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Imprimer cette page 8-08-2008 09:59

La Présidence française de l’UE : intérêt général et protection des citoyens

Après le Grenelle de l’environnement, la France entend montrer l’exemple en matière de lutte contre le changement climatique. Au moment où l’Union européenne commence à débattre des propositions de la Commission pour mieux lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et pour développer les énergies renouvelables, la France s’efforce de faire parvenir les Vingt-Sept à un accord sur la lutte contre les changements climatiques avant la fin 2008.

A partir des propositions de la Commission, Paris doit soumettre à ses partenaires des mécanismes d’ajustement aux frontières. Objectif : éviter que l’industrie européenne soit pénalisée par les efforts qu’elle fournira pour lutter contre les changements climatiques.

Avant même de prendre la Présidence de l’UE, le Gouvernement a coopéré avec la Présidence slovène (du 1er janvier au 30 juin 2008), les autres États membres et le Parlement européen. La France a également mis en place avec le Danemark un groupe de travail franco-danois pour que les objectifs de la Présidence française en matière de lutte contre le réchauffement climatique soient coordonnés avec la conférence de Copenhague, en 2009.

"Nous avons un objectif. La conférence de 2009. Cette conférence doit gérer, organiser l’après-Kyoto. L’Europe doit venir unie en ayant décidé d’adopter le paquet énergie-climat, a insisté Nicolas Sarkozy, le 10 juillet, face au Parlement européen.

Prendre en compte le bilan "non-carboné"

Lors de son déplacement au Parlement européen de Strasbourg, le 19 février, en marge de la préparation de la Présidence française, le Premier ministre a déploré que "chaque pays européen négocie directement ses approvisionnements [ce qui] permet à certains fournisseurs d’être en position plus forte".

Par ailleurs, François Fillon a prévenu, à la suite du Conseil interministériel sur l’Europe du 5 février : "nous voulons obtenir que les objectifs qui sont assignés à chaque Etat membre en matière d’énergie renouvelable soient cohérents avec l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique".

Dans le contexte d’une hausse des coûts énergétiques et d’un besoin accru de sécurité en matière d’énergie, le Premier ministre a montré "qu’il faut tenir compte du bilan non carboné de chaque Etat". Soulignant les capacités françaises en termes de production d’énergie nucléaire, il s’est projeté sur "un objectif final qui est bien la diminution des émissions de carbone".

Le rapport remis au Premier ministre, le 21 avril, par Claude Mandil intégrait déjà des pistes pouvant conduire à des propositions françaises. Par exemple : un effort indispensable à fournir en matière d’économies d’énergie, la mise en place de mécanismes européens de réponse à des crises d’approvisionnement, une réflexion sur les investissements nécessaires en infrastructures énergétiques, ou un renouveau des relations énergétiques de l’Union européenne avec les pays fournisseurs.

 

Aller plus loin

-  L’article d’actualité relatif à la présentation par la Commission européenne du "paquet climat-énergie", sur ce site

-  La présentation du Comité interministériel sur l’Europe du 30 avril, sur ce site

-  Le dossier de presse "Énergie et changement climatique", sur le site Europa.ue

-  Le dossier d’actualité, sur le site vie-publique.fr


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