Interview de Mercedes Erra et Jean-Luc Chetrit
Publié le 30/07/2026 Modifié le 03/08/2026
À l'occasion de la première édition des Prix des communicants de l'État, Mercedes Erra, présidente du jury, et Jean-Luc Chetrit, qui a siégé à ses côtés, partagent leur regard sur les projets distingués et les enjeux d'une communication publique toujours plus efficace, créative et au service de l'intérêt général.
Mercedes Erra
Fondatrice et présidente du conseil de surveillance du GROUPE BETC - Vice-Présidente de l’association pour les actions de la filière communication
Jean-Luc Chetrit
Directeur général de l’Union des marques
Quels enseignements tirez-vous d’une telle compétition ?
Mercedes Erra : La communication de l’État vient répondre à des enjeux essentiels, ce qui rend la qualité de communication encore plus cruciale : c’est souvent un changement de comportement qui est en jeu. L’efficacité des deniers publics engagés ainsi requiert une communication étatique plus professionnelle, plus engagée mais aussi plus proche du citoyen.
Je retiens également une forme de sobriété de communication. J’entends par là un travail de réflexion plus poussé sur le réel besoin de contenus, les formats et les canaux utilisés. L’époque de la surabondance de messages à faible valeur informationnelle ou mal exécutés est révolue. Moins d’objets de communication, mais de meilleure qualité, et c’est une tendance à stimuler.
Enfin, je suis convaincue que la communication de l’État doit être un levier de transformation. Chaque campagne publique étatique a le potentiel de transformer les mentalités, de sensibiliser et d’informer de manière plus efficace. La communication n’est pas un simple outil d’information, mais un vecteur d’action. Elle peut être un véritable catalyseur de changement social, et les Prix de la communication de l’État nous font avancer en ce sens.
Que représente pour vous le fait d’être la présidente du jury de ce premier prix ?
M. E : Être présidente du jury de ce premier prix est à la fois une fierté et une responsabilité.
C’est la reconnaissance que la communication de l’État a un pouvoir important et un rôle fondamental à jouer dans la société. C’est l’État qui doit donner le ton, l’exemple, l’impulsion, à travers une communication étatique à la fois audacieuse, utile et engagée. Ce prix valorise aussi des initiatives innovantes qui répondent aux défis actuels.
Je suis fière de contribuer, avec tous les membres du jury, à cette reconnaissance de la communication étatique et à son effet de levier dans la transformation et l’action sociale. La communication est un outil puissant, et il est important de la considérer comme telle.
Quel regard portez-vous sur les projets récompensés et la communication étatique aujourd’hui ?
Jean-Luc Chetrit : Il est particulièrement intéressant de célébrer la communication des pouvoirs publics, notamment lorsqu’elle accompagne et encourage des changements de comportement. J’ai été impressionné par la qualité et la diversité des campagnes présentées cette année. Certaines disposaient de moyens importants, d’autres de ressources plus modestes, mais toutes ont su démontrer leur valeur à travers leur créativité, leur audace et leur efficacité. Ce qui m’a également marqué, c’est l’attention portée à la mesure de l’impact : chaque campagne avait à cœur d’évaluer concrètement son efficacité.
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