82 ans du Débarquement en Normandie

Publié le 06/06/2026 Modifié le 08/06/2026

VIDÉO. Le Premier ministre participe, ce 6 juin 2026, sur les plages de Normandie, aux cérémonies données à l’occasion des 82 ans du Débarquement.

Image d'illustration
Image d'illustration - Source : Photothèque de Matignon

Chaque année, la Normandie commémore le Débarquement du 6 juin 1944, opération militaire qui a marqué un tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale. Ces cérémonies rendent hommage aux héros venus du monde entier, ainsi qu’aux 177 Français débarqués aux côtés des Alliés, pour libérer la France.

Les cérémonies du 6 juin 2026, présidées par le Premier ministre, Sébastien Lecornu

Source : Gouvernement

Cérémonie de tradition de l’école des fusiliers marins présidée en présence du Premier ministre  - Ouistreham

Transcription

Mesdames la ministre des Armées, 

Madame la ministre déléguée, 

Mesdames et Messieurs les parlementaires, 

Monsieur le préfet, 

Mesdames et Messieurs les élus régionaux, départementaux et municipaux, 

Monsieur le chef d'état-major des Armées, mon général, 

Monsieur le délégué national de l'ordre de la Libération, mon général, 

Monsieur le chef d'état-major de la marine, amiral, 

Monsieur l'amiral commandant la force maritime des fusilliers marins et commandos, officiers, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots, 

Mesdames et Messieurs. 

À l'aube du 6 juin 1944, 177 Français ont débarqué aux côtés des Alliés sur cette plage de Sword Beach, dans le feu et le fracas des armes. Aux ordres du capitaine de corvette Philippe KIEFFER, ces hommes du 1ᵉʳ Bataillon de fusiliers marins commandos ont pris tous les risques pour libérer la patrie et vaincre l'ennemi, 177 hommes. Parmi eux, un jeune commando de 21 ans, surnommé Casa. Sorti d'une eau glacée, il se lance à l'assaut des dunes, il rampe sur un sable encore immaculé. Quelques mètres sur ce sol de France et la fureur des bombes le foudroient depuis un ciel couleur d'acier. Une explosion le projette en l'air, il est blessé à la jambe gauche. La plage normande est désormais rouge du sang qu'il verse pour la première fois. Mais qu'importe à ses yeux, son sang coule en France, il coule pour la France. Ne pouvant plus se relever, Cazas [sic] décide alors d'entonner la Marseillaise pour encourager ses compagnons au combat. Dix d'entre eux mourront en héros ce jour-là, certains en entendant le chant de leurs camarades. Casa, lui, se relèvera et finira la guerre les armes à la main. 

Fusiliers marins, vous dont la promotion porte désormais le nom du quartier maître Laurent CASALONGA, souvenez-vous de ce jeune blessé et de ses frères d'armes qui ont défié le danger pour notre liberté. Il nous laisse en héritage une leçon unique de courage, cette qualité rare qui est par excellence la marque des grands. Le courage, c'est le terrain qui vous le révélera. 

Vous avez choisi la voie des fusiliers marins et commandos qui vous guidera sur tous les terrains où le courage fait la loi. Désormais, c'est sur cette voie que vous-même vous révélerez fidèle à l'esprit d'audace qui parcourt la longue épopée des fusiliers marins depuis désormais 170 années. Cette prestigieuse histoire fait de vous une spécialité admirée et redoutée par-delà les mers et les océans. Au travers de glorieux faits d'armes, Dixmude en 1914, où vos anciens ont résisté héroïquement face à un ennemi bien supérieur en nombre, Bir Hakeim, en 1942, où des Français libres ont brisé la fatalité d'un sort que l'on croyait scellé, remportant alors une bataille décisive dont le dernier survivant, le fusilier marin Paul LETERRIER, s'est éteint le 28 août dernier. Nous honorons sa mémoire. Et bien sûr, les débarquements de Normandie et de Provence en 1944, où de jeunes pionniers portant l'honneur de la France et de ses armées ont accompli la mission sacrée qui leur avait été confiée, celle d'ouvrir la voie. 

