Comment prévenir les feux de forêt ?

Publié le 02/07/2026 Modifié le 13/08/2026

9 feux de forêt sur 10 sont d'origine humaine. La moitié d’entre eux naissent par simple imprudence. Adoptons les bons réflexes pour protéger la nature et nos lieux de vie.

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Mis à jour

Si vous vous trouvez confronté à un feu, soyez acteur de votre sécurité.

Donnez l’alerte si vous êtes témoin d’un début d’incendie.

  • 112 numéro d'urgence européen
  • 18 sapeurs-pompiers
  • 114 pour les personnes malentendantes

Abritez-vous de préférence dans une habitation débroussaillée en attendant l’intervention des secours, pas dans une voiture qui pourrait brûler.

Couvrez-vous le nez et la bouche avec un linge humide.

Restez informé de la situation. Évitez de téléphoner afin de laisser les réseaux disponibles pour les secours. Conformez-vous aux consignes des secours ou de la mairie.

Donnez l’alerte si vous êtes témoin d’un début d’incendie.

  • 112 numéro d'urgence européen
  • 18 sapeurs-pompiers
  • 114 pour les personnes malentendantes

Fermez et arrosez volets, portes et fenêtres. Abritez-vous dans la maison ou tout bâtiment en dur.

Avant l’arrivée du feu, rentrez votre mobilier de jardin ainsi que votre tuyau d’arrosage. cCe dernier pourra être utile après le passage du feu pour éteindre les dernières braises.

Si ce n’est pas déjà le cas, éloignez les combustibles.

Bouchez les aérations et les bas de porte avec des linges mouillés pour bloquer les fumées toxiques et les flammèches.

Couvrez-vous le nez et la bouche d’un linge humide pour vous protéger de la fumée.

Laissez votre portail ouvert pour faciliter l’accès des secours.

N’évacuez que sur décision des sapeurs-pompiers ou des forces de l’ordre.

Cherchez un endroit dégagé pour y stationner.

Si le front de feu traverse la route, abritez-vous dans votre véhicule, fermez les vitres et allumez vos feux pour être visible des secours. Pour vous protéger des fumées, utilisez si possible la fonctionnalité «  recyclage de l’air  » afin d’éviter l’introduction d’air enfumé dans le véhicule.

Si vous ne pouvez pas vous mettre à l’abri dans un bâtiment en dur, recherchez un écran de protection comme un rocher ou un mur.

Placez un linge humide sur le nez et la bouche pour vous protéger des fumées.

Les fumées dégagées par les feux de forêt contiennent principalement des particules fines, mais aussi des particules de cendres, des gaz comme le monoxyde de carbone et différentes substances chimiques irritantes.

Leur inhalation peut provoquer rapidement des irritations des yeux, du nez, de la gorge ou des voies respiratoires, et aggraver certaines maladies comme l’asthme ou d’autres pathologies pulmonaires chroniques.

Ces fumées peuvent également avoir des effets cardiovasculaires.

Les personnes atteintes de maladies respiratoires (notamment asthmatiques) ou cardiovasculaires doivent faire l’objet d’une attention particulière.

Pour en savoir plus : Incendies : quels risques sanitaires et comment se protéger ?

Dans les zones non évacuées où les fumées de feux de forêt sont présentes, il est recommandé de rester autant que possible à l’abri.

Limitez vos déplacements, réduisez le temps passé à l’extérieur et reportez les activités physiques ou sportives intenses, en particulier en plein air.

À l’intérieur, gardez les portes et les fenêtres fermées.

N’aérez que lorsque les conditions le permettent, fermez les bouches d’aération et les trappes de cheminée, et arrêtez temporairement la VMC pendant le passage des fumées.

Pour préserver la qualité de l’air intérieur, évitez aussi d’utiliser de l’encens, des bougies ou toute autre source de pollution.

Surveillez les personnes les plus vulnérables : personnes asthmatiques, atteintes de maladies respiratoires, cardiovasculaires ou immunologiques chroniques, femmes enceintes, enfants, personnes âgées ou sensibles aux pics de pollution.

En cas d’exposition directe, un masque filtrant de type FFP2 ou FFP3 peut apporter une protection contre une partie des particules fines présentes dans les fumées. Il ne protège toutefois pas contre tous les gaz et ne remplace pas la mise à l’abri ni le respect des consignes des autorités.

À défaut de masque adapté, couvrez-vous le nez et la bouche avec un linge humide.

En cas de symptômes ou de gêne respiratoire, il est recommandé de contacter un médecin. En cas de gêne importante, appelez le 15.

Pour en savoir plus : Incendies : quels risques sanitaires et comment se protéger ?

