacrés au remboursement des intérêts de la dette ? Est-ce que vous confirmez ce chiffre très élevé ?

 

David AMIEL

Oui, d'abord, je commence par confirmer effectivement le fait que sur les 6 milliards de coûts de la guerre au Moyen-Orient, il y a 3,6 milliards qui sont liés à l'augmentation de la charge de la dette, liés à la hausse des taux et à la hausse de l'inflation, à nouveau, qu'on retrouve partout en Europe. En ce qui concerne le comité d'alerte qui s'est tenu hier. Je le disais depuis le début, on a une méthode nouvelle dans cette crise qui est de faire la transparence étape après étape. Et dès qu'on a des chiffres qui remontent sur le bureau des ministres à Bercy, de la ministère de l'Énergie du Premier ministre, qu'on les consolide, on les rend publics. C'est ce qu'on avait fait dès le début du mois d'avril concernant les remontées, et j'aurai l'occasion d'y revenir, les remontées fiscales pour le mois de mars, c'est ce que nous avons fait hier sur l'impact du coût de la crise. Et je pense que c'était très important de pouvoir le partager avec, évidemment, les oppositions, avec les parties représentées au Parlement, avec les organisations syndicales, les organisations professionnelles. À partir du moment où on a 6 milliards d'euros de coût de la crise, d'une part, il faut effectivement pouvoir trouver 6 milliards d'euros d'économies, en tout cas, mettre 6 milliards d'euros de côté au cas où ces risques se matérialisent. Parce que là aussi, évidemment, ces 6 milliards d'euros sont les estimations qu'on a à date. La situation peut s'améliorer rapidement. On l'espère tous. Elle peut aussi être amenée à s'aggraver, mais le sérieux budgétaire, c'est quand on a un risque de 6 milliards d'euros de pouvoir se réorganiser pour mettre 6 milliards d'euros de côté. 4 milliards d'euros pour l'État, le Premier ministre a demandé hier à l'ensemble des ministères de se mettre en ordre de bataille pour cela, 2 milliards d'euros dans la sphère sociale et les concertations vont maintenant se mettre en place, les discussions précises pour pouvoir répartir ces milliards d'euros qui devront, je le redis, être mis de côté. Peut-être pourront-ils être finalement dépensés, si la crise venait à se résorber rapidement. Mais ce qu'on doit au sérieux, c'est de pouvoir se préparer à tous les scénarios.

 

Journaliste

Sur ces 6 milliards, il y a un milliard consacré aux opérations extérieures. Vous confirmez tout de même que le budget de la défense est sacralisé et qu'il n'y aura aucune demande d'économie demandée aux armées ?

 

David AMIEL

Ce qui est certain, c'est que dans le coût de la crise, il y a effectivement un milliard d'euros supplémentaires liés à l'intensification du déploiement de nos forces dans la situation internationale, en particulier, dans le Golfe Persique. Et c'est la raison pour laquelle, je le redisais, nous devons pouvoir trouver aussi des redéploiements. En plus, puisque vous évoquez le coût de la crise. Le coût de la crise, c'est ces mesures supplémentaires, c'est aussi beaucoup, évidemment, les pertes de recettes, les coûts des charges de la dette, et c'est l'ensemble qui fait les 6 milliards d'euros. En ce qui concerne la répartition précise, ministère par ministère, je le disais, un travail est en cours.

 

Journaliste

Merci.

 

Maud BREGEON

Merci à tous.

 

Journaliste

J’ai une [inaudible].

 

Maud BREGEON

Ah oui, je vous en prie.

 

Journaliste

Merci beaucoup. Hier, nous avons appris... c'est une question sur le transport. Hier, nous avons appris que BlaBlaCar Bus mettait la clé sous la porte. C'est une question, je pense, à l'heure du bilan, quasiment... Enfin, on est à un an de la fin des 2 quinquennats de Monsieur MACRON, c'était donc les cars MACRON, en 2014, souvenez-vous, il était ministre de l'Économie, qui avait mis en place ces cars pour, je cite à ce moment-là, « que les pauvres puissent voyager plus facilement. » Aujourd'hui, quasiment toutes les compagnies ont fermé. Il n'y a plus que Flixbus qui domine le marché avec des prix qui, souvent, sont plus élevés que le prix du train d'il y a quelques années. Alors que c'était censé être pour les personnes précaires. Quel bilan le Gouvernement aujourd'hui peut tirer de cette stratégie d'Emmanuel MACRON qui dure depuis une décennie maintenant sur la question du transport, question centrale à l'heure du réchauffement climatique et des écologies ?

