Hantavirus : le point sur les mesures sanitaires en France

Publié le 12/05/2026 Modifié le 21/05/2026

Après le retour de cinq ressortissants français présents à bord du navire de croisière MV Hondius, le Gouvernement renforce les mesures de suivi, de quarantaine et d’isolement.

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Image d'illustration. - Source : Adobe Stock

Repères

  • Les autorités sanitaires sont mobilisées pour prévenir la propagation de l'hantavirus de souche Andes, détecté sur le navire de croisière MV Hondius.
  • Des mesures sanitaires ont été mises en place, notamment la quarantaine pour les personnes exposées.
  • Un cas confirmé et 22 cas contacts ont été identifiés et sont suivis par les autorités sanitaires.
  • La France est prête à faire face à la situation en termes de masques, tests PCR et médicaments.

Un foyer épidémique d’hantavirus de souche Andes est survenu sur le navire de croisière MV Hondius avec, à son bord, 149 passagers de 23 nationalités. Les autorités sanitaires françaises sont mobilisées, en coordination étroite avec l’Union européenne sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

L’OMS et le Centre européen pour la prévention des maladies (ECDC) considèrent que le risque associé à cette situation est faible en population générale et modéré pour les croisiéristes.

Afin de prévenir toute propagation de l’hantavirus Andes sur le territoire national, le Gouvernement a précisé les mesures sanitaires applicables aux personnes exposées à un risque d’infection dans un décret publié lundi 11 mai 2026.

Une quarantaine prévue pour les passagers

Les cinq personnes ayant séjourné à bord du navire MV Hondius sont placées en quarantaine à l’hôpital, afin de permettre une évaluation complète de leur situation médicale et épidémiologique.

À l’issue de cette évaluation, elles peuvent être maintenues en quarantaine ou placées à l’isolement. La durée totale de ces mesures peut aller jusqu’à 42 jours.


Des mesures possibles pour les personnes contacts

Le décret prévoit également des mesures pour les personnes ayant été en contact avec : 

  • un passager du navire MV Hondius,
  • une personne infectée par l’hantavirus de souche Andes,
  • une personne présentant un risque sérieux d’infection.

Ces personnes peuvent faire l’objet de mesures de quarantaine ou d’isolement lorsqu’il apparaît qu’elles présentent un risque sérieux d’infection.

Un cas confirmé et 22 cas contacts identifiés

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a annoncé le 11 mai 2026 qu’une passagère a été testée positive à l’hantavirus.

À la suite de ce résultat, les autorités sanitaires ont identifié 22 cas contacts. Ces personnes sont suivies afin de détecter rapidement l’apparition éventuelle de symptômes et d’éviter toute chaîne de transmission.

La France mobilisée pour faire face au risque sanitaire

La ministre de la Santé a précisé, le 11 mai 2026, que la France est prête à faire face à la situation « en termes de masques, en termes de tests PCR notamment, en termes aussi de médicaments ».

Qu’est-ce qu’un hantavirus ?

Les hantavirus sont des virus de la famille des Bunyaviridae, indique Santé publique France.Les hantavirus sont principalement transmis à l’homme par des rongeurs infectés. Aucune transmission interhumaine n’a été décrite à ce jour, excepté pour l’hantavirus sud-américain Andes. C'est ce dernier qui a été détecté sur le navire MV Hondius. 

Lorsqu’ils affectent l’être humain, les hantavirus peuvent être responsables d’infections, de gravité variable, parfois mortelles : 

  • en Europe et en Asie, de fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR), dont l’incubation varie d’une semaine à deux mois ; 
  • sur le continent américain, de syndrome cardio-pulmonaire à hantavirus (SCPH), dont l’incubation varie entre une et six semaines.

Le diagnostic repose sur une sérologie qui met en évidence des Immunoglobulines (IgM et IgG anti-hantavirus) dans le plasma ou le sérum. L’ARN des hantavirus peut être également détecté, dans des prélèvements précoces de sérum ou plasma, par technique moléculaire effectuée au Centre national de référence (CNR) des hantavirus et par le laboratoire associé au CNR en Guyane.

Il n’existe pas de traitement spécifique ni de prophylaxie vaccinale.


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