Mis à jour

En France, 9 feux de forêt sur 10 sont d’origine humaine. La foudre est la seule cause naturelle de départ de feu. Les autres incendies sont liés aux activités humaines : mégot jeté au sol ou par la fenêtre d’une voiture, barbecue mal maîtrisé, brûlage de déchets verts, travaux générant des étincelles, feux d’artifice ou dépôts de combustibles près d’une habitation.

Les feux de forêt deviennent plus fréquents car les conditions favorables au départ et à la propagation du feu se multiplient : températures élevées, absence de pluie, faible humidité de l’air, vent fort et végétation sèche. Ces facteurs rendent les végétaux plus inflammables et permettent aux flammes de se propager plus vite.

Le risque ne concerne plus seulement le sud de la France. Météo-France indique que le risque progresse vers le nord, y compris dans des régions qui étaient peu ou pas concernées jusqu’à présent. En 2022, 90 départements de l’Hexagone ont été concernés par au moins un feu significatif.

Le changement climatique aggrave le risque de feux de forêt. L’augmentation des températures accentue la sécheresse de la végétation, qui devient plus sensible aux départs de feu et à leur propagation.

Météo-France précise que, dans une France à + 4°C d’ici à 2100, le risque de feu se généralisera à l’ensemble du pays et que la saison des feux pourrait durer un à deux mois de plus dans certaines régions. Dans ce contexte, certaines régions de la moitié nord pourraient connaître des niveaux de risque aujourd’hui observés dans l’arrière-pays méditerranéen ; les régions méditerranéennes verraient multipliés par deux les jours de dangers très élevés, passant de 40 actuellement pour dépasser les 80 jours en moyenne par an.

Pour en savoir plus : Changement climatique : quel impact sur les feux de forêt ?

Et aussi : Adapter la France au changement climatique

Mis à jour

En été, le risque de feu augmente avec la chaleur, la sécheresse, le vent et la végétation sèche. Avant de vous rendre en forêt, consultez les informations de la préfecture : l’accès à certains massifs peut être limité ou interdit en période de risque élevé.

En forêt, adoptez les bons réflexes :

  • restez sur les chemins autorisés,
  • respectez les interdictions d’accès, de circulation et de stationnement,
  • ne jetez aucun mégot au sol,
  • n’allumez ni feu, ni barbecue, ni feu de camp,
  • ne laissez pas de déchets sur place,
  • signalez tout départ de feu en appelant le 18, le 112 (ou le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes).

La vigilance de chacun est essentielle : 9 feux sur 10 sont d’origine humaine et peuvent donc être évités par des gestes simples.

Non. Il ne faut pas allumer de feu, de barbecue ou de feu de camp en forêt, ni à proximité d’une zone boisée ou de végétation sèche. Une braise ou une étincelle suffit à provoquer un départ de feu, surtout en période de chaleur, de sécheresse ou de vent.

Les barbecues doivent être utilisés chez soi ou dans des espaces spécialement aménagés, loin de la végétation. Il faut toujours vérifier les règles locales : les préfectures et les communes peuvent prendre des mesures d’interdiction supplémentaires selon le niveau de risque.

Il est fortement déconseillé de fumer en forêt. Un mégot mal éteint ou jeté au sol peut déclencher un incendie, y compris plusieurs minutes après avoir été abandonné.

Le bon réflexe : ne jamais jeter de mégot dans la nature, sur le bord d’une route ou par la fenêtre d’un véhicule. Les mégots doivent être éteints avec soin et jetés dans un cendrier. Les mégots de cigarette font partie des causes humaines de départs de feu identifiées par les pouvoirs publics.

La plupart des départs de feu peuvent être évités en limitant les sources d’étincelles et de chaleur près de la végétation et en prenant certaines précautions.

  • Ne jetez jamais de mégot au sol ou par la fenêtre d’une voiture. Attention si vous fumez en voiture : des cendres incandescentes peuvent partir par la fenêtre ouverte.
  • Organisez les barbecues sur une terrasse et loin de la végétation.
  • Réalisez vos travaux de bricolage, sources d’étincelles, loin de la pelouse et des herbes sèches. Prévoyez un extincteur à portée de main en cas de départ de feu.
  • Portez vos déchets verts à la déchèterie si vous coupez de la végétation dans votre jardin.
  • Ne stockez pas de bois, de bouteilles de gaz ou de produits inflammables contre une habitation.
  • Débroussaillez autour de votre habitation lorsque vous êtes concerné par les obligations légales de débroussaillement.

