Relance logement

Face à la pénurie de logements, le Gouvernement lance le plan Relance logement pour accélérer la construction et faciliter l’accès à un logement abordable. Objectif : créer un choc d'offres pour atteindre 2 millions de nouveaux logements d'ici 2030 afin de répondre aux besoins des Français.

Présentation du dispositif Relance logement

Le plan de relance du logement vise à créer un choc d’offres en augmentant rapidement l’offre, tout en soutenant la construction privée et le logement social.

Il repose notamment sur un dispositif fiscal (appelé aussi Jeanbrun) destiné à inciter les particuliers à investir dans le locatif.

Son fonctionnement repose sur un mécanisme d’amortissement permettant de déduire chaque année une partie du prix du bien et des charges de revenus locatifs. Cet avantage fiscal est étalé dans le temps à la différence d’une simple réduction d’impôts immédiate.

Infographie du dispositif Relance logement - Source : Service d'information du Gouvernement

Infographie du dispositif Relance logement

Infographie du dispositif Relance logement - Service d'information du Gouvernement

Transcription

Document du Gouvernement

DISPOSITIF RELANCE LOGEMENT 
Comment en bénéficier dans les trois prochaines années ?
LES LOGEMENTS CONCERNÉS
(Immeubles collectifs)
  • Logements neufs
  • Logements anciens avec 30 % du prix investi en travaux
Ce que vous pouvez déduire
  • Une partie du prix d’achat du bien (amortissement)
  • L’ensemble des charges liées à la location : travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière
Vos avantages
  • Jusqu’à 12 000 euros d’amortissement par an
  • Accessible partout en France
  • Jusqu’à 10 700 euros déduits de vos autres revenus
À respecter
  • Location pendant 9 ans à titre de résidence principale
  • Plafonds de loyers (intermédiaire, social, très social)
  • Pas de location à un membre de la famille
EXEMPLE CONCRET. Un couple achète un bien à 180 000 euros. Apport personnel : 30 000 euros. Emprunt : 150 000 euros. Résultat après 10 ans de détention : 
  • jusqu’à zéro impôt sur vos revenus locatifs.
  • 16 000 euros déductibles au titre de l’impôt sur le revenu.

Pendant les trois prochaines années, tous les particuliers souhaitant investir dans un logement locatif situé dans un immeuble collectif peuvent bénéficier du dispositif Jeanbrun.
Ce dispositif s’applique sur :
  • les logements neufs,
  • les logements anciens, sous réserve de travaux représentant au moins 30 % de la valeur du bien.
Et donne droit à plusieurs avantages :
  • amortissement d’une partie du prix d’achat du bien et de l’ensemble des charges liées à la location (travaux, intérêts d’emprunt, taxe foncière…) dans la limite de 12 000 euros par an,
  • jusqu’à 10 700 euros de déduction des autres revenus.

  • 400 000 logements construits par an, 2 millions d’ici 2030.
  • 50 000 logements locatifs privés et 125 000 logements sociaux dès 2026.

Le logement doit être :

  • situé dans un immeuble collectif,
  • loué en tant que résidence principale pendant au moins 9 ans à toute personne en dehors du cercle familial,
  • non meublé.

Comment le plan Relance logement peut-il aider à relancer la construction près de chez vous ?

L’objectif du plan Relance logement est de convaincre les investisseurs privés de financer la construction en mobilisant leur épargne grâce à une fiscalité incitative pour augmenter durablement l’offre locative sur l’ensemble du territoire.

Ce levier vise à agir rapidement sur l’offre disponible, dans un contexte où la construction de logements connaît un ralentissement marqué depuis plusieurs années.

L'avancement du plan

Les autorisations de constructions

Objectif annoncé : 400 000 logements par an, soit 2 millions d’ici 2030.

Les ventes pour l’investissement locatif

Objectif annoncé : 50 000 nouveaux logements locatifs privés par an.

Les contrats de prêts

Objectif annoncé : production de 125 000 nouveaux logements sociaux par an.

Tout contribuable français (particulier ou société non soumise à l’impôt sur les sociétés) souhaitant investir dans l'immobilier locatif pendant les trois prochaines années peut bénéficier du dispositif, sans condition de revenu.

Le dispositif s’applique aux logements neufs ainsi qu’aux logements anciens, dans les immeubles d’habitation collectifs situés dans toute la France, y compris Outre-Mer.
Pour être éligibles, les logements anciens devront faire l’objet de travaux de rénovation représentant au moins 30 % de la valeur du bien et leur permettant d’atteindre un diagnostic de performance énergétique (DPE) au niveau A ou B.

  • Le logement doit être dans un immeuble d'habitation collectif. 
  • Ce dispositif s'applique aux logements neufs et anciens (sous réserve de travaux représentant au moins 30 % de la valeur du bien et leur permettant d’atteindre un diagnostic de performance énergétique (DPE) au niveau A ou B.
  • Le logement doit être loué, non meublé et en tant que résidence principale, pendant au moins 9 ans à toute personne en dehors du cercle familial.
  • La période d’acquisition concernée s’étend du 21 février 2026 au 31 décembre 2028.

Les taux d’amortissement varient selon la catégorie de la location, intermédiaire, sociale et très sociale, cette dernière présentant le taux le plus avantageux.

Les plafonds de loyer applicables en 2026 sont déterminés par un arrêté du 6 janvier 2026, où ils sont exprimés en euros par mètre carré. Ils varient selon la catégorie de location (loyer intermédiaire, social et très social, selon les ressources des locataires), et la localisation géographique du bien (par commune ou arrondissement). On distingue les zones Abis, A, B1, B2 et C, selon des critères liés au déséquilibre entre l'offre et de la demande de logements.

En cas de manquement aux engagements prévus par le dispositif (non-respect de la mise en location, du montant des loyers, vente anticipée du logement, location à un proche, etc.), l’avantage fiscal est remis en cause et les déductions déjà obtenues sont réintégrées dans les revenus fonciers. 

L’article 47 de la loi de finance 2026 dispose que « le revenu net foncier de l'année au cours de laquelle l'un des engagements définis n'est pas respecté est majoré du montant des amortissements déduits ».

Publié le 07/04/2026 Modifié le 24/06/2026