France 2030 : 3 nouveaux dispositifs en faveur d'une alimentation durable et souveraine
Publié le 07/05/2025 Modifié le 07/05/2025
A l’occasion du conseil interministériel de l’innovation du 10 avril 2025 présidé par le Premier ministre, Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, Annie GENEVARD, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Marc FERRACCI, ministre chargé de l’Industrie et de l’Energie, avec Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, annoncent, dans le cadre de France 2030, la réouverture de l’appel à projets « Résilience et Capacités Agroalimentaires 2030 », l’appel à projets « Financement des prototypes Innovants » et l’appel à projets « Prise de risque amont aval pour la massification de l’utilisation d’alternatives aux produits phytopharmaceutique ».
Ouverture du dispositif « financement des prototypes innovants »
- La réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre (GES), via les énergies renouvelables : agrivoltaïsme, méthanisation, l’efficacité énergétique, la réduction des effluents, etc.
- La réduction d’intrants, fertilisants ou produits phytopharmaceutiques, en priorisant la substitution aux intrants chimiques de synthèse ;
- La réduction d’intrants, fertilisants ou produits phytopharmaceutiques, en priorisant la substitution aux intrants chimiques de synthèse ;
- L’amélioration du bien-être animal et la réduction de la pénibilité au travail ;
- L’amélioration de la gestion de la ressource en eau ;
- La protection contre les aléas climatiques ;
- La valorisation des effluents et des co-produits et la gestion des déchets agricoles (par exemple, recyclage des nutriments dans les déchets d'origine organique).
Ouverture du dispositif « prise de risque amont aval et massification de pratiques visant à réduire l’usage des produits phytopharmaceutiques sur les exploitations agricoles » (PRAAM)
Réouverture de l’appel à projets « résilience et capacités agroalimentaires 2030 »
- le soutien aux capacités industrielles d’intrants agricoles essentiels (dont les intrants verts) et de complémentation critique pour l’alimentation animale.
- le soutien à la réindustrialisation des maillons agroalimentaires innovants ou à forts potentiels économiques.
- le soutien aux démarches collectives innovantes de transition et de résilience des filières agricoles et agroalimentaires.
- une assiette de dépenses totales d’un montant supérieur à 3 000 000 d’euros pour les thématiques 1 et 2 et d’un montant supérieur à 500 000 euros pour la thématique 3. L’assiette de dépenses minimales est abaissée à 200 000 euros en outre-mer.
- une durée indicative de réalisation comprise entre 24 et 48 mois pour l’ensemble des thématiques.
« Je ne cesse de le répéter : les agriculteurs sont les premières victimes du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Nous devons leur donner les moyens d’accomplir leur transition écologique et de s’adapter, donc de prendre le risque que comporte tout changement de pratique. Le Gouvernement encourage cette dynamique, que ce soit en soutenant le dérisquage des projets de transition agroécologique portés par les agriculteurs, en cohérence avec les principes de la stratégie Ecophyto 2030 (AAP PRAAM), des solutions qui permettent d’améliorer la gestion de la ressource en eau et de les protéger contre les aléas climatiques (AAP FPI), ou en soutenant des démarches collectives de transition et de résilience des filières agricoles et agroalimentaires (AAP RCA). »
« L’innovation est aujourd’hui une condition essentielle pour garantir la performance, la durabilité et l’attractivité de notre agriculture. Avec ces dispositifs, nous donnons aux acteurs du monde agricole et agroalimentaire davantage les moyens d’expérimenter, de produire et de diffuser des solutions concrètes pour répondre aux défis de demain. C’est un engagement fort en faveur d’une agriculture française tournée vers l’avenir et pleinement mobilisée pour reconquérir notre souveraineté alimentaire. »
« L’industrie est un maillon essentiel de notre souveraineté alimentaire, qu’il s’agisse des intrants nécessaires à une production agricole durable et résiliente ou des capacités de transformation permettant de renforcer notre autonomie alimentaire. Notre action dans le cadre de France 2030 répond donc à un impératif : accompagner les transformations de la filière, amont comme aval, pour une industrie française compétitive et résiliente. »
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