Consulter jedebroussaille.gouv.fr

Le débroussaillement limite la propagation des flammes, réduit l’intensité du feu et facilite l’intervention des sapeurs-pompiers.

Le brûlage des déchets verts - tontes, feuilles mortes, tailles de haies, branchages - à l’air libre présente un risque d’incendie.

N’opérez aucun brûlage dans la période d’interdiction (généralement entre avril et septembre) ni en cas de vent fort. Privilégiez le dépôt en déchèterie.

Consultez votre mairie pour connaître toutes les mesures d’interdiction en cours.

Mis à jour

  • Stockez les matériaux et produits inflammables (bois, bouteilles de gaz) dans un abri fermé, éloigné de votre habitation.
  • Avant l’été, débroussaillez autour de votre maison. Dans les zones à risque, c’est une obligation. Consulter jedebroussaille.gouv.fr
  • Si vous habitez dans une zone couverte par un plan de prévention du risque de feu de forêt, adaptez votre maison pour votre sécurité (volet, gouttière, toiture, aération, etc.).
  • Ne plantez pas de végétaux près des ouvertures de votre domicile et élaguez les arbres. Ne laissez aucune branche à moins de 3 mètres de la maison.

Oui, dans les territoires particulièrement exposés au risque d’incendie de forêt et de végétation. Cette obligation concerne les propriétaires de constructions situées à l’intérieur ou à moins de 200 mètres de bois, forêts, landes, maquis ou garrigues classés à risque d’incendie.

Le débroussaillement permet de créer une « ceinture de sécurité » autour de l’habitation. Il réduit la quantité de végétaux susceptibles de brûler, limite la propagation du feu, protège les habitants et facilite l’intervention des sapeurs-pompiers.

Pour savoir si vous êtes concerné par l’obligation de débroussaillement, consultez jedebroussaille.gouv.fr et la carte des obligations légales de débroussaillement

Dans les zones concernées, le débroussaillement doit être réalisé sur une profondeur de 50 mètres autour de l’habitation, de la construction ou de l’installation. Cette distance peut être portée à 100 mètres par décision du maire ou du préfet lorsque le risque le justifie.

L’obligation peut aussi concerner les voies privées, sur une profondeur maximale de 10 mètres de part et d’autre de la voie. Les modalités précises dépendent du département : elles sont fixées localement par arrêté préfectoral.

Le débroussaillement doit être réalisé chaque année. Les travaux les plus lourds sont à privilégier en automne et en hiver. En été, ils peuvent être déconseillés ou interdits par arrêté préfectoral, afin d’éviter tout départ de feu lié aux étincelles produites par les outils.

Pour savoir si vous êtes concerné par l’obligation de débroussaillement, consultez jedebroussaille.gouv.fr et la carte des obligations légales de débroussaillement

L’objectif est de réduire la masse de végétaux et de créer des discontinuités dans la végétation. Débroussailler ne signifie pas raser le terrain : il s’agit de limiter ce qui peut alimenter le feu.

Ne plantez pas de végétaux près des ouvertures de votre domicile et élaguez les arbres. Ne laissez aucune branche à moins de 3 mètres de la maison.

Les bons gestes à appliquer autour de l’habitation :

  • couper les herbes hautes, les broussailles et les arbustes trop denses,
  • élaguer les branches basses des arbres,
  • espacer les arbres pour éviter que leurs branches ne se touchent,
  • tailler les haies pour limiter leur volume,
  • retirer les feuilles mortes, aiguilles, branches et autres végétaux secs,
  • nettoyer les gouttières et les toitures,
  • éloigner le bois, les bouteilles de gaz et les produits inflammables de la maison,
  • évacuer les résidus de débroussaillement en déchèterie, par broyage ou compostage, selon les règles de la commune.

Moins il y a de matière combustible près de l’habitation, moins le feu est intense. Plus les arbres sont isolés de la maison et les uns des autres, plus la propagation des flammes est difficile.

Pour savoir si vous êtes concerné par l’obligation de débroussaillement, consultez jedebroussaille.gouv.fr et la carte des obligations légales de débroussaillement

Près d’une habitation située en zone exposée au risque de feu, il faut avant tout éviter l’accumulation de végétation sèche, dense ou continue. Les haies épaisses, les broussailles, les herbes hautes, les branches basses et les amas de feuilles ou d’aiguilles peuvent favoriser la propagation du feu.

Il est préférable de privilégier un jardin entretenu, avec une végétation espacée, des arbres élagués, des haies taillées et des zones sans accumulation de végétaux secs. Les espèces locales, adaptées au sol et au climat, sont à favoriser lorsqu’elles permettent de maintenir un terrain diversifié et régulièrement entretenu.

