Session de formation aux dispositifs de la politique de la villeDès sa prise de fonction, Patrick Karam a pu se rendre compte de l’absence des associations ultramarines du champ et des dispositifs de la politique de la ville, alors même que les Français de l’outre-mer résident fréquemment dans les quartiers sensibles, y connaissent les mêmes difficultés que les autres catégories de population, et y subissent les mêmes discriminations. Les associations d’outre-mer oeuvrent en matière culturelle ou mémorielle et nullement en matière sociale. Elles ne perçoivent quasiment aucune subvention en matière de politique de la ville. Toute l’action publique (des centaines de millions d’euros versées à des dizaines de milliers d’associations dans toute la France) en matière de lutte contre la drogue, de rattrapage scolaire (les élèves ultramarins en difficulté ne fréquentent pas les cours donnés dans les mairies), d’insertion, de logement d’urgence, d’alphabétisation... ne trouve aucun écho dans la communauté ultramarine. Quelqu’un en difficulté se tourne d’abord vers les associations ultramarines puis, en l’absence de réponse, vers les députés d’outre-mer qui ne sont pas des assistantes sociales. Avec l’ACSE la Délégation a préparé, pour Paris et la région parisienne, un programme de formation à la politique de la ville, un autre programme de formation à la lutte contre les discriminations, un troisième sur la professionnalisation des responsables associatifs. Les premières sessions se tiendront en janvier 2008. Une fois formées, les associations pourront prétendre à des subventions que Patrick Karam suivra personnellement. Il veillera ensuite à étendre le dispositif en province. Il s’agira d’une véritable révolution qui changera la vie des Ultramarins en apportant à leurs difficultés des réponses concrètes et sur le terrain. 12-03-2008
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Politique de la ville
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| Màj : 20/11/2008, 10:56