 

Maud BREGEON

Oui, qu'il y ait une question centrale vis-à-vis du réchauffement climatique, vous avez parfaitement raison, et vis-à-vis aussi des assignations à résidence, notamment géographique, et c'est ce qu'avait porté le président de la République. C'est ce qu'il a continué à porter ensuite à l'Élysée avec le développement des lignes ferroviaires, avec le développement de l'ensemble des mobilités. Et donc, c'est ce qu'on va continuer à faire. Je vous renvoie d'ailleurs vers le projet de loi qui a été voté la semaine dernière, dont vous avez probablement pris connaissance, qui est un projet de loi important, projet de loi cadre sur les transports. Et donc, vous y trouverez évidemment, là-dedans, toutes les réponses à la question que vous posez. Je vous remercie.

 

Journaliste

Jusqu'à maintenant, tout va bien sur ce niveau-là, parce que le projet de loi, c'est une bonne chose, mais ce n'est qu'un projet. Jusqu'à maintenant, il y a des lignes... Vous parlez d’assignation en résidence, mais depuis 10 ans, des lignes sont coupées...

 

Maud BREGEON

Oui, mais c'est un projet de loi qui est absolument majeur.

 

Journaliste

Oui, bien sûr.

 

Maud BREGEON

Parce que derrière, c'est quele desserte ? Quelle desserte ? Quelle desserte, quel financement ?

 

Journaliste

Bah oui.

 

Maud BREGEON

Et donc, c'est un projet de loi, parce que par définition, une loi doit être votée au Parlement puisqu'on est en démocratie. Mais vous avez vu qu'elle l'a été.

 

Journaliste

Oui.

 

Maud BREGEON

Donc, on avance.

 

Les éléments essentiels abordés par la ministre déléguée, porte-parole du Gouvernement et chargée de l'Énergie, au cours de ce compte rendu du conseil des ministres :

  • Présence de David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics.
  • Présentation du projet de loi portant approbation des comptes de l’année 2025 et discussion sur l’impact de la guerre sur les finances publiques.

Enjeux du déplacement présidentiel dans l’Allier

  • Réindustrialisation : valorisation d’un projet minier local.
  • Simplification des normes : tables rondes et annonces pour accélérer la dynamique industrielle.
  • Agriculture et alimentation : mise en avant des mesures du projet de loi porté par Annie Genevard, présente aux côtés du président.

Thèmes centraux du Conseil des ministres

  • Conséquences de la situation internationale sur les finances publiques et le plan national.
  • Annonces du Premier ministre la veille : soutien ciblé à l’activité économique et aux Français les plus modestes,  aide prioritaire aux secteurs en difficulté (agriculteurs, transporteurs, pêcheurs, BTP), logique d’efficacité et de respect des finances publiques, sans chèque ou aide universelle.

Projet de loi

Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique et le ministre de l’Action et des Comptes publics ont présenté un projet de loi relatif aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2025.

Ce projet de loi arrête le montant définitif des recettes et des dépenses du budget 2025, ainsi que le solde budgétaire qui en découle et le résultat de l’exercice. Il approuve également le compte de résultat de l’exercice, le bilan de l’État et le compte général de l’État, conformément aux dispositions de la loi organique relative aux lois de finances.

L’année 2025 a été marquée par un début de gestion dans des conditions exceptionnelles sous loi spéciale et sous l’empire des services votés, en l’absence de loi de finances initiale (LFI) votée.

La gestion 2025 se distingue par une réduction significative du déficit public, s’inscrivant pleinement dans la trajectoire de redressement des comptes publics. Malgré un contexte macroéconomique marqué par une croissance révisée à la baisse (0,9 % selon l’Insee, contre 1,1 % en dans le projet de loi de finances déposé pour 2025), le déficit public s’établit à 5,1 % du PIB, en amélioration de 0,7 point par rapport à 2024 (5,8 %). Ce résultat est également meilleur que la prévision de la LFI pour 2025, qui anticipait un déficit de 5,4 % du PIB.

Le solde budgétaire de l’État s’élève à -124,2 milliards d’euros, ce qui marque une très forte amélioration de +14,8 milliards d’euros par rapport à la LFI pour 2025. Cette amélioration s’explique principalement par :

  • une hausse des recettes fiscales nettes de +6,8 milliards d’euros, portée notamment par l’impôt sur les sociétés (+6,9 milliards d’euros) ;
  • une augmentation des recettes non fiscales de +3,0 milliards d’euros, liée à la hausse du produit des amendes, sanctions, pénalités et frais de poursuites (+2,2 milliards d’euros) ;
  • une baisse des dépenses du budget général de 5,0 milliards d’euros, grâce à une charge de la dette inférieure de 3,3 milliards d’euros aux prévisions et un pilotage strict des dépenses ministérielles tout au long de la gestion.

Par rapport à la loi de finances de fin de gestion (LFG), le solde budgétaire est en amélioration de +7,4 milliards d’euros, grâce à une meilleure exécution des recettes fiscales (+3,1 milliards d’euros) et non fiscales (+0,9 milliard d’euros), une amélioration du solde des comptes spéciaux (+2,5 milliards d’euros) une baisse des dépenses du budget général (-0,9 milliard d’euros).