À proximité immédiate de la maison, il faut éviter tout ce qui crée une continuité entre la végétation et le bâtiment : branches touchant la toiture, haies accolées aux murs, végétaux secs sous les fenêtres, bois stocké contre la façade ou plantes grimpantes non entretenues.

Le ministère chargé de la Transition écologique recommande de supprimer les combustibles potentiels autour de la maison et d’éloigner les matériaux inflammables.

Mis à jour

L’usage du feu est strictement encadré à proximité des forêts. Le Code forestier interdit à toute personne qui n’est ni propriétaire, ni ayant droit, de porter ou d’allumer du feu sur un terrain et jusqu’à 200 mètres des bois et forêts. Cette règle vise à limiter les départs de feu liés aux activités humaines : barbecue, feu de camp, brûlage, travaux ou tout autre usage susceptible de produire des flammes ou des braises.

Pendant les périodes à risque, le préfet peut renforcer ces règles par arrêté. Il peut notamment interdire certains usages du feu, limiter les travaux produisant des étincelles ou restreindre l’accès à des zones exposées. Les règles applicables peuvent donc varier selon le département, la météo, le niveau de sécheresse et le risque d’incendie.

Avant toute activité en forêt ou à proximité d’un massif, consultez les informations publiées par votre préfecture sur les activités autorisées et les conditions d’accès aux massifs forestiers.

Un arrêté d’interdiction d’accès aux massifs est une décision prise par le préfet, ou parfois par le maire, pour protéger les personnes et limiter les départs de feu lorsque le risque d’incendie est élevé.

Cet arrêté peut interdire ou limiter temporairement :

  • l’accès à certaines forêts, routes, pistes ou sentiers,
  • la circulation et le stationnement dans les massifs,
  • certaines activités de loisirs,
  • certains travaux ou usages du feu à proximité des zones boisées.

Ces mesures sont prises en fonction des conditions locales : sécheresse, vent, température, état de la végétation ou niveau de danger. Elles peuvent évoluer rapidement. La météo des forêts donne une indication du niveau de danger par département, mais elle ne remplace pas les arrêtés préfectoraux : pour savoir ce qui est autorisé localement, il faut consulter le site de la préfecture.

Provoquer un incendie, même involontairement, peut entraîner des sanctions pénales.

En cas d’incendie involontaire causé par un manquement à une obligation de prudence ou de sécurité, la peine peut aller jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

Lorsqu’il s’agit d’un incendie de bois, forêts, landes, maquis, plantations ou reboisements appartenant à autrui, la peine peut être portée à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

En cas de violation manifestement délibérée d’une règle de prudence ou de sécurité, elle peut atteindre 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Les peines sont aggravées si l’incendie expose des personnes à un dommage corporel, crée un dommage irréversible à l’environnement, provoque des blessures ou cause la mort. Dans les cas les plus graves d’incendie volontaire de bois, forêts, landes, maquis, plantations ou reboisements, les peines peuvent aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité lorsque l’incendie entraîne la mort d’autrui.

Le non-respect d’un arrêté préfectoral peut également être sanctionné. En période de risque, respecter les interdictions d’accès, de circulation, de travaux ou d’emploi du feu est donc une obligation de sécurité.

Mis à jour

La période la plus à risque se situe généralement au printemps et en été, lorsque les températures augmentent, que les sols et la végétation s’assèchent et que le vent peut favoriser la propagation des flammes.

En 2026, la campagne nationale de prévention des feux de forêt et de végétation se déroule de juin à septembre. La météo des forêts, diffusée par Météo-France, informe quotidiennement le public sur le niveau de danger.

Le risque peut toutefois exister en dehors de cette période, notamment en cas de sécheresse, de vent fort ou d’épisode de chaleur précoce ou tardif. Les règles locales peuvent donc évoluer au fil de l’année : il est recommandé de consulter les informations de sa préfecture avant toute activité en forêt ou à proximité d’un massif.

Le niveau de danger est consultable grâce à la météo des forêts, disponible sur le site et l’application de Météo-France. Elle indique, département par département, le danger de feux de forêt et de végétation pour la journée et les jours à venir.

Cette information est établie à partir de plusieurs paramètres : la pluie, l’humidité de l’air, la température, la force du vent et l’état de sécheresse de la végétation. Ces éléments influencent directement le départ et la propagation des incendies.

La météo des forêts permet d’adapter ses comportements : éviter les travaux produisant des étincelles, ne pas allumer de feu, ne pas fumer en forêt, reporter une activité ou renforcer sa vigilance. Elle ne signale pas les incendies en cours et ne remplace pas les arrêtés préfectoraux. Pour connaître les interdictions d’accès, de circulation ou d’usage du feu dans un massif, consultez le site de votre préfecture.

