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Imprimer cette page 8-08-2008 10:09

La Présidence française de l’UE : intérêt général et protection des citoyens

La France a lancé le 13 juillet à Paris, le projet d’Union pour la Méditerranée. Objectif : renforcer la coopération entre l’Union et les pays du Maghreb et du Proche-Orient. Nicolas Sarkozy a déclaré à l’ouverture de cet évènement : "Nous en avions rêvé, l’Union pour la Méditerranée est maintenant une réalité".

Le projet consiste à insuffler "un nouvel élan" au processus de Barcelone sur les partenariats euro-méditerranéens, lancé en 1995. Les objectifs annoncés : la paix et la sécurité, des investissements en matière d’environnement, la création d’un mécanisme efficace de protection civile, la création d’autoroutes maritimes qui pourraient progressivement compléter le transport du fret sur des voies routières déjà saturées.

Une participation multi-acteurs

Une dizaine de pays du sud méditerranéen sont impliqués : l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, les territoires palestiniens, la Syrie, la Tunisie, rejoints depuis 2007 par la Mauritanie. La Libye a un rôle d’observateur.

Trois priorités sont développées : la participation de tous les pays européens, la coopération régionale et l’appel à des fonds privés. Cette coopération à grande échelle doit également permettre de pacifier la zone du Proche-Orient.

Une structure bipolaire partagée

La nouvelle Union est conjointement présidée par un pays du sud et un pays du nord de la Méditerranée. Pour son lancement, Nicolas Sarkozy coprésidait la rencontre avec son homologue égyptien Hosni Moubarak.

Les deux présidents sont assistés d’un secrétariat chargé du suivi des projets et de l’organisation. Son mode de fonctionnement se déroule selon deux phases. D’une part, il réunit, tous les deux ans, au cours d’un sommet, les 43 pays associés. D’autre part, un comité de représentants permanents de tous les pays membres, dont les décisions sont partagées, complète la structure.

Un financement euro-méditerranéen

Un programme de financement échelonné sur trois ans (2007 à 2010) de près de 3 milliards d’euros de fonds communautaires, gérés par la Commission européenne, est attribué aux dix états du Sud associés à l’UPM.

Pour la création d’entreprises, un fonds méditerranéen de codéveloppement des infrastructures favorisera les échanges public-privé. En effet, le budget de l’UE et celui des partenaires du projet participent en grande partie au financement global. Le secteur privé, par l’intermédiaire de différents projets régionaux et sous-régionaux concentre également une des principales ressources financière de l’ensemble du projet.

 

Aller plus loin

-  Le Sommet de Paris pour la Méditerranée, sur le site de le présidence française de l’Union Européenne
-  La déclaration commune du sommet de Paris pour la Méditerranée, sur le site de le présidence française de l’Union Européenne
-  La déclaration conjointe du président de la République avec Ehud Olmert, Premier ministre de l’Etat d’Israël et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne

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