Le résultat patrimonial de l’État s’établit à -129,5 milliards d’euros, soit une dégradation de 7,1 milliards d’euros par rapport à 2024, principalement en raison du décalage temporel entre comptabilité patrimoniale et comptabilité budgétaire, dans la prise en compte des charges et dépenses, d’une part, et des produits et recettes, d’autre part. De même, le bilan de l’État se dégrade de 116,1 milliards d’euros, mais dans une mesure moindre qu’en 2024 (-118,7 milliards d’euros), en raison principalement de la hausse de l’endettement financier (+138,6 milliards d’euros, à comparer aux +171,5 milliards d’euros en 2024) et ce en dépit d’une plus-value des actifs immobilisés (+23,1 milliards d’euros).

La maîtrise de la dépense publique a été renforcée en 2025, avec la mise en place de comité d’alerte des finances publiques et un pilotage rigoureux tout au long de l’année. Pour éviter toute dégradation significative de la trajectoire des finances publiques, le Gouvernement a :

  • limité au strict nécessaire les reports entrants avec pour objectif de revenir progressivement à un niveau frictionnel ;
  • pris un décret d’annulation en avril pour un montant total de -2,7 milliards d’euros ;
  • procédé à un premier surgel concomitant à ces annulations et du même ordre de grandeur, visant à ralentir la dépense et à reconstituer une réserve de précaution à un niveau cohérent avec l’ampleur des aléas identifiés sur l’exercice ;
  • puis procédé à un second surgel en septembre (1,5 milliard d’euros), assorti de mesures d’économies ciblées, pour sécuriser le respect global des plafonds fixés par la LFI 2025.

Ces mesures ont permis de limiter l’exécution sur le périmètre des dépenses de l’État à 488,2 milliards d’euros, soit une exécution dans l’épure de la LFI pour 2025.

Enfin, l’ajustement structurel réalisé en 2025 (+0,9 point de PIB potentiel) a été nettement plus important que ce qui était projeté dans la loi de programmation des finances publiques pour l’année 2025 (+0,4 point). Cette amélioration illustre l’efficacité des réformes engagées et la rigueur du pilotage budgétaire.

La loi de finances initiale pour 2026 s’inscrira dans la continuité de cette trajectoire, avec un suivi renforcé de l’exécution budgétaire et une attention particulière portée à la tenue et à la qualité de la dépense publique.

Nomination(s)

Le conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :

Sur proposition du Premier ministre :

  • Mme Cindy LEONI, administratrice de l’État, est nommée déléguée interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans, à compter du 4 mai 2026 ;
  • Mme Valérie PÉNEAU, inspectrice générale de l’administration, est nommée conseillère maître à la Cour des comptes (5ème tour), à compter du 11 mai 2026 ;
  • M. Olivier FOMBARON, conseiller référendaire à la Cour des comptes, est nommé conseiller maître à la Cour des comptes (1er tour), à compter du 11 mai 2026 ;
  • Mme Nicole TURON-CHERRAT, conseillère présidente de chambre régionale des comptes, est nommée conseillère maître à la Cour des comptes (hors tour), à compter du 11 mai 2026.

Sur proposition de la ministre des Armées et des Anciens combattants :

Ont été adoptées diverses mesures d’ordre individuel concernant des officiers généraux du contrôle général des armées.

Sur proposition du ministre de l’Intérieur :

  • M. Etienne STOSKOPF, administrateur de l’État, est nommé secrétaire général du ministère de l’intérieur, à compter du 18 mai 2026 ;
  • il est mis fin, à sa demande, aux fonctions de préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Est, préfète du Rhône exercées par Mme Fabienne BUCCIO, à compter du 18 mai 2026 ;
  • M. Etienne GUYOT, administrateur de l’État, est nommé préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est, préfet du Rhône, à compter du 18 mai 2026 ;
  • Mme Sophie BROCAS, administratrice de l’État, est nommée préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, préfète de la Gironde, à compter du 18 mai 2026 ;
  • M. Hugues MOUTOUH, administrateur de l’État, est nommé préfet de la région Centre-Val de Loire, préfet du Loiret, à compter du 18 mai 2026 ;
  • M. Stanislas BOURRON, administrateur de l’État, est nommé préfet du Val-de-Marne, à compter du 18 mai 2026 ;
  • M. David CLAVIÈRE, administrateur de l’État, est nommé préfet du Calvados, à compter du 18 mai 2026 ;
  • M. François-Xavier BIEUVILLE, administrateur de l’État, est nommé préfet de la Loire, à compter du 18 mai 2026 ;
  • M. Frédéric POISOT, administrateur de l’État, est nommé préfet de Mayotte, à compter du 18 mai 2026 ;
  • M. Thierry LAURENT, administrateur de l’État, est nommé préfet délégué chargé d’une mission territoriale temporaire, à compter du 18 mai 2026.

Sur proposition de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées :

  • il est mis fin, à sa demande, aux fonctions de directeur de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, exercées par M. Renaud VILLARD, à compter du 1er mai 2026.

Conseil des ministres

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