Cadmium dans les engrais : de nouvelles limites dès 2027

Publié le 05/10/2026 Modifié le 05/10/2026

Le Gouvernement renforce la réglementation sur les matières fertilisantes afin de réduire la présence de cadmium et d’autres contaminants dans les sols agricoles. De nouvelles limites vont entrer progressivement en vigueur à partir du 1er janvier 2027.

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Image d'illustration - Source : Adobe Stock

À retenir

  • Le cadmium peut s’accumuler dans les sols et être transféré vers certaines cultures.
  • La teneur maximale autorisée dans les engrais phosphatés sera progressivement abaissée : 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2028 et 20 mg/kg en 2030.
  • De nouvelles règles encadrent également les autres contaminants présents dans les matières fertilisantes.

Pourquoi réduire la présence de cadmium dans les engrais ?

Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans certaines roches phosphatées utilisées pour fabriquer des engrais.

Sa présence fait l’objet d’une attention particulière car il peut s’accumuler durablement dans les sols, être transféré vers certaines cultures puis contribuer à l’exposition de la population. Une exposition prolongée au cadmium peut notamment avoir des effets sur les reins et les os.

Pour limiter ces risques, le Gouvernement met en place une réduction progressive de la teneur en cadmium des engrais phosphatés, en tenant compte des recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Cadmium : quelles seront les nouvelles limites ?

La diminution se fera en plusieurs étapes.

Calendrier des changements de réglementations prévues
1er janvier 2027 60 mg de cadmium/kg d'anhydride phosphorique maximum dans les engrais phosphatés + apports issus des engrais minéraux limités à 3 g par hectare et par an
1er janvier 2028 Abaissement du plafond à 40 mg/kg d'anhydride phosphorique
1er janvier 2030 Abaissement du plafond à 20 mg/kg d'anhydride phosphorique

Le calendrier pourra être adapté en fonction notamment des évolutions technologiques, des facteurs socioéconomiques et des enjeux liés à la sécurité d’approvisionnement en matières fertilisantes.

Des règles renforcées pour l'ensemble des matières fertilisantes

Au-delà du cadmium, de nouvelles dispositions encadrent plus largement les contaminants présents dans les matières fertilisantes et les supports de culture. Elles concernent notamment :

  • les éléments traces métalliques, comme le cadmium ou le chrome ;
  • certains composés organiques, notamment les HAP, PCB, dioxines et furanes ;
  • les matières inertes, telles que les plastiques, le verre ou les métaux ;
  • certains micro-organismes pathogènes.

Les textes fixent à la fois des seuils maximaux de concentration dans les fertilisants et des quantités maximales de contaminants pouvant être apportées aux sols pendant leur utilisation.

Mis à jour

Un métal lourd naturellement présent dans certaines roches, notamment celles utilisées pour produire des engrais phosphatés.

Parce qu’il peut s’accumuler dans les sols, être absorbé par certaines cultures et contribuer à l’exposition alimentaire de la population.

La trajectoire vise à atteindre en 2030 la cible de 20 mg/kg de P₂O₅ recommandée par l’Anses, tout en tenant compte des contraintes techniques, économiques et d’approvisionnement. Le plafond fixé pour les engrais minéraux sera dans un premier temps de 3 g/ha/an en 2027. 

Non. Elles portent également sur d’autres métaux, certains polluants organiques, les plastiques, le verre, les métaux et certains micro-organismes pathogènes.


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