Filles et mathématiques : en finir avec les stéréotypes

Publié le 12/05/2025 Modifié le 15/05/2025

La journée internationale de la femme en mathématiques est célébrée chaque année le 12 mai pour rendre hommage aux femmes dans ce domaine. Nous avons rencontré Estelle Kollar, qui publie des contenus à destination des jeunes pour les encourager à choisir les mathématiques.

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Image d'illustration - Source : Adobe Stock
Bien que 42 % des lycéennes choisissent la spécialité mathématiques en terminale, elles ne représentent que 25 % des étudiants qui s’orientent vers les formations menant aux métiers d’ingénierie et du numérique, selon un rapport du ministère chargé de l'Enseignement supérieur, publié le 7 mai 2025.
C’est dans ce contexte que nous avons interrogé Estelle Kollar, professeur de mathématiques, qui publie des contenus en ligne à destination des jeunes pour les inciter à choisir les mathématiques.

« Oui, les garçons ressentent aussi de l’anxiété face aux maths. Mais ce phénomène s'amplifie chez les filles, et un écart dans les résultats se forme dès le CP ! »

Estelle Kollar

  • Professeur de mathématiques
Le rapport du ministère met en lumière une réalité préoccupante : la proportion de filles dans les filières scientifiques diminue progressivement au fil de la scolarité. Cette érosion s’explique en grande partie par les stéréotypes de genre, qui nourrissent un manque de confiance en soi et un sentiment d’illégitimité chez les jeunes filles.
Les conséquences sont importantes : cette éviction progressive des filières scientifiques prive les femmes d’un accès à des carrières souvent mieux rémunérées.
Pour inverser cette tendance, le rapport fixe un objectif ambitieux mais réalisable : doubler le nombre de jeunes femmes dans les filières STEM (sciences, technologie, ingénierie, mathématiques) à bac+1, en passant de 25 % à 40 %, soit de 25 000 à 50 000 étudiantes dans l’enseignement supérieur scientifique.

Les trois axes du plan d’action

Former et sensibiliser les personnels éducatifs

Dès la rentrée 2025, tous les enseignants bénéficieront d’une formation spécifique pour identifier et déconstruire les biais de genre dans leurs pratiques pédagogiques.

Renforcer la présence des filles dans les enseignements scientifiques dès le lycée

Des objectifs chiffrés seront fixés dès le secondaire pour inciter davantage de jeunes filles à choisir les spécialités ouvrant vers les filières d’ingénierie et du numérique. Le plan « Filles et maths » ambitionne ainsi que 30 000 filles supplémentaires choisissent la spécialité mathématiques en première et la conservent jusqu’en terminale d’ici 2030, soit une hausse de 5 000 élèves par an dès la rentrée 2025.

Élargir les perspectives et susciter des vocations

Des rencontres systématiques avec des femmes modèles dans les domaines scientifiques seront organisées de la 3e à la terminale pour inspirer et motiver les jeunes filles.

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