Commandos, vous avez vous-même fait preuve d'audace en osant suivre la voie ouverte par les hommes du commando Kieffer. Pour avoir le privilège de porter à votre tour le béret vert, vous avez fait le choix d'une formation unique au monde, une formation héritière des stages commando au camp d'Achnacarry, en Écosse, à l'école de nos alliés britanniques, à qui vous devez le port de votre béret à l'anglaise. Une formation parmi les plus exigeantes et les plus difficiles qui forgent les soldats d'élite, à la fois humbles mais déterminés, prêts à affronter tous les dangers. Ces semaines d'entraînement vous ont formé à la tactique et aux techniques commando et vous ont transmis par-dessus tout cette extraordinaire force d'âme qui fait désormais votre caractère. Au cours de cette préparation implacable, vous avez connu la fatigue, le froid, la faim, la douleur physique aussi et des moments de doute. Vous avez été poussés jusqu'à vos derniers retranchements, car la guerre, comme la mer, ne pardonne rien. Vous savez désormais que le courage n'est pas le fruit du hasard. Il s'apprend, se pratique et, ultimement, se conquiert. À l'image des commandos Kieffer qui, ayant accompli leur mission le 6 juin, l'ont accomplie jusqu'au bout en combattant ensuite pendant 78 jours sans aucune interruption. 

À l'issue de ces 10 semaines de formation, vous êtes à présent capables d'aller frapper l'ennemi là où il ne s'y attend pas, puis de disparaître dans la nuit. Vous serez projetables à tout moment pour répondre aux missions qui vous seront confiées par le président de la République, chef des armées, dans l'Hexagone et en Outre-mer, comme actuellement en Guyane, aux Antilles et dans l'océan Indien, mais aussi à l'étranger. En soutien à nos alliés et partenaires dans le cadre de nos accords de défense, en particulier à l'heure actuelle en Afrique ou au Proche et au Moyen-Orient. 

Toujours et partout, au service de la France, de ses engagements et de ses intérêts. Car telle est la vocation de nos armées et plus que jamais celle de la Marine nationale qui fête cette année ses 400 ans. 

Fusiliers, marins et commandos, vous êtes appelés à assurer la protection de nos infrastructures sensibles contre des attaques hybrides qui se multiplient, à lutter contre toutes les formes de trafic illicite, narcotrafic en tête, et à mener des opérations spéciales. Vous serez déployés en mer, sous la mer ou depuis la mer, parfois de nuit sur la roche d'une falaise, parfois à l'aube sur une plage, comme celle où vous tenez fièrement ce midi. Là où le quartier maître Laurent CASALONGA et les siens vous ont donné, entre toutes, la leçon la plus essentielle, on ne combat jamais seul. Vous en avez vous-même fait l'expérience. L'esprit d'équipage permet de dépasser ses limites et de vaincre ses peurs. Il révèle le meilleur de nous-mêmes. Et cette force-là permet le plus grand des courages. Vous appartenez désormais à la grande famille des marins. Et cette fraternité d'armes vous soutiendra dans vos épreuves, comme dans vos exploits. À l'instar de vos anciens, qui sont présents à vos côtés et qui vous guident par leur exemple. Je veux les saluer très respectueusement. 

Et je veux, pour finir, rendre hommage à tous les fusiliers marins et aux commandos marines qui ont donné leur vie pour la patrie. La nation s'incline devant leur mémoire. La France honore leurs sacrifices. 

Fusiliers, marins et commandos, vos familles peuvent être fières de vous et de votre engagement comme de votre courage. Vous avez choisi d'embrasser un destin plus grand, plus noble et plus beau qu'aucun autre, celui de la France et de ses armées. Dignes héritiers d'une longue et prestigieuse lignée, c'est à vous qu'il revient désormais de faire honneur à votre emblème, parmi les plus décorés qui portent entre autres la fourragère de la Légion d'honneur et de la croix de la Libération. Vous le ferez en répondant aux missions difficiles qui vous seront confiées partout où la France aura besoin de vous. Et je sais que vous serez braves car vous avez l'amour de la France ancré au fond de l'âme et c'est bien là que vous puiserez demain un courage invincible. 

