Il y a aujourd’hui plus de 3 millions de travailleurs pauvres en France. On peut ainsi être au RMI, vouloir retravailler, reprendre une activité et perdre de l’argent. Des travaux ont montré qu’un allocataire du Revenu minimum d’insertion (RMI) perd de l’argent quand il reprend un emploi à quart temps et n’en gagne pas à mi-temps. On se trouve dans une situation où le prélèvement sur les revenus du travail des ménages les plus modestes peut aller parfois jusqu’à plus de 100 %.
La reprise d’une activité professionnelle ne se traduit donc pas toujours pour les ménages par un accroissement du revenu disponible.
La création d’un Revenu de solidarité active répond à trois objectifs :
1. Faire en sorte que quelle que soit la situation de départ, le produit de chaque heure travaillée puisse améliorer le revenu final de la famille en supprimant les effets de seuil.
2. Garantir, même pour une activité à temps partiel, lorsque les revenus du travail sont discontinus le long de l’année ou que la reprise d’activité correspond se réalise par le biais d’un contrat d’insertion, que les ressources globales permettent de franchir le seuil de pauvreté.
3. Simplifier radicalement le système des aides pour le rendre plus lisible pour les bénéficiaires, les revenus plus prévisibles pour les familles, les transferts plus faciles et à adapter pour les accompagnants sociaux.
Ces objectifs ont été défendus par la commission "Familles, vulnérabilité, pauvreté" en 2005 qui a associé, sous la présidence de Martin Hirsch, les partenaires sociaux, les représentants du mouvement familial, et les associations de solidarité.