Historiquement, les territoires les plus exposés aux feux de forêt et de végétation se situent dans la moitié sud de la France. Sont particulièrement concernés :

  • le pourtour méditerranéen,
  • la Corse,
  • la Provence-Alpes-Côte d’Azur,
  • l’Occitanie,
  • l’Auvergne-Rhône-Alpes, notamment certains secteurs de la Drôme et de l’Ardèche,
  • le Sud-Ouest, en particulier le massif des Landes de Gascogne en Nouvelle-Aquitaine.

Le risque ne se limite toutefois plus aux régions historiquement touchées. Avec le changement climatique, il s’étend progressivement à l’ensemble de l’Hexagone : des territoires auparavant moins exposés peuvent désormais connaître des conditions favorables aux départs et à la propagation des feux. Géorisques indique ainsi que le risque « ne concerne plus seulement le sud du pays ».

Météo-France précise que, dans un climat plus chaud, certaines régions de la moitié nord pourraient connaître, à l’avenir, des niveaux de risque aujourd’hui observés dans l’arrière-pays méditerranéen.

Pour connaître le niveau de danger dans votre département, consultez la météo des forêts sur le site ou l’application de Météo-France. Pour savoir si votre commune est exposée à un risque de feu de forêt ou si des obligations de débroussaillement s’appliquent, consultez également Géorisques et les informations publiées par votre préfecture.

La météo des forêts

Les conditions météorologiques influencent le départ et la propagation des feux. Météo France publie la météo des forêts, qui indique un niveau de danger de feux de forêt établi à partir des prévisions météorologiques et de l’état de sécheresse de la végétation.  Attention : un niveau de danger faible ne signifie pas l’absence de risque d’incendie dans le département.
Consulter la météo des forêts

Mis à jour

La prévention des feux de forêt repose sur une action coordonnée de l’État, des préfectures, des collectivités, des sapeurs-pompiers, de l’Office national des forêts, des gestionnaires forestiers et des citoyens.

La stratégie française repose d’abord sur l’anticipation : détecter les feux le plus tôt possible, éviter leur départ et limiter leur propagation. Cette stratégie s’appuie sur une prévention renforcée et sur des travaux destinés à faciliter l’intervention des secours. Les grandes orientations sont définies dans les plans départementaux ou interdépartementaux de protection des forêts contre les incendies.

Pour aller plus loin : Les acteurs de la prévention et de la lutte et Tout savoir sur les feux de forêt et de végétation en France

La prévention passe aussi par l’information du public. Chaque année, l’État mène une campagne nationale pour rappeler les bons réflexes : ne pas jeter de mégot, ne pas allumer de feu, ne pas faire de travaux produisant des étincelles près de la végétation et respecter les consignes locales. En 2026, cette campagne de prévention est renouvelée de juin à septembre.

Pour voir la campagne : Ayons les bons réflexes face aux feux de forêt et de végétation

Les sapeurs-pompiers sont les premiers acteurs de la lutte contre les feux lorsqu’un incendie se déclare. Au premier niveau d’intervention, l’action relève des services départementaux d’incendie et de secours, les SDIS. Si le feu prend de l’ampleur, des renforts peuvent être mobilisés à l’échelle zonale ou nationale.

Leur rôle ne se limite pas à l’extinction. Les sapeurs-pompiers participent aussi à la prévention : analyse des risques, préparation des interventions, conseils aux habitants, sensibilisation aux bons comportements et appui aux autorités locales pendant les périodes à risque.

Les collectivités territoriales agissent, elles aussi, en amont. Les communes et intercommunalités peuvent informer les habitants, relayer les consignes de prévention, entretenir certains espaces publics, contribuer à l’aménagement des pistes et accès, et accompagner l’application des obligations légales de débroussaillement. Les maires peuvent également prendre des mesures de police administrative pour protéger la population, notamment en cas de risque élevé.

Les collectivités travaillent avec les préfectures, les SDIS, l’Office national des forêts (ONF), les gestionnaires forestiers et les propriétaires pour limiter les départs de feu et faciliter l’accès des secours. L’ONF rappelle que la prévention s’appuie sur un travail partenarial associant notamment les préfectures, les services d’incendie et de secours, la gendarmerie et les collectivités territoriales.

La prévention des feux de forêt est donc une responsabilité partagée : l’État organise et coordonne, les services de secours interviennent et préparent la réponse opérationnelle, les collectivités agissent au plus près du terrain, et chaque citoyen contribue par ses gestes du quotidien.


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