La France candidate pour accueillir une AI Gigafactory européenne : un engagement stratégique pour la souveraineté numérique
Publié le 30/07/2026 Modifié le 30/07/2026
La Commission européenne, par le biais de l’entreprise commune EuroHPC, lance un appel à projet pour soutenir le développement de capacités de calcul dédiées à l’IA en Europe. La France confirme son intérêt pour accueillir une gigafactory d’IA sur son sol.
L’appel à projet européen AI gigafactory a vocation à soutenir le renforcement de la chaîne de valeur européenne sur l’IA en développant des infrastructures de calcul performantes, sécurisées et décarbonées. Une attention particulière sera accordée par EuroHPC dans la sélection des projets aux garanties données sur la diversification des fournisseurs et la sécurité des données.
La France s’engage aux côtés de l’Union européenne à commander un volume de capacité de calcul de 100 M€ au projet qui sera retenu sur le sol français, pour satisfaire les besoins futurs de ses administrations publiques, y compris ceux de la recherche et du secteur hospitalier.
Cet engagement porte sur l'achat de capacité auprès d'opérateurs privés, à l’horizon 2027 ; il est distinct des investissements que l'État conduit par ailleurs dans ses propres infrastructures de calcul.
Le financement public conjoint permettra de dérisquer les investissements en capital nécessaires au projet et de catalyser les investissements privés. Cela permettra de donner de la visibilité et de la stabilité au projet sélectionné et d’accélérer le déploiement de l’IA dans l’État conformément au plan « Notre IA ».
L’initiative « AI Gigafactories » marque une nouvelle étape dans la stratégie française et européenne pour renforcer nos capacités de calcul souveraines en matière d'IA. La valeur ajoutée européenne constituera en effet un critère clé dans la sélection du consortium. En soutenant des infrastructures privées, l’initiative vient compléter les achats de supercalculateurs publics et l’initiative « AI Factories » portés par le Grand équipement national de calcul intensif (GENCI).
La France explorera dans les prochaines semaines, des partenariats avec d’autres pays européens, pour mobiliser des investissements complémentaires à ceux qu’elle s’engage à mobiliser.
Concernant les modalités prévues par l’appel à projet, les candidatures sont ouvertes aux consortiums ou aux entités ad hoc regroupant des entreprises, des organismes publics, et des investisseurs. À l’issue de la date limite de dépôt des candidatures, EuroHPC procèdera à la sélection.
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