Grande Conférence sociale : les annonces de Manuel Valls
Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre Manuel Valls.
Publié le 08/07/2014 Modifié le 23/02/2022
Clôturant la Grande Conférence sociale pour l'emploi, Manuel Valls a présenté les priorités du Gouvernement pour l'année à venir, au premier rang desquelles l'emploi, notamment des jeunes et des seniors, mais aussi l'apprentissage et le pouvoir d'achat des ménages.
Dans un monde qui bouge si vite, rien ne serait plus dramatique pour notre pays que l’immobilisme. Car l’immobilisme, c’est le déclin. Et moi, comme vous tous, je le refuse.
A l’issue de la troisième grande conférence sociale, Manuel Valls a détaillé l’agenda social de l’année à venir. La bataille pour l’emploi reste la première priorité : des mesures et des moyens nouveaux et spécifiques vont être déployés pour la formation et la réinsertion des jeunes sans emploi ni qualification. La garantie jeunes, dont la réussite dans les 10 départements dans lesquels elle est expérimentée est unanimement saluée, verra sa montée en charge confirmée : elle sera proposée à 50000 jeunes en 2015 et 100000 jeunes en 2017. Pour les seniors et les chômeurs de longue durée, un plan d'action spécifique sera mis en oeuvre par le ministre du Travail. Un plan d’urgence de relance de l’apprentissage prévoit dès la semaine prochaine le déblocage de 200 millions d’euros, avant la grande réunion prévue à la rentrée à l'Elysée avec l'ensemble des partenaires sociaux. Concernant le pouvoir d’achat des ménages, le Premier ministre a expliqué qu’après les baisses d’impôts et les allègements de cotisations salariales pour les ménages et salariés modestes inscrites et votées dans le collectif budgétaire 2014, des baisses d’impôts pour les classes moyennes seront intégrées au projet de loi de finances pour 2015.
Pour l'emploi des jeunes
Pour les entreprises, les jeunes ne sont pas une charge mais un investissement, tout simplement parce qu’ils sont l’avenir de ces entreprises, comme ils sont l’avenir du pays !
- avec un accompagnement spécifique supplémentaire de 65 000 jeunes par Pôle emploi ;
- avec la mobilisation du dispositif Civis, renforcé pour 68 000 autres, dans les régions où le taux de chômage des jeunes dépasse 25%.
La garantie jeunes
Pour l'apprentissage : un plan de relance
- en premier lieu, pour étendre le potentiel des employeurs d’apprentis et inciter des chefs d’entreprise à recruter pour la première fois un apprenti, une aide de 1000 euros par apprenti sera mise en place dans les secteurs professionnels où un accord de branche aura été conclu. C’est une incitation forte pour les chefs d’entreprise, qui s’ajoutera aux aides existantes dans les TPE ; c’est une incitation forte à parvenir à un accord ;
- en seond lieu, ces crédits permettront de dégager des moyens supplémentaires pour le développement quantitatif mais aussi qualitatif de l’apprentissage, en stabilisant la répartition de la taxe d’apprentissage pour conforter le rôle des régions et donner plus de marges aux entreprises et aux branches. Naturellement, ces dernières devront s’engager sur de véritables contrats de progrès : augmentation du nombre d’apprentis, mais aussi valorisation et formation des maîtres d’apprentissage, accompagnement des CFA pour trouver des employeurs, prévention des ruptures, mixité des recrutements, embauches de jeunes issus des zones urbaines sensibles, etc.
Pour l'emploi des seniors
- Pôle emploi étendra son accompagnement renforcé, pour qu’il concerne 270 000 demandeurs d’emploi particulièrement éloignés de l’emploi, soit 80 000 de plus qu’aujourd’hui ;
- Les contrats d’insertion dans l’emploi, pour l’embauche dans le secteur marchand, seront concentrés sur les seniors, les chômeurs de très longue durée et les personnes handicapées. Le président de la République a indiqué que 80 000 de ces CIE seront déployés en 2015.
Pour la croissance et le pouvoir d'achat
- dès cette année, 3,7 millions de ménages verront leur impôt sur le revenu baisser jusqu’à 700 euros ;
- à partir du 1er janvier 2015, un allégement de cotisations salariales augmentera directement le salaire net de 5 millions de salariés et de plus de 2 millions de fonctionnaires.
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