L'info.gouv du 12 décembre : droits de l'homme, Paris 2024 et France 2030

Publié le 12/12/2024

La remise du Prix 2024 des droits de l’homme, le bilan financier des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ou encore les 6 projets lauréats des programmes de recherche en sciences humaines et sociales de France 2030... Le point sur les actualités gouvernementales du 12 décembre 2024.

La médaille du Prix des droits de l'homme
La médaille du Prix des droits de l'homme - Source : Christophe Ruiz / Ministère de la Justice / SIG

Prix 2024 des droits de l’homme de la République française

Au cours de la Journée internationale des droits de l’homme, le Prix 2024 des droits de l’homme de la République française a été remis au ministère de la Justice pour honorer des initiatives exemplaires en faveur des droits humains.
Créé en 1988, ce prix met en lumière des actions menées partout dans le monde, sans considération de frontières, et cette année, il s'est concentré sur la protection des civils dans les conflits armés.
Le ministre de la Justice, Didier Migaud, a salué le dévouement des acteurs de la société civile qui, souvent au péril de leur vie, œuvrent pour la dignité humaine et la justice, rappelant leur rôle essentiel dans la préservation des droits universels.
Cinq lauréats originaires de Syrie, du Cameroun, de Colombie, d’Haïti et d’Ouzbékistan ont été distingués pour leurs projets courageux, allant de la documentation des violations des droits humains au soutien des victimes de violences sexuelles ou des déplacés internes.
Quatre mentions spéciales ont également récompensé des initiatives françaises comme SOS Méditerranée ou Avocats sans frontières France.

  • Ludirlena Pérez Carvajal – Colombie

Ludirlena Pérez Carvajal est une militante colombienne des droits des femmes, survivante de violences sexuelles de la part des FARC. Avec l’association qu’elle a co-fondée, Asociación de Mujeres Victimas del Conflicto Gestionando Paz, elle propose le projet « Mi vida mi gestion » qui vise à accompagner des survivantes de violences sexuelles commises dans le cadre du conflit armé, pour leur permettre notamment d’être des actrices à part entière du processus de justice et de paix.

  • La Société des droits de l’homme Ezgulik – Ouzbékistan

La société des droits de l’homme Ezgulik, fondée en 2002, est la seule organisation indépendante dédiée aux droits de l’homme enregistrée en Ouzbékistan. Le projet récompensé permettra de sensibiliser les populations civiles en Ouzbékistan sur l’enrôlement de force dans l’armée russe des travailleurs et prisonniers ouzbeks vivant en Russie.

  • Mandela Center International – Cameroun

Cette ONG, située au Cameroun, est récompensée pour son projet qui vise à contribuer à la documentation des violations graves des droits de l’homme et à faciliter l’accès à la justice pour les victimes dans les zones de conflit au Nord-Ouest et au Sud-Ouest du Cameroun mais aussi en République centrafricaine.

  • L’Organisation des citoyens pour une nouvelle Haïti (OCNH) – Haïti

L’OCNH prévoit de créer, dans la périphérie de Port-au-Prince, un centre d’accueil pour l’hébergement temporaire des personnes déplacées internes (accompagnement psychosocial, soins médicaux, assistance financière pour aider à la relocalisation à long terme). Une attention particulière sera accordée aux victimes de violences sexuelles.

  • « César » (pseudonyme) – Syrie

César était un photographe pour la police du régime syrien. Choqué par les atrocités qu’il voyait, César quitte l’armée et fuit la Syrie en 2013, emportant avec lui des milliers de clichés de cadavres de personnes torturées, qui constituent désormais le « dossier César ». Il a notamment témoigné devant  le Parlement européen, le Congrès américain et la Chambre des communes britannique pour que les atrocités commises par le régime syrien soient connues, documentées, et que les auteurs soient poursuivis.

Les quatre mentions spéciales ont été attribuées à :

  • Céline Bardet, juriste et enquêtrice criminelle internationale, qui a fondé l’ONG We Are NOT Weapons of War, qui lutte contre les violences sexuelles comme armes de guerre ;
  • Armenia Peace Initiative, qui forme les populations civiles aux premiers secours, notamment sur les personnes blessées dans des conflits ;
  • SOS Méditerranée, organisation humanitaire de sauvetage en mer qui a pour but de répondre à la tragédie des naufrages qui se multiplient en Méditerranée ;
  • Avocats sans frontières France, en partenariat avec Sema Ukraine, qui entend agir contre l’impunité, notamment s’agissant des violences sexuelles et sexistes subies par les femmes ukrainiennes dans le conflit avec la Russie.

Les chiffres de Paris 2024

Les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 s'achèvent sur un bilan financier remarquable, avec un excédent budgétaire d'au moins 26,8 millions d'euros.
Les revenus totaux atteignent 4,48 milliards d'euros pour des dépenses de 4,454 milliards, incluant 1,333 milliard d'euros issus de la billetterie avec un record de 12,1 millions de tickets vendus.
Les partenariats domestiques ont généré 1,238 milliard d'euros, dépassant les attentes. La contribution publique s’élève à seulement 204,1 millions d’euros, soit moins de 5 % du budget, avec une orientation prioritaire vers les Jeux paralympiques.
Cet équilibre budgétaire permettra de redistribuer les excédents, notamment 60 % au développement du sport en France.

France 2030 : 6 projets lauréats pour les sciences humaines et sociales

Le programmes de recherche en sciences humaines et sociales de France 2030 a récompensé six projets d’envergure, chacun financé à hauteur de 9 millions d’euros.
Ces initiatives, portées par des consortiums académiques d’excellence, visent à relever des défis sociétaux majeurs, allant de l’évolution des démocraties (DémoCIS, université de Lille) et des conséquences du changement climatique (FORESEE, université Grenoble Alpes) à la transformation des interactions entre religions et sociétés (ReligiS, université de Strasbourg).
Deux projets abordent la préservation du patrimoine culturel par des aspects complémentaires (SPHINX et HERMES), tandis que DECRIPT (INALCO) se concentre sur l’analyse des récits civilisationnels dans les crises géopolitiques.
En mobilisant les sciences humaines et sociales, ces programmes visent à éclairer les politiques publiques, renforcer la recherche interdisciplinaire et promouvoir le rayonnement international des savoirs produits.

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