Pour le succès des armes de la France, vive les fusiliers marins et commandos marines, vive la Marine nationale, vive la République et vive la France. [Applaudissements]

Source : Gouvernement

Cérémonie internationale de commémoration du 82e anniversaire du Débarquement de Normandie - Langrune-sur-Mer

Transcription

Monsieur le secrétaire à la défense du Royaume de Grande-Bretagne, 

Madame la ministre des Armées, 

Madame la ministre déléguée, 

Madame la Première ministre,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, 

Mesdames et Messieurs les parlementaires, 

Mesdames et Messieurs les élus, 

Chers soldats, mais plus encore, chers vétérans, 

Heureux de vous voir ici cet après-midi avec nous. Il y a 82 années, très exactement à l'aube d'un jour qui vit renaître l'espoir, c'est un déluge de feu qui a surgi de l'horizon. Un horizon qui a marqué le début des plus durs combats par le largage des premières bombes de l'aviation alliée au-dessus de la Normandie et avec le débarquement de milliers d'hommes depuis les navires de l'opération Neptune. Un horizon qui vint aviser à l'Europe et à la France de l'ouverture d'un nouveau front qui allait amener à la victoire pour les Alliés et la paix pour le monde. À l'aube de ce 6 juin, au creux d'une nuit calme qui annonçait l'été, le ciel s'est enflammé de Ouistreham à Saint-Martin-de-Varreville. 

Au commencement de cette journée de juin, sur ces plages immaculées que l'ennemi avait tendues de barbelés, ce sont bientôt 133 000 hommes qui s'engagent. Ils sortent à un de leurs chalands de débarquement, plongent dans l'eau glacée, avancent mètre par mètre entre les balles, les mines et les obus, lestés d'un fardeau de munitions et du poids immense que l'histoire a fait peser sur leur génération. La mort pour 3 000 d'entre eux, mais la liberté pour le monde entier. 

Mesdames et Messieurs, ce 6 juin 1944, 3 000 hommes de 20 ans à peine, offraient à l'histoire le souffle de leur jeunesse et le sacrifice de leur vie. Leur sang, que 82 années de ressac ont effacé du sable de ces plages, coule toujours quelque part dans l'océan. Du sang américain, canadien, britannique, mais aussi français, versé par 9 des 177 marins issus du commando Kieffer. Du sang versé pour délivrer quelques kilomètres de côte normande, avant l'arrivée d'un million de renforts hollandais, grecs, belges, polonais, norvégiens, danois et de bien d'autres engagés volontaires auprès des forces alliées.

Mesdames et Messieurs, sur cette plage de Sword Beach, où débarquent au matin du 6 juin 400 soldats britanniques du 48 Royal Marine Commando, c'est un large mur antichar défendu par un canon de 75 mm qui les attend. Sur la plage de Langrune, face à laquelle nous nous trouvons, devant la défense allemande, 160 hommes sur 400 tombent sous les tirs ennemis sans rien abandonner. Au cours de la journée, ils sont renforcés par une compagnie du North Shore Regiment et le 41 Royal Marine Commando. Au bout d'une journée de face-à-face dans la sueur et le sang, l'ennemi finit par quitter la commune au soir du 6 juin. Quelques tireurs embusqués restent. Au 7 juin, la commune est définitivement libérée. La libération, enfin, mais de terribles combats sont encore à venir, avec la bataille de Normandie, le débarquement de Provence, la libération de Paris, la campagne d'Alsace et bien sûr les combats en Allemagne. 

