Dans l’actu : une proposition de loi pour freiner la « fast fashion »

Publié le 02/06/2025 Modifié le 04/06/2025

Une proposition de loi pour ralentir la « fast fashion » est examinée, lundi 2 juin 2025, au Sénat. Cette mode consiste à expédier à des prix cassés des vêtements depuis la Chine. Les géants SHEIN et Temu sont dans le viseur.

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Image d'illustration - Source : Adobe Stock
La proposition de loi contre la fast-fashion arrive en séance publique lundi 2 juin 2025 au Sénat. Déjà adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, elle vise à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. Le projet de loi prévoit une définition de la fast fashion, avec des critères basés sur les volumes fabriqués, la vitesse de renouvellement des collections ou encore la limitation de la « durée de vie » des produits et la « faible incitation » à les réparer.

Une enquête vise SHEIN

Le géant de l’ultra fast-fashion SHEIN est d’ailleurs dans le viseur des autorités françaises et européennes. La plateforme est menacée d’amendes par l’Union européenne, le lundi 27 mai 2025.
À la suite d’une enquête coordonnée par la Commission européenne et menée par les autorités de contrôle de quatre États dont la France, le site d’e-commerce chinois est contraint de mettre fin à plusieurs pratiques jugées trompeuses ou abusives à l’encontre des consommateurs européens.
Parmi les manquements relevés :
  • de fausses promotions,
  • des techniques de pression incitant à l’achat,
  • des informations mensongères (concernant les droits des consommateurs, les modalités de remboursement et de retour, ou encore les caractéristiques environnementales des produits),
  • une opacité persistante sur certains points, comme les moyens de contacter la plateforme.

Des sanctions financières envisagées

SHEIN dispose désormais d’un délai d’un mois pour apporter des réponses à ces constats. Selon la teneur de sa réponse, des sanctions financières pourraient être envisagées.

« C’est un signal fort et une avancée concrète pour nos consommateurs, mais aussi pour nos commerçants et artisans qui subissent chaque jour une concurrence parfois très déloyale de certaines plateformes »

Véronique Louwagie

  • Ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes entreprises et de l’Économie sociale et solidaire
Véronique Louwagie
L’Union européenne avait lancé en février 2025 une enquête sur cette plateforme en ligne, soupçonnée de ne pas suffisamment agir contre la vente de produits qui enfreignent les normes européennes.

Une mobilisation française et européenne

Cette action européenne s’inscrit pleinement dans le plan d’action contre la concurrence déloyale dans le e-commerce. Ce plan vise à :
  • renforcer la régulation des plateformes,
  • cibler les contrôles sur les risques systémiques,
  • garantir le respect des règles commerciales,
  • protéger l’économie locale et de proximité.

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