Le dispositif Alerte enlèvement a 20 ans

Publié le 03/03/2026 Modifié le 03/03/2026

Mis en place en février 2006, le dispositif Alerte enlèvement a été déclenché à 37 reprises, dont le 21 février dernier. Il permet de sauver des vies.

Alerte enlèvement
Alerte enlèvement - Source : Gouvernement FR

L’essentiel

Ce résumé a été généré par une intelligence artificielle, puis ajusté par la rédaction.
  • L'Alerte enlèvement est un dispositif déclenché en cas d'enlèvement d'un mineur, permettant de diffuser largement des informations pour recueillir des témoignages.
  • Le déclenchement nécessite des critères spécifiques : enlèvement avéré, victime mineure, danger pour la vie ou l'intégrité physique, et informations d'identification précises.

Nous avons tous entendu ce signal d’alarme, sur les ondes radio ou à la télévision, indiquant qu’un enfant a été enlevé, avec sa description physique et les circonstances de sa disparition. Le dispositif Alerte enlèvement, déclenché en urgence lorsqu’un ou des mineurs sont enlevés, existe depuis 20 ans. Activé 37 fois, il a permis de retrouver 38 enfants vivants.

L’objectif du déclenchement d’Alerte enlèvement est de recueillir des témoignages en diffusant largement, sur tout le territoire national, un message dans les médias, dans les aéroports, les gares ou encore sur les autoroutes.

C’est un acte d’enquête activé par le procureur de la République en étroite collaboration avec les enquêteurs et après consultation du ministère de la Justice.

Inspiré du dispositif « Amber alert »

Nicole Guedj, ancienne secrétaire d'État aux Victimes, se souvient bien de la disparition du petit Jonathan, en 2004. À l’époque, la mobilisation avait été importante pour le rechercher, mais l’enfant avait été retrouvé mort quelques semaines après son enlèvement.

L’ancienne ministre entend alors parler du dispositif « Amber Alert » déployé en Amérique du Nord et décide, avec, entre autres, l’ancien président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, Pascal Clément, d’organiser un voyage au Canada pour étudier la possibilité de transposer le modèle en France.

Au début, on a vu le mauvais côté possible des témoignages intempestifs, ce qui était une erreur. Au fond, les gens sont plus responsables qu’on ne veut bien le penser. Le dispositif a fonctionné et aidé à sauver des vies.

Nicole S. Guedj

  • Ancienne ministre et conseillère d’État
Nicole S. Guedj

Alerte enlèvement finira par être mis en place en 2005 à l'occasion de l’enlèvement de la petite Aurélia, rapidement retrouvée grâce au dispositif.

Le dispositif a un effet dissuasif. Tout un pays se met à la recherche d’un enfant. C’est une action très citoyenne, très solidaire, très collective.

Nicole S. Guedj

  • Ancienne ministre et conseillère d’État
Nicole S. Guedj

Aujourd’hui, plus d’une soixantaine de partenaires ont signé la convention organisant sa mise en œuvre.

Alerte enlèvement est un exemple qui montre concrètement que l’action politique peut être très utile et permettre de réaliser de grandes choses au bénéfice des citoyens.

Nicole S. Guedj

  • Ancienne ministre et conseillère d’État
Nicole S. Guedj

Alerte enlèvement, en pratique

Alerte enlèvement n’est déclenchée que dans les cas suivants :
  • il s’agit d’un enlèvement avéré et non d’une disparition, même inquiétante,
  • la victime est mineure,
  • la vie ou l’intégrité physique de l’enfant est en danger,
  • le procureur de la République dispose d’informations d’identification précises dont la diffusion peut permettre d’identifier l’enfant et/ou son ravisseur.

Le message d’alerte contient des informations sur l’enfant (prénom, photo, éléments d’identification, heure et lieu d’enlèvement), les informations sur les suspects (nombre, description physique, etc.) et enfin le numéro de téléphone unique pour communiquer des éléments à la police ou à la gendarmerie.

Il est ensuite diffusé dans un maximum d’endroits publics et sur les réseaux sociaux pendant une durée de trois heures, toutes les 15 minutes, sauf si l’enfant est retrouvé. L’Alerte enlèvement peut être prolongée par tranche de trois heures sur décision de l’autorité judiciaire.

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