Mesdames et Messieurs, souvenons-nous des combattants de ce 6 juin, arrachés à l'insouciance de leur jeunesse pour libérer une Europe qu'ils n'avaient jamais connue. Saluons leur mémoire, leur courage. Les stèles blanches qui se profilent sur les collines de Colville à Arromanches sont autant d'empreintes de leur sacrifice. Inclinons-nous devant elles. N'oublions pas quel fut leur destin, eux qui ont donné leur vie pour notre liberté avant même de commencer leur vie d'adulte, avant même de se marier, avant même d'avoir eu le temps d'être pères. Ils nous laissent un immense héritage. Soyons-en dignes. 

Souvenons-nous aussi des Résistants qui, partout dans le pays, se sont levés dans l'ombre, sur tous les chemins de campagne, dans tous les faubourgs, dans tous les maquis, pour assaillir l'ennemi, pour renseigner, pour saboter, bref pour l'affaiblir et permettre l'avancée décisive des Alliés. N'oublions pas non plus les victimes civiles de la libération qui, ici, en Normandie et ailleurs en France, ont payé de leur vie les combats et les bombardements de la libération. N'oublions pas enfin ce que nous devons à nos alliés qui ont envoyé leurs fils et quelques-unes de leurs filles pour libérer la France et l'Europe et qui ont mobilisé toutes les forces de leur nation pour la victoire. N'oublions pas la résilience du peuple britannique, Monsieur le secrétaire à la Défense, qui a supporté 5 années de guerre sans jamais perdre ni sa détermination à vaincre, ni son flegme légendaire. N'oublions pas la dénation du peuple américain, ce grand peuple ami de la liberté, dont la France s'honore d'être l'allié historique. 

N'oublions surtout pas que les 82 années de paix que le Débarquement a permises entre Européens sont avant tout le fruit de la réconciliation des peuples et de notre volonté de bâtir notre avenir ensemble. Cet avenir se dresse devant nous avec son lot inédit d'incertitudes et de dangers aussi. Il nous reste un grand défi à accomplir pour sceller la liberté apportée en Europe par les alliés dans le marbre de l'Histoire, c'est celui, bien sûr, de notre autonomie, de notre capacité à nous défendre par nous-mêmes, pour faire face à des menaces qui se rapprochent, qui s'intensifient et qui se multiplient.

Voilà le défi de notre génération. Il répond à celui relevé sur ces plages par les soldats alliés. Plus encore, c'est ce que nous leur devons, leur sacrifice à apporter la paix. Cette paix est fragile. Défendons-la. 

Vive la République et vive la France ! 

[Applaudissements]

Source : Gouvernement

Cérémonie militaire en hommage au sous-lieutenant Rousseau en présence du Premier ministre - Meulles-Livarot Pays d'Auge

Transcription

Madame la ministre, 

Monsieur le préfet,

Monsieur le maire,

Monsieur le maire de la commune délégué,

Mesdames et Messieurs les élus, parlementaires, 

Mon général, Monsieur le délégué national de l'ordre de la Libération, 

Mon général, Monsieur l'officier général pour la zone de défense et de sécurité, 

Mesdames et Messieurs les représentants du monde combattant, porte-drapeaux, 

Mesdames et Messieurs, 

Chers élèves,

L'Histoire nous apprend l'humilité. Ce mot, d'ailleurs, a la même racine que la terre et que l'homme. Cette Histoire, qui vient de nous être rappelée, est celle d'hommes et de femmes originaires de cette terre du pays d'Auge qui ont fait le choix de l'humilité, le choix de l'ombre. Ils étaient jeunes, ils étaient cultivateurs, ils ont pris tous les risques au péril de leur vie, pour servir une cause dans laquelle ils croyaient : celle de la France combattante, celle d'une nation libre et indépendante,  celle d'une société humaine et fraternelle. 

Parmi ces Résistants, membres du réseau Buckmaster, le sous-lieutenant Daniel Rousseau, âgé de 21 ans, a été jusqu'au sacrifice ultime, par amour pour son pays. C'est cette mémoire, mêlée de douleur et d(un certain sens de l'honneur, que nous commémorons aujourd'hui. 

Mesdames et Messieurs, la Résistance à l'échelle de cette terre rurale, comme à l'échelle de la France entière, vous l'avez dit, monsieur le maire, est un creuset d’engagement pour une très grande diversité de femmes et d'hommes. Ici, à Meulles, des cultivateurs ont résisté aux côtés de plusieurs notables importants du village. Ailleurs, des paysans ont combattu aux côtés de médecins, d'enseignants de fonctionnaires, d'étudiants. Ils partageaient le même élan,  le même amour de la patrie, l'amour des siens. L'engagement de Daniel Rousseau, de son frère Pierre Rousseau et de leurs camarades, s'est enraciné dans des liens de famille, de voisinage, et d'amitié. Des liens humains, en somme.  

Et c'est bien la force de ces liens qui a poussé des femmes et des hommes à s'unir dans le grand combat, pour la libération de la France. 

Mesdames et Messieurs, les faits ont été rappelés à l'instant. Dès le 5 juin, bravant le danger, Daniel, Pierre et leurs camarades de l'armée des ombres, ont renseigné, saboté, miné. Ils ont répondu aux ordre de l'ombre, prescrivant aux Résistants d'intensifier leurs actions pour retarder à tout prix la progression des renforts allemands. Au même moment, des milliers de FFI menaient des actes similaires partout en France, à Paris, en Provence, à Nantes, à Grenoble et ailleurs, afin de préparer la victoire des Alliés. 
Tous n'appartenaient pas au même réseau, ne répondaient pas au même chef, n'exécutaient pas les mêmes gestes. Mais tous et toutes, par leur courage, ont permis à la France de se libérer, en partie du moins, par elle-même. Et cela, nous le savons est immense.

Le sous-lieutenant Daniel Rousseau et les siens nous ont appris que des actes individuels, même s limités, mêmes en apparence désespérés, pouvaient contribuer à faire l'Histoire, plutôt qu'à être condamnés à la subir.

« Quoi qu'il arrive, avait déclaré le général de Gaulle depuis Londres dans son appel du 18 juin 1940, la flamme de la Résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.» Malgré les risques, malgré les doutes, malgré les trahisons aussi, et les heures sombres de la Collaboration, cette flamme ne s'est jamais éteinte. Ici, en pays d'Auge, elle a brûlé avec vigueur et avec intensité. 

Dès 1943, Pierre et Daniel Rousseau ont rejoint la Résistance, renonçant à leur sécurité, à celle de leur famille, et pour Daniel, ultimement, à sa propre vie. Nous savons qu'ils éteint nombreux, aussi, à suivre cette voie, dans les Vosges dans le Vercors, en Aubrac, en Corse, et, en réalité, dans toutes les autres régions de France.
Ces hommes et ces femmes étaient portés par l'esprit de résistance, un volontarisme à toute épreuve, qui nous enseigne qu'un collectif qui croit en lui-même peut accomplir l'impossible, à condition, toujours, de rester uni.

Dans un monde qui se durcit, où des puissances cherchent souvent à saper notre cohésion et à miner notre vie démocratique, il nous appartient de nous en souvenir. 
Mesdames et Messieurs, chers élèves : «Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place », dit le chant des partisans, que nous entonnerons dans quelques instants. Le sous-lieutenant Daniel Rousseau a donné sa vie pour son pays. À sa suite, des femmes et de hommes se sont levés pour que la flamme de la Résistance française ne s'éteigne pas, ne s'éteigne jamais. 

Si l'Histoire nous rend humbles, c'est par ce qu'elle nous rappelle cette vérité essentielle : on ne combat jamais seul, ni pour soi-même. À nous d'être fidèles à la mémoire de toutes celles et ceux qui se sont battus pour nous, pour notre liberté, pour notre sécurité, et pour la paix.

Vive la République, et vive la France !
[Applaudissements]



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