L'école dans les territoires ruraux
Ce contenu a été publié sous le gouvernement de la Première ministre Élisabeth Borne.
Publié le 31/03/2023 Modifié le 07/04/2023
La Première ministre est allée visiter des établissements scolaires de la Nièvre, le 31 mars 2023, pour apporter des réponses tenant compte de la spécificité des régions en matière d'éducation.
Intervention de la Première ministre Élisabeth Borne à l’école primaire Albert Camus dans la Nièvre en présence de Pap Ndiaye et Dominique Faure.
Transcription
Élisabeth BORNE C’est important d’apporter des réponses générales. Et vous savez qu’à ce titre, on s’engage à ce qu’à partir de la rentrée, il puisse y avoir systématiquement des remplacements, y compris pour les absences de courte durée. Et puis c’est important aussi d’apporter des réponses qui tiennent compte de la spécificité de nos territoires. Et c'est pour cela qu'on a souhaité, avec le ministre de l'Éducation nationale, Pap NDIAYE et avec la ministre chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité, venir ce matin dans la Nièvre pour voir une expérience très intéressante d'un territoire éducatif rural. C'est une réponse adaptée précisément à nos territoires ruraux, dans lesquels on voit que l'ensemble des acteurs se mobilise pour la réussite éducative de nos jeunes. Et ce dispositif qui fait ses preuves, on souhaite le généraliser et permettre à tous les territoires qui souhaitent s'engager dans ce type d'action de pouvoir le faire progressivement, en doublant à partir de la rentrée et puis en répondant à toutes les demandes. Peut-être aussi un autre point sensible dans les territoires ruraux, c'est la question des fermetures de classes, qui est toujours un moment très difficile pour les élus, pour les parents d'élèves. On souhaite changer de démarche sur ces fermetures de classes qui aujourd'hui sont annoncées quelques mois à l'avance. On veut avoir une approche sur plusieurs années, pouvoir anticiper, pouvoir partager en transparence avec les élus et avec les parents, les évolutions démographiques qui sont prévues et pouvoir prendre le temps de s'organiser et de trouver des réponses adaptées, en se donnant le temps de construire les bonnes réponses. Un autre point enfin, on a parlé de l'importance que les jeunes, où qu'ils vivent, puissent accéder au meilleur parcours scolaire, voilà pour chacun. Et dans cette logique-là, on va aussi développer les places d’internat dans les lycées ruraux pour que les jeunes ne soient pas contraints dans le choix de leur lycée par l’éloignement géographique, et donc qu’ils puissent accéder aux filières qu’ils souhaitent. Évidemment, au-delà, on a beaucoup de sujets. On mène actuellement beaucoup d'actions de concertation dans les CNR territoriaux qui permettent de donner des marges de manœuvre aux équipes pédagogiques, qui permettent d’apporter des réponses mieux adaptées à la situation de chaque jeune. Et puis le ministre présentera prochainement la revalorisation des enseignants, c’est aussi très important… D’abord pour reconnaître l’engagement de nos enseignants et puis pour attirer des enseignants vers ces métiers formidables dont on a vu ce matin à quel point ils peuvent être enthousiasmants et qui sont essentiels pour notre jeunesse. Maxence LAMBRECQ Bonjour Madame la Première ministre, Maxence LAMBRECQ, France Inter. Quel est votre engagement précis par rapport aux fermetures de classe ? Il n’y en aura plus annoncées en mars-avril pour la rentrée de septembre, vous vous engagez sur trois années de visibilité pour la carte scolaire ? Elisabeth BORNE Donc c’est bien ça. En fait, on veut changer la méthode qui aujourd’hui s’applique année par année, alors qu’a priori, on en parlait hier avec le ministre, finalement les enfants qui vont rentrer en maternelle on peut l’anticiper 3 ans à l’avance. Et donc on veut se placer dans cette logique sur plusieurs années, ce qui permet quand on a une baisse du nombre d’enfants scolarisés d’anticiper des bonnes réponses, d’avoir des regroupements entre écoles, de construire les réponses avec les territoires plutôt que d’avoir ces fermetures de classe qui sont voilà toujours des moments de tension et de difficultés pour les élus, pour les parents d’élèves. Maxence LAMBRECQ Donc vous n’avez pas besoin de loi pour faire ça, à l’image un peu de… Elisabeth BORNE Non, je vous confirme qu’on peut le faire très concrètement. Changeons un peu nos processus en changeant nos habitudes et en travaillant mieux avec tous les acteurs des territoires